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epapel

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51 ans marié 2 enfants
Un brin provocateur, je me fais un devoir de démonter les approximations et les erreurs.

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  • Premier article le 26/10/2010
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Derniers commentaires



  • epapel epapel 21 février 2012 13:05

    Dépendance de l’UE à l’égard des énergies non renouvelables en 2010 :
    - Uranium : 100%
    - Pétrole : 75 %
    - Charbon :50%
    - Gaz : 50%

    Projection pour 2030 (dépendance globale 80%) :
    - Uranium : 100%
    - Pétrole : 100 %
    - Charbon : 65%
    - Gaz : 100 %

    Si vous ne voyez pas qu’il y a un problème, c’est que vous êtes aveugle.



  • epapel epapel 21 février 2012 12:12

    Votre remarque sur la Chine et l’Inde est très intéressante car elle montre surtout que nous filons vers les limites des ressources énergétiques à très grande vitesse, quand ce point sera atteint la question ne sera plus de savoir si on doit ou pas limiter la consommation d’énergie mais plutôt comment s’en passer.

    Les preuves de tout ça :
    - la Chine importe déjà la moitié de sa consommation de pétrole et ne va pas tarder à importer du charbon pour augmenter ses capacités de production électriques (pic oil et pic charbon atteints en Chine), or les centrales récentes (la moitié du parc) ou seront construites sont là pour 40 ans, il sera donc impossible pour la Chine d’effectuer un quelconque transition énergétique
    - l’Inde importe les deux et va buter sur les mêmes problèmes que la Chine
    - la production mondiale de pétrole augmente très peu ce qui fait que les quantités disponibles à l’export stagnent car la consommation des pays exportateurs augmente, or la production européenne diminue actuellement de 10%/an, de fait la consommation y diminue chaque année à cause de la contrainte des capacités d’exportation mondiales.

    Vous avez raison sur la critique de la méthode de contribution incitative qui pénalise les plus fragiles tout en interdisant d’effectuer la moindre transition, mais vous avez tort quand à la nécessité de réduire les consommations surtout quand on a encore la possibilité de le faire par l’amélioration de l’efficacité énergétique. Car dans 10 ans nous en serons réduit à courir derrière la pénurie au lieu de la devancer.

    L’Europe est entrée dans l’ère de pénurie énergétique avant les autres car elle a épuisée la quasi totalité de ses ressources (En Europe les pics sont dépassés pour toutes les ressources d’énergies non renouvelables sauf le gaz de schistes) et qu’elle est donc en compétition frontale avec les autres pour s’approvisionner.
     



  • epapel epapel 20 février 2012 23:07

    Ainsi, pendant ces dernières décennies, les états ont beaucoup emprunté, pour soutenir la croissance et limiter le chômage, et les banques centrales ont fait monter les taux d’intérêts pour limiter l’inflation, favorisant par ce biais le financement des entreprises par l’action et non plus par l’emprunt bancaire. Ainsi s’explique la situation actuelle, à laquelle personne ne semble avoir de solution.

    C’est vrai pour l’emprunt sauf en ce qui concerne les taux d’intérêts, car nous n’aurions pas pu emprunter massivement si les taux réels avaient été élevés comme le démontre l’exemple de la Grèce entre avant (taux élevés) et après l’entrée dans la zone euro (taux plus bas jusqu’à la faillite). La vérité c’est que nous appliquons depuis 35 ans une mauvaise solution au problème de la baisse de la croissance qui est due en grande partie à la tertiairisation de nos économies c’est à dire le développement massif d’activités à faibles gains de productivités sans contrepartie de croissance ailleurs (doublement dans le PIB du secteur santé, retraite, aide à la personne : les vieux et les malades ne travaillent pas et ils sont de plus en plus nombreux).

    D’autre part plusieurs secteurs à fort gain de productivité (5%/an pour l’agriculture depuis 1950), n’ont pas apporté au final un surcroît de richesse car ils sont arrivés aux limites de ce qu’on peut consommer en interne (nourriture, automobile) et qu’on ne peut pas les exporter car trop chers à l’export.



  • epapel epapel 20 février 2012 22:46

    Les solutions théorisées par John Maynard Keynes après la crise de 1929, à savoir relance de la consommation par une intervention accrue de l’état dans l’économie en pratiquant notamment des politiques de grands travaux, deviennent caduques car elles sont créatrices d’inflation. Alors l’objectif majeur des banques centrales devient la limitation de l’inflation. Hors à l’heure actuelle, ces solutions restent les seules connues pour se sortir d’un contexte de crise économique, et les plans de rigueure budgétaire empêchent purement et simplement l’application de ces politiques, qui nécessitent des emprunts importants de l’état.

    En 1929, cela avait un sens car la consommation et la production avaient chuté de 50% aux USA et de 30% dans le reste des pays développés, le but était de revenir au niveau antérieur en relaçant une machine cassée.

    Mais rien de tel n’est arrivé en Europe depuis 35 ans ni même en 2008-2011, au contraire en France la consommation n’a quasiment jamais cessé d’augmenter, alors comment pouvez-vous espérer relancer ce qui ne s’est jamais ralenti et réparer ce qui n’a pas été cassé ?

    Le problème actuellement, ce n’est pas la consommation mais la production : nous sommes incapables de produire les choses au prix que nous pouvons les acheter du coup nous les importons d’où les délocalisations et le chômage. Dans ce contexte la relance de la consommation consiste à augmenter le pouvoir d’achat et donc les coûts de production ce qui ne changerait rien mis à part l’accélération des délocalisations et l’aggravation du déficit commercial.

    Pour relancer la production, il n’y a que deux solutions :
    1) abaisser les coûts de production en baissant les charges et/où les salaires
    2) mettre des taxes où des quotas à l’importation

    Les deux ont pour conséquence une diminution du niveau de vie du fait que le pouvoir d’achat pour les produits importés diminue ou qu’on est obligé d’acheter plus cher en France. Mais seul le premier est applicable dans le contexte européen et mondial actuel libre-échangiste.




  • epapel epapel 20 février 2012 22:27

    J’en arrive alors au coeur du sujet : il nous faut revenir à l’équilibre budgétaire pour nous donner les moyens de lutter contre le chômage massif (qui est aujourd’hui en france, ai-je besoin de le rappeler, proche de 10% de la population active)

    C’est en partie la lutte contre le chômage au travers des réductions de charges et des niches fiscales (50 milliards annuels) qui ont aggravé voire crée les déficits. Alors comment faites vous pour maintenir ces subventions sans réduire les autres dépenses de l’État et sans augmenter la dette ?

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