En fait tout traitement des relations humaines dans une société relève de ce qu’on peut appeler une idéologie (logique des idées). La différence c’est que ces logiques sont parfois exprimées par un discours politique structuré par un mouvement politique, mais parfois ces logiques passent par la culture, les mentalités, sans être explicitées clairement mais ayant par contre une action concrète dans la réalité par les agissements, les paroles des personnes. Alors que par exemple un discours idéologique politique peut rester uniquement théorique si le parti qui soutient cette idéologie n’est pas au pouvoir.
Par exemple en France un patron propriétaire d’appartements qui votant pour un parti de gouvernement, bien propre sur lui, peu avoir des aprioris racistes, et discriminer des noirs ou des arabes à l’embauche et leur refuser la location de logements, alors qu’un petit raciste isolé qui adhèrerait à un mouvement avec de grands discours racistes, mais qui personnellement n’aurait aucun moyen d’imprimer une marque raciste dans la société, génèrera moins de racisme dans la société que le premier, sauf peut être quelques insultes ici ou là, alors que le premier participe plus à la racialisation de la société par les discriminations qu’il crée, alors que le deuxième passe au mieux pour un crétin.
Donc apparemment au nord de l’Afrique le racisme anti-noirs n’a pas besoin d’un parti politique pour s’exprimer et être effectif dans certains pays, ou du moins dans certains secteurs de la société de ces pays. Le racisme existe dans ces pays et il est dénoncé apparemment par des gens qui en sont victime.
Donc le fait qu’il n’y ait pas de parti officiel qui supporte le racisme « anti-blancs », encore que les indigènes ou la tribu K par exemple pourraient faire des candidats, que la mentalité raciste contre les français de type européens n’existe pas.
C’est comme le sexisme, ce n’est pas parce que les lois sont devenus antisexistes, que tous les partis médiatisés, même le FN, se disent pour l’égalité homme femme, que le sexisme n’existe plus, qu’ils n’y a plus de femmes discriminées ou opprimées. Parce que le sexisme existe encore dans les têtes de certains qui adhèrent aux principes idéologiques sexistes.
En fait la situation économique, sociale, culturelle de certaines personnes de groupes minoritaires, des gens qui se sentent exclus par la population majoritaire, qui voient leur avenir bouché , favorise chez ces gens là l’émergence d’une pensée de type raciste, qui reste du racisme même si ce n’est pas l’expression d’un mouvement politique précis, et ne colle pas tout à fait au schéma des partis racistes officiels. Sur le fond il n’y a aucune différence. Alors que toi tu vois les choses uniquement sur la forme.
Justement les mots ont un sens, et le mot s’applique aussi à ces gens qui expriment un rejet vis à vis des français d’origine européenne ( qui parfois ne sont pas forcément plus blancs qu’eux, pour les maghrébins ). La différence, c’est une question de moyens et de rapports de force « communautaires ».
C’est comme en amérique, black power est aussi raciste que white power, ce qui les différencie peut se résumer dans les moyens et les rapports de force.
C’est vrai que les privatisations des voies ferrées ont été un grand succès. Un bon exemple du côté purement dogmatique et irrationnel que le marché fait mieux que le public. La sécurité à Londres en est un autre. Quand à la santé dans les mains du privé uniquement, c’est une idée criminelle qui montre la vision dogmatique et inhumaine des partisans des privatisations. Un pays est moins bien soigné si la santé est privatisée.
tu confond deux principes l’antireligion avec l’anticléricalisme. Ce que tu décris c’est l’anticléricalisme, c’est à dire le fait de garder les religieux chez eux dans leurs lieux de culte, et non dans les lieux de pouvoir politique. « l’église chez elle, l’état chez lui »
Mais s’il n’y a pas ces obligations c’est justement grâce au combat pour la laïcité.... C’est parce que certains veulent remettre en cause toutes ces liberté vis à vis d’une religion ou une autre, que le combat de la laïcité est revenu sur le devant de la scène. Quand les religieux se tenaient tranquille, il n’y avait pratiquement pas de question de laïcité, sauf l’histoire de l’école.