Au sujet des monopoles, c’était une façon de dire qu’il n’y a qu’un seul cas où le monopole d’Etat est justifié et nécessaire : concurrence privée impossible à mettre en œuvre quand il ne peut y avoir qu’un seul acteur à un moment donné en un lieu donné (ex : autoroutes, distribution de l’eau) ou service non proposé par le privé (ex : un bonne partie des services de santé, tout ce qui relève de la solidarité)
Dans le cas où la concurrence est impossible à mettre en place (monopole de fait, entente) mais que plusieurs acteurs peuvent cohabiter, alors l’Etat doit se poser en alternative.
Dans le cas où la concurrence existe véritablement, l’Etat n’a pas à se poser en producteur de biens et services. En revanche il peut et doit contribuer à l’activité économique en prenant des participations notamment dans les secteurs stratégiques et en stimulant le développement des secteurs d’avenir quand le privé fait défaut.
Je me permettrai seulement d’apporter un complément s’agissant de la politique de l’offre ou de la demande, selon moi ce qui est inepte c’est de faire : - une politique d’offre quand il n’y a pas de demande c’est à dire pas de besoin - une politique de demande toujours sur des besoins quand il n’y a pas d’offre
Par exemple stimuler l’offre de logement là où il en manque et au profit
de ceux qui ont besoin et non pas laisser le marché aller là où il y a
le plus de profit à faire.
Le bon sens commande de faire le contraire.
Et s’agissant de l’activité de production, rien n’est pire qu’un monopole d’Etat mis à part un monopole ou une entente privée (eaux, autoroutes,...) ce qui devrait guider les décisions de privatisation.