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Fergus

Fergus

Autodidacte retraité au terme d'une carrière qui m'a vu exercer des métiers très différents allant d'informaticien à responsable de formation, je vis à Dinan (Côtes d'Armor). Depuis toujours, je suis un observateur (et de temps à autre un modeste acteur) de la vie politique et sociale de mon pays. Je n'ai toutefois jamais appartenu à une quelconque chapelle politique ou syndicale, préférant le rôle d'électron libre. Ancien membre d'Amnesty International. Sur le plan sportif, j'ai encadré durant de longues années des jeunes footballeurs en région parisienne. Grand amateur de randonnée pédestre, et occasionnellement de ski (fond et alpin), j'ai également pratiqué le football durant... 32 ans au poste de gardien de but. J'aime la lecture et j'écoute chaque jour au moins une heure de musique, avec une prédilection pour le classique. Peintre amateur occasionnel, j'ai moi-même réalisé mon avatar.

Tableau de bord

  • Premier article le 31/07/2008
  • Modérateur depuis le 22/11/2008
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Fergus fergus 13 mai 2008 10:42

    Personnellement, je fais également partie de ces "nuls en maths", ou plus exactement des nuls en algèbre. C’est malheureusement ainsi : j’ai toujours eu une aversion pour cette matière, probablement par manque d’explications dans ma prime jeunesse sur les vertus applicatives de ce type de connaissances, à ne pas confondre avec l’arithmétique dont les aspcts pratiques m’ont sauté aux yeux et à l’esprit dès les bancs du cours élémentaire, ne serait-ce que pour commercer dans les cours d’école.

    De là à établir une comparaison discutable avec les disciplines littéraires, il y a un pas audacieux et pour tout dire choquant. Car si les maths appliquées sont nécessaires dans la recherche ou l’ingénierie, elles sont, il faut bien le reconnaître, de fort peu d’utilité dans la compréhension des hommes et de leurs comportements, à l’inverse des sciences humaines qui permettent à des esprits en construction d’aborder les rappports à