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Eve

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Derniers commentaires



  • Eve 18 avril 2008 14:59

    Bayrou n’a pas fait ce que vous vouliez donc il est mort. C’est noté.



  • Eve 17 avril 2008 14:34

    Comment peut-on parler d’échec de Bayrou quand on constate le poids qu’il a pesé dans la perte de 50 sièges de l’ump (législatives), dans les municipales ? Avec ces 50 sièges, l’ump pourrait sabrer dans tout et le PS prolongerait de cinq ans sa mort cérébrale (déjà qu’on l’entend à peine malgré le nombre de grosses têtes).

    Que le MoDem n’y trouve pas des sièges (c’est le système qui le veut et que ni PS ni UMP n’a envie de réellement changer parce qu’ils ont tout à perdre) c’est un fait mais cela n’a rien à voir, un militant ne s’exprime pas dans une assemblée cadenassée par un seul parti sauf si c’est le sien. La politique ce n’est pas qu’obtenir un siège et dormir devant la caméra de l’assemblée quand bien même les experts du genre seraient nombreux, d’ailleurs pourquoi se priveraient-ils puisque leurs électeurs les re-plébiscitent quasi à vie ?

    Et c’est un risque que Bayrou a pris en toute connaissance de cause qu’il assume là où d’autres n’assument rien d’autre que leurs arrières après retournement de veste si nécessaire et cela va toujours dans un seuls sens : vers ceux qui les attribuent.

    C’est tellement simple, tellement évident, qu’il faut être de mauvaise foi ou à côté de la plaque pour ne pas le voir.

    Un autre forum vient de s’ouvrir sur Bayrou : ce n’est qu’une ressucée de précédents. Chacun va y remettre son petit laïus avec les déjà-déçus, inconstants changeant de chapelle à chaque élection, se donnant un droit de parole qu’ils ne prendraient pas au MoDem ; de l’autre côté, les abonnés à vie (pour gagner du temps sur la réflexion, ce qui n’interdit pas de poster toujours les mêmes âneries dont la plus courante, binaire, est pour rappel "c’est toi qui as tout faux"), confondant politique et loterie : une chance sur deux de gagner qu’il soit ump, ps, ou un de leurs satellites. Le perdant gagne le droit de geindre cinq ans, le gagnant gagne le droit de faire semblant d’être heureux pendant cinq ans, mais près de 50% d’électeurs sur le carreau pendant ce temps. Passionnant. UMP et PS s’en foutent : ils ont leurs fins de mois assurées aussi longtemps que le bipartisme existera et que leurs satellites le resteront. Mais ça change quoi dans la situation actuelle : le pouvoir d’achat, l’économie, le social ? Rien de rien. Et pour cinq ans sauf si on descend dans la rue. Faudra bien y arriver, tôt ou tard mais ce ne sera pas avec le PS qui se contentera de récupérer.

    Deux clans principaux qui ont tout intérêt personnellement à ce que rien ne change, se rejetant continuellement la faute alors que de toute évidence, l’un et l’autre ont le même intérêt : garder le monopole. Un troisième parti indépendant, dans une proportionnelle, les obligerait à discuter. Pour rappel : une réelle démocratie veut que chaque élu vote aux assemblées en fonction du mandat que lui ont conféré ses électeurs pas d’une pseudo-discipline de parti. Aussi longtemps que l’électeur ne l’aura pas compris, rien ne changera. On n’a que ce qu’on mérite dirait ce cher président, et il s’en rend compte jour après jour, son pouvoir de séduction au sein même de son parti branle. Franchement quelle situation envier ? Sarkozy ? Bayrou ? X au PS ? Tout dépend de vos désirs  : bling-bling-moi-je ; tenter de changer l’immobilisme ; X. Mais aussi dormir ; geindre etc.



  • Eve 16 avril 2008 17:03

    ça c’est le discours de celui qui ne s’engage pas, sauf à décréter "tous pourris" ou dans un autre registre "aucun ne me convient" vous savez comme quand vous faites les boutiques, dans ce cas, il faut vous mettre à la couture ou passer dans le sur-mesure mais à vos seuls frais. Le monde hélas ne tourne pas autour de vous.

    Vous avez deux solutions :

    - vous porter candidat. en politique,

    - économiser votre temps dans les débats politiques (cela en fera gagner au lecteur).



  • Eve 16 avril 2008 13:55

    Emile Jalley (2006) "Wallon et Piaget" (souligné et gras par moi) :

    Pg 207 :

    Wallon (1945) a décrit, chez l’enfant de 2 à 9 ans, un mode primitif de fonctionnement intellectuel qu’il a qualifié comme pensée binaire, ou encore pensée par couples.

    Ces couples consistent en paires de représentations associées selon des types variés de rapport, en particulier d’équivalence, et aussi de contraste. Le couple est la molécule initiale de la pensée. Il consiste dans l’intuition d’une dualité, mais encore posée dans l’unité. Il procède aussi bien de l’assimiliation que de l’opposition. Le rapport différentiel entre les deux membres du couple est dynamique. (...)

    Dans sa perspective propre, Piaget (1968) a également décrit, au cours de la période préopératoire du développement intellectuel, de 5 ans et demi à 7 ans environ, un mode de structuration binaire propre à la pensée enfantine, qu’il a appelé fonction constituante (...)

    Pg 208 :

    D’après Wallon, la pensée par couple caractérise non seulement la pensée enfantine, mais encore toutes les formes régressives et archaïques de pensée. Malgré la dynamique interne qui s’établit entre les deux pôles, le couple fonctionne à l’origine comme une sorte de monade sémantique fermée sur soi. A partir d’un certain âge, dès 7 ou 8 ans, l’insertion d’un troisième terme intermédiaire disjoint les deux pôles du couple et introduit la pensée de relation. Wallon appelle "série" cette nouvelle formule cognitive qui provoque le "dépassement du couple"

    Pas de quoi être fier, isn’t it ?

    Un deuxième point (il y en a d’autres évidemment mais ce serait plus long) : à partir de "l’instinct de conservation" autrement dit de survie qui consiste plus ou moins inconsciemment (c’est pratique et de confort) à préserver en l’état une situation insatisfaisante mais plus rassurante que l’incertitude du lendemain nécessitant de réfléchir maintenant (tous les prétextes sont bons pour ne pas le faire), de prendre des décisions (difficile pour deux voire trois générations de cocoonés). Exit l’instinct social et donc le souci de l’autre malgré toute l’utilisation qu’en font nos politiques au travers de leur médiatico-empathie que toute personne un peu soucieuse d’objectivité débusquera : faire monter la peur, l’angoisse et donc toujours plus l’instinct de conservation, de repli sur soi. Tout cela largement décrit en psychologie et en philosophie sauf chez les squatteurs de plateaux de teve-radio : entre gens consensuels se croisant tant sur ces plateaux que dans les dîners mondains, il est plutôt de mise de s’inter-congratuler sur leur dernier produit à fourguer au peuple. Idem pour bon nombre de représentants de la presse.

    Toute "bête" politique sait instinctivement elle aussi jusqu’où elle peut tirer sur la corde, du moins si elle n’est pas elle-même "entamée" psychologiquement, ce qui n’est pas gagné avec nos élus très instinctivement attachés à leur soupe personnelle : nous avons quelques exemples d’élus au plus haut niveau. Le citoyen s’est berné* en imaginant qu’il ne serait pas concerné tôt ou tard par les discours binaires servis sans relâche, ce n’est pas faute pourtant d’avoir tous au moins une expérience dans notre quotidien avec un vendeur de camelote.

    * Il est toujours utile de rappeler à quel point le langage politique s’appauvrit (plusieurs bouquins sortis récemment) au travers de slogans pouvant être compris dans n’importe quel sens ; l’acheteur (par son vote) de slogan libère les passions de "l’âme humaine" (décrites depuis des siècles), les siennes, que je résume de la manière binaire par laquelle elle se traduit très régulièrement (on en trouve à tous les coins de forums) : "chouette, je vais y trouver mon compte" ou "chouette, terminons-en avec vos privilèges". 

    Je ne peux que renvoyer une fois de plus à La Boétie et la servitude volontaire...

    Le bipartisme n’arrange rien sauf pour ceux qui n’ont aucun vision de l’avenir, ceux qui disent "je suis le bien, eux sont le mal" (c’est donc bien du binaire) et ne voient aucun inconvénient aussi longtemps qu’ils sont au pouvoir à ce qu’une bonne part des électeurs votent par défaut ou s’abstiennent. Ce qui me ramène à mon point de départ.

    Une remarque quand même : dans nos démocraties, la "droite" est de plus en droite, faudra-t-il que la "gauche" se radicalise aussi ? Deux extrémistes qui s’opposent, ça donne quoi ? Soit une entente cordiale pour mater l’entre-deux car soyons réalistes : les procédés peuvent être les différents mais les résultats sont les mêmes, soit c’est l’entre-deux qui met tout ce petit monde au pas, c’est plus long, plus difficile puisqu’il ne s’agit pas de tomber dans les mêmes travers mais possible : plusieurs démocraties voisines le démontrent. UMP et PS ont tout intérêt à ne pas le voir.



  • Eve 16 avril 2008 12:00

    C’est fou ce que la propagande élyséenne a pu se détériorer en si peu de temps. Donc oui : Roselyne servit de ballon. Si ça l’amuse... Sarkozy-Hypermenteur va pouvoir à nouveau sauver la France de la ’com de ses super-ministres soigneusement sélectionnés par Him-self. Une prochaine vague de ministres s’annonce : les hyper-ministres. Si j’ai bien compris Paillé, deux mangeurs de soupe non-sectaires bientôt propulsés au firmament de la desastre-ministre-reality qu’on peut voir tous les jours à la teve. L’ump s’ébroue dans la mangeoire : enfin une lueur d’espoir pour les recalés mais y a de la concurrence, va falloir se distinguer.

    Roselyne, qui est notre amie, nous explique que personne ne la comprend, snif (Dati va-t-elle nous pondre une loi contre cette nouvelle délinquance qu’est le fauchage de ministres ? Suspens) . Logique. Je vous explique : comment comprendre Roselyne quand le ministre de l’Education Nationale lui-aussi-sinon plus-sur-diplômé-pochette-surprise ne connaît pas le passé antérieur, pas plus que la règle de trois (seul calcul connu des ministres les plus zémérites, appliqué à la RGPP, c’est vous dire) ?

    Soyons pragmatico-modernes et sollicitons Lerma-Hih-et-quelques-Co pour nous donner des cours accélérés de compréhension de texte ; ils obtiennent régulièrement de très mauvaises notes des nombreux cancres agoravoxiens, signe indiscutable de grande carrière poilitique (j’ai laissé le i, j’aime bien mes lapsus).

    Nouveau slogan : Allons de l’avant... En arrière toute ! 

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