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Elliot

Elliot

Philologue. Acheteur retraité de la sidérurgie. Belge de nationalité, francophone par le hasard de la naissance et francophile par choix politique.
 
 
De Gauche et marxiste. 
" Une des grâces de la France qui en a tant, c'est qu'elle n'est pas seule mais entourée de plusieurs Frances. Elle siège au milieu de ses filles, la Wallonne, la Savoyarde... 
" La France mère a changé, ses filles ont peu changé. C'est chose touchante de revoir la mère toujours jeune en ses filles, d'y retrouver,en face de celle-ci, sérieuse et soucieuse de garder la vivacité, la gaieté, la grâce du cœur, tous ces charmants défauts dont nous nous corrigeons et que le monde aimait en nous avnat que nous fussions sages.
Il est juste de dire que la Meuse est française tant qu'elle peut. Elle tourne à Sedan, à Mézières comme pour s'éloigner du Luxembourg. Entraînée par sa pente, il lui faut bien couler aux Pays-Bas, se mêler, bon gré mal gré, d'eaux allemandes ; n'importe, elle est toujours française jusqu'à ce qu'elle ait porté sa grande Liège, dernière alluvion de la patrie. "
Jules Michelet 
Histoire de France 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2015
  • Modérateur depuis le 03/11/2015
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Derniers commentaires



  • Elliot Elliot 16 avril 2016 15:39

    @David Saforcada



    Je ne traite pas de l’Islam hors de France et de ces différentes déclinaisons dont la nature n’est pas de notre ressort.
    Ceux qui, ayant expérimenté les formes extrêmes ou extravagantes du délire islamiste, ont été libérés en sont pour la plupart dégoûtés à jamais.
    Sont-ils revenus à des formes plus apaisées de la foi ou s’en sont-ils éloignés dans leur tête est une question en suspens dont on n’aura les réponses que dans quelques années.
    J’évoque l’Islam en France qui est majoritairement ( enfin, je crois ) piloté du dehors, d’ Algérie, du Maroc, du Qatar, de l’Arabie saoudite,de Turquie, etc...
    Dans ce cas-là, l’ingérence dans le culte n’est pas de notre fait mais de l’état étranger qui finance et impulse le substrat doctrinal, créant ainsi d’ailleurs différents courants en compétition les uns avec les autres.
    Il n’y a aucune raison théologique pour que les Musulmans ne s’affranchissent pas des directives de leurs états d’origine ou des états qui financent leur lieu du culte, ce sont des puissances temporelles au même titre que la France où ils vivent et dont ils doivent respecter les lois, ce qui ne veut pas dire les us et coutumes quand ces derniers n’ont aucun sens pour eux.
    Mais ça ne sert à rien de vouloir négocier ou imposer quelque chose s’il n’y a pas cette solution de rechange que vous et moi appelons de nos vœux et que, comme sœur Anne, nous ne voyons pas venir dans le flot d’imprécations et de mises au ban. 


  • Elliot Elliot 16 avril 2016 13:15

     " Vivre sa religion en paix c’est admettre que la République prévaut sur le Coran ".

    Présenté ainsi, qui est en sorte mettre la loi des hommes ( par nature fluctuante ) au-dessus de celle révélée de Dieu, cela équivaut à nier la valeur transcendantale de la divinité et cela n’est acceptable par aucun croyant ( de quelque obédience fût-il ) sans se renier.

    Pour éviter que le croyant Ʌ soit écartelé entre loi divine et contingences humaines codifiées, il conviendrait en effet que toutes les religions soient mises sur un pied d’égalité et, par conséquent, que l’Islam soit arraché aux multiples pays qui en parasitent les textes et en parrainent l’exercice par défaut.

    Car on ne peut à la fois piailler pour un Islam républicain et ne pas se donner les moyens de le faire émerger : la séparation de l’église et de l’état n’empêche pas que certains lieux de culte catholique bénéficient, à juste titre d’ailleurs, de moyens financiers octroyés par l’état ou les collectivités locales dans le cadre de la gestion du patrimoine historique, sous l’alibi des aides aux associations.

     

    Il ne s’agit pas de multiplier ( en paroles le plus souvent ) les instruments de la nécessaire contrainte sans installer en parallèle les outils de libération : l’Islam est en plein questionnement même si les médias préfèrent s’attarder sur l’insolite comme les délires d’un pseudo imam de Brest – plus gourou que théologien – qui devrait sans doute être meilleur client de la psychiatrie que de l’attention des médias qui lui servent de caisse de résonance pour abuser les esprits faibles .

    Qu’on l’appelle concordat ou d’un autre vocable, la gestion de la deuxième religion de France mérite mieux que les hennissements de haine ou l’instrumentalisation politicienne de ce fameux voile : au nom de la libération de la femme, on en met objectivement des dizaines de milliers en quarantaine.

