La viabilité et la quantité d’"énergie" extérieure qu’il faut apporter à un circuit cyclique dépend de son rendement. Le mouvement perpétuel n’existe pas. D’autant plus que si vous prônez le "développement" cela induit que le cycle grossit.
Je prône aussi le développement : n’imposons pas de limites à ce que l’Homme peut réaliser. Mais je reste sceptique quand à ce que notre planète seule peut encore nous fournir.
Donc, pour résumer, il y a deux solutions acceptables :
décroître jusqu’à un seuil où la planète suffit à nous fournir l’énergie extérieure à faire tourner le cycle économique (rien n’empêche alors d’optimiser son rendement pour obtenir un cycle le plus gros possible avec l’énergie disponible)
agrandir notre système, diminuer la pollution en réduisant la densité de l’impact de l’homme sur l’environnement : coloniser l’espace (et cette fois nous n’avons plus d’Amérique pour le faire : le prochain voyage sera plus long et difficile )
Ces deux solutions ne sont en rien exclusives l’une de l’autre.
Idoine, l’"égalité", par exemple, n’est pas un concept naturel...
Et pourtant...
Vous n’avez pas tort, dans votre post, mais le problème actuellement est peut-être que nous avons largement débordé des capacités de notre planète. La nature, en tant que grande pratiquante des lois physiques, va réguler tout cela et provoquer une décroissance. Le nombre de morts dépendra du gain de la boucle d’asservissement...
La décroissance soutenable est une solution pour ramener la population humaine sur la planète à des niveaux où les énergies renouvelables sont suffisantes pour subvenir à ses besoins. La nature le fera toute seule de toute façon. Mieux vaut que ces morts soient des morts de vieillesse que des morts de famines, guerres du pétrole et des ressources, maladies, inondations...
Une autre solution serait de passer le seuil de potentiel qui nous bloque sur la planète : ca risque de demander beaucoup d’effort, et l’espace ne fait plus rêver grand’monde (quand on pense qu’avec le budget annuel de publicité on pourrait construire 12 ascenseurs spatiaux...)
à 16-18 ans, qu’on m’ait interdit la vente d’alcool, fort, vin, ou simple bière, voyez-vous ça m’aurait profondément fait chier. Et aujourd’hui, quand je vois le résultat de ce manque d’interdiction, je ne suis pas spécialement mécontent. Et je suis plutôt fier de mes amis de lycée.
Que vous n’aimiez pas l’alcool est votre unique problème. Pas le mien. Laissez ceux que ça amuse s’amuser comme ils l’entendent.