• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Fergus

Fergus

Autodidacte retraité au terme d'une carrière qui m'a vu exercer des métiers très différents allant d'informaticien à responsable de formation, je vis à Dinan (Côtes d'Armor). Depuis toujours, je suis un observateur (et de temps à autre un modeste acteur) de la vie politique et sociale de mon pays. Je n'ai toutefois jamais appartenu à une quelconque chapelle politique ou syndicale, préférant le rôle d'électron libre. Ancien membre d'Amnesty International. Sur le plan sportif, j'ai encadré durant de longues années des jeunes footballeurs en région parisienne. Grand amateur de randonnée pédestre, et occasionnellement de ski (fond et alpin), j'ai également pratiqué le football durant... 32 ans au poste de gardien de but. J'aime la lecture et j'écoute chaque jour au moins une heure de musique, avec une prédilection pour le classique. Peintre amateur occasionnel, j'ai moi-même réalisé mon avatar.

Tableau de bord

  • Premier article le 31/07/2008
  • Modérateur depuis le 22/11/2008
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 1059 65722 101485
1 mois 4 145 169
5 jours 0 8 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 3568 2805 763
1 mois 9 9 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Fergus fergus 14 décembre 2007 15:51

    ACT écrit : « Dans la procédure judiciaire pénale, la charge de cette preuve incombe uniquement à l’accusation. En l’occurrence, l’absence d’alibi de de Colonna que vous évoquez n’est pas une preuve, ni même sa fuite. Ce ne sont que des présomptions qui, si elles peuvent servir à interpeller et incarcérer préventivement un individu, ne sont pas suffisantes pour le condamner. Et selon l’esprit de la loi (il vaut mieux un coupable en liberté plutôt qu’un innocent en prison) consigné dans les principes généraux du droit, le doute bénéficie à l’accusé. »

    Je souscris totalement à ces propos. Et j’ajoute que la justice en France est pour le moins paradoxale : si, dans l’écrasante majorité des cas, le doute profite effectivement à l’accusé dans les affaires de délits relevant de la correctionnelle, ce principe, qui devrait pourtant être intangible, s’efface trop souvent lors des procès d’assises derrière les fameux (et parfois fumeux) « faisceau de présomptions » et autre « intime conviction » alors que les accusés dans leur box risquent de très longues peines de réclusion criminelle.

    Et que dire des manipulations qui peuvent s’exercer, de façon volontaire ou non, sur des jurés souvent influençables, par le président du tribunal, fort de sa propre conviction et abusant de son autorité et de sa dialectique, avec la complicité d’assesseurs muets parce hiérarchiquement subordonnés au porteau d’hermine (je connais, j’ai vécu cela de l’intérieur) ?

    Et que dire d’une cour d’assises spéciale (avatar de la sulfureuse haute cour) composée de seuls magistrats professionnels quand on sait à quel point ces derniers sont soumis à des pressions politiques par la Chancellerie et le pouvoir politique central ?

    Je ne sais pas si Yvan Colonna est coupable ou pas et s’il mérite une condamnation, mais, allez savoir pourquoi, j’éprouve de sérieux doutes sur l’intégrité du jugement. Et je continue à croire, contre vents et marées, que le doute doit effectivement proposer à l’accusé, quel qu’il soit et quel que soit le crime qui lui est imputé !



  • Fergus fergus 10 décembre 2007 11:20

    En complément à cet excellent article, je vous livre les réflexions que la venue de Khadafi m’a inspirées sur un autre blog :

    Il se trouve qu’à droite de très nombreux parlementaires, éditorialistes et intellectuels (y compris des membres du gouvernement) désapprouvent cette initiative de la diplomatie à la sauce sarkozyenne, basée sur un postulat simple : faire du fric avec tout le monde, au mépris total des droits de l’homme, fut-ce avec des partenaires aux mains sanglantes.

    Car Khadafi n’est pas n’importe quel acheteur, et si l’Elysée fait mine de croire qu’il a changé, il suffit de prêter l’oreille aux propos qu’il a tenus à Lisbonne sur la justification du terrorisme pour se persuader que c’est faux. La réalité, confirmée par des personnalités de droite comme Jean Lacouture hier sur l’antenne d’Europe 1 : Khadafi n’a libéré les infirmières et consenti à quelques contrats commerciaux juteux pour notre pays qu’en échange de cette visite en France destinée à lui redonner sur le plan international une certaine honorabilité. Une honorabilité cautionnée par un vieux pays démocratique père de la « Déclaration universelle des droits de l’homme » ! D’autant plus que cette visite est, avec un cynisme indigne, organisée en concomitance avec... la Journée mondiale des droits de l’homme. On appréciera le symbole à sa juste mesure !

    Ce faisant, Sarkozy bafoue sans vergogne les valeurs de notre pays. Ce que dénonce aujourd’hui même avec violence Rama Yade qui n’hésite pas à parler, à propos de la France, de « paillasson » sur lequel Khadafi s’essuie les pieds !

    Pour finir, une question aux admirateurs inconditionnels de Sarkozy : vous êtes maire d’une petite ville et commerçant. L’un de vos clients potentiels a fait sauter un avion il y a quelques années avant d’enlever, de séquestrer, de violer, de torturer quelques innocents. Iriez-vous, au risque de vous vautrer dans la pire prostitution, faire des affaires avec cet individu lorsqu’il vous dit : « Je libère mes otages en échange de quoi je t’achète une partie de ton stock et tu me reçois en grandes pompes à la mairie ? »



  • Fergus fergus 7 décembre 2007 17:28

    Excellent article auquel j’adhère presque totalement. Cela dit, vous terminez en écrivant : « Ce projet ne met évidemment pas en péril notre démocratie ». Pas si sûr. S’il n’y a pas de péril dans l’immédiat, le risque d’une spirale médico-sécuritaire sera enclenché car rien n’empêchera un pouvoir autoritaire d’étendre toujours plus le champ de son texte avec ou sans la complicité des parlementaires. Il est toujours salutaire de relire « Matin brun » !



  • Fergus fergus 6 décembre 2007 17:40

    Entièrement d’accord avec ceux qui pensent que Laporte veut avant tout exister. Cela dit, si je suis très attaché à la liberté de chacun, je n’en pense pas moins que nombre de jeunes manquent de repères citoyens.

    Ce SCO, qu’il m’est déjà arrivé de défendre en d’autres occasions, permettrait de faire un état des lieux sinon exhaustif, du moins très complet de la réalité sociale d’une tranche d’âge dont de nombreuses études nous montrent qu’elle souffre de carences bien réelles. Notamment sur le plan civique. Dans notre pays, chacun peut s’exprimer dans les urnes, mais de nombreux Français n’ont qu’une connaissance beaucoup trop sommaire, et parfois totalement erronée, du fonctionnement de notre pays, de ses équilibres économiques et du rôle de ses institutions. Ce rassemblement pourrait contribuer à corriger à la source ces carences, précisément au moment où ces jeunes sont appelés à devenir majeurs sur le plan politique.

    Le SCO pourrait également avoir, comme l’on souligné certains blogueurs, un rôle essentiel sur le plan de la tolérance et du respect de l’autre en mettant en contact des populations dont les routes n’ont aucune chance de se croiser.

    Il pourrait enfin, en imergeant ces jeunes au sein d’associations sérieuses, leur faire mieux comprendre la réalité du terrain et des enjeux de cohésion sociale dont notre pays a plus que jamais besoin face aux agressions d’un libéralisme sauvage et cynique. Je crains, hélas ! que cette vision ne soit pas celle de Laporte.



  • Fergus fergus 3 décembre 2007 15:06

    Très bel hommage en effet. Mais si je comprends l’émotion de l’auteur, je suis stupéfait de constater que certains internautes placent cet évènement, certes monstrueux, sur le même plan que les émeutes de Villiers. D’un côté un fait divers individuel tragique, de l’autre l’expression d’une dérive sociétale paroxisée qui prend ses sources dans la longue déliquescence de banlieues que l’incurie des gouvernements successifs a plongées dans le non-droit, la délinquance brutale et une forme de suicide collectif.

    Juré d’assises, j’ai été très longtemps hanté par une sordide affaire de viol avec violences qui a laissé l’une des victimes littéralement détruite. Je n’en fais pas moins la part des choses entre ce qui reste un fait-divers, aussi monstrueux soit-il, et des émeutes. Du reste, j’ai bien connu une jeune femme qui, comme la victime, était catholique, brillamment diplômée, pianiste et sportive émérite, et elle aussi promise à un bel avenir. Elle est morte à 27 ans, emportée par une leucémie. Tragique, là aussi.

    La maladie et les violeurs existent depuis que le monde est monde. Alors oui, tâchons de trouver des solutions, si possible les moins inhumaines possibles, pour limiter les risques de récidive de la part des malades et des pervers, mais de grâce, ne mélangeons pas tout et sachons hiérarchiser l’importance des problèmes posés à notre société.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv



https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/
https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/
https://simseam.ft.uns.ac.id/https://sipil.ft.uns.ac.id/slot gacorhttps://aku.ac.id/https://jpl.staiku.ac.id/https://jist.publikasiindonesia.id/slot gacorhttps://akperstg.ac.id/https://fisip.uisu.ac.id/https://web.pn-sidrap.go.id/
https://hormon-osteoporosezentrum.de/judi bolahttps://saopaulodeolivenca.am.gov.br/slot gacor