    La place de l’Islam - qui est là et restera là - justifie d’un débat serein où certains seraient bien réfléchir avant de s’exprimer : le brut de décoffrage n’a jamais été le parler vrai, il en est même l’antithèse, il obscurcit le débat au point de l’annihiler.



  • Elliot Elliot 15 avril 2016 21:22

    Vous ne marcherez pas.

    Grand bien vous fasse, vous échapperez ainsi au risque d’ampoules qui menacent ceux qui mènent une vie trop sédentaire mais vos arguments pour vous abstenir ne sont pas seulement spécieux mais particulièrement démagogiques.
    Ceux qui vont marcher n’ont pas moins de compassion pour les victimes que celle que vous vous croyez obligé d’étaler mais ils refusent un amalgame ravageur qui ne pourrait que précipiter de nouveaux drames.

    Je n’ai pas de doute que vous pourriez avec ce genre de prose vous attirer beaucoup de sympathie de la part de ceux qui sont dirigés par leurs préjugés obsessionnels mais le procédé me semble bas qui consiste à dénigrer ceux qui persistent à vouloir échapper au manichéisme primaire du « eux et nous ou pire eux contre nous ou nous contre eux «  



  • Elliot Elliot 15 avril 2016 17:01

    Hollande nous a emmené hier rue de la Faisanderie à la bonne Daube, ajoutant à la confusion des sentiments la confusion des idées que lui servait, il est vrai, sur un plat d’argent cet électeur du Front National obsédé par l’ « immigration massive » dont on ne savait plus très bien à la fin s’il reprochait aux réfugiés de Calais de ne pas réussir à passer au Royaume-Univ ou l’affront qu’ils faisaient à la France en lui mégotant l’honneur de s’y installer.

    Hollande tenta bien de persuader les sceptiques mais n’y mit pas ni la fureur qui eût pu ébranler des convictions ni la constance qui permet parfois de démontrer l’impossible. :

    Il eût eu pourtant l’occasion de sortir de cette volonté de consensus mou qui lui fit avaler sans haut-le-cœur les couleuvres de cette accorte cheffe d’entreprise qui montrait trop manifestement son intérêt pour l’abus ( qu’elle appelle dérégulation ) des emplois de stagiaires non-rémunérés ; on attendra quelqu’un d’autre pour mettre en pièces cette adepte des jobs gratuits.

    Bref ceux qui s’abstinrent de prêter l’oreille aux vaticinations apocalyptiques des uns et aux ratiocinations alambiquées du Président furent des mieux inspirés.

    N’écoutant que mon courage ou cette incapacité à m’arracher à la contemplation du nombril politique, je ne fus pas de ceux-là et en fus bien marri à la fin de ce pensum non que je me fisse des illusions mais enfin ...

    Attendue au tournant, Léa Salamé a été accrocheuse, d’aucuns diront vindicative, c’est apparemment un peu sa nature, et elle aurait été la bonne surprise de l’exercice si elle n’avait pas cédé à la tentation de remettre sur le métier ce débat qui n’en finit pas sur le voile dont on finira pas croire qu’il sert d’épouvantail aux moineaux pour les distraire d’un quotidien de brumes.



  • Elliot Elliot 12 avril 2016 11:58

    On pourrait dire la même chose des langues régionales et des patois dont certains ont pour ainsi dire disparu.

    Certains voient cette réalité comme un appauvrissement linguistique, d’autres comme le prix à payer.

    La IIIe république a lancé ses hussards noirs ( au masculin et au féminin ) pour alphabétiser la France et l’unifier linguistiquement, laissons-leur ce mérite immense d’avoir créé une nation au départ d’ethnies qui communiquaient peu ou mal.

    On se souvient que dans les tranchées de la Grande Guerre des poilus comprenaient à peine le français des officiers et avaient de la peine à communiquer entre eux même si la francisation de la communauté nationale était déjà bien engagée.

    Ce n’est pas d’hier non plus que la langue d’oïl a supplanté la langue d’oc, il n’était donc pas illogique qu’une certaine manière de parler en supplantât d’autres considérées comme d’expression populacière.

    Maintenant, je fais de fréquents séjours en Provence et je n’ai jamais vraiment remarqué que l’accent chantant y fût si majoritaire que vous le laissez entendre, surtout chez les jeunes et j’ai même cru remarquer, notamment sur les marchés, que certains marchands forcent un peu trop la note ( s’entend, celle de leur accent supposé ou réel ) pour faire couleur locale.

    Mais, sur le fond, vous avez raison, il n’y a aucune raison de contraindre le naturel ( quand ce naturel fleure bon l’ail, le thym et le romarin et reste audible à l’auditeur qui n’est pas que du crû mais peut être aussi de passage.

    Il y a par contre au Centre de la France ( et sans doute aussi ailleurs ) certains déroulés d’expression qui sont difficiles à saisir et que l’on imagine difficilement dans la bouche d’un journaliste ou d’un animateur de radio.

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