Et j’ajouterais qu’il est extrêmement réducteur de ramener la sexualité humaine à sa seule dimension reproductive qui est de très loin la moins utilisée. Mon premier rapport sexuel reproductif à eu lieu il y a 25 ans et mon dernier il y a 22 ans, il ne m’a fallu qu’une vingtaine de rapports sexuels pour faire 2 enfants à mon épouse et donc des milliers d’autres n’ont pas eu ce but. Dans les faits, la quasi totalité des rapports sexuels des gens est motivée par : - la recherche du plaisir partagé (ou non) - l’équilibre personnel et/ou du couple
Ce n’est qu’exceptionnellement que le rapport sexuel est motivé par le désir d’enfant, de fait les gens font ce qu’il faut quand ils peuvent pour que ça n’arrive pas quand ils ne le souhaitent pas, c’est à dire presque tout le temps.
Ces deux motivations sont indépendantes du caractère hétérosexuel ou non du rapport, finalement les vraies différences sont que : - les homosexuels (et les couples hétérosexuels stériles) n’ont pas de problème pour éviter l’apparition de l’enfant et réciproquement. - les homosexuels (et les couples hétérosexuels stériles) ont un problème quand ils souhaitent avoir un enfant et réciproquement.
Il n’empêche que le refus de l’Etat par rapport à la reconnaissance du couple homosexuel est un refus de l’égalité en droit par rapport aux couples hétérosexuels. Ce n’est pas le cas de la laïcité qui ne reconnaît aucune religion, donc toutes les religions sont sur le même pied d’égalité en droit.
Je suis entièrement d’accord avec annie. La stigmatisation des homosexuels n’est jamais qu’un cas particulier de nuisance envers les personnes qu’on n’aime pas, or on ne l’accepte pas dans le cas général il n’y a donc pas de raison de faire une exception.
La normalité est l’état où les personnes se sentent bien dans leur peau sans éprouver le besoin de nuire aux autres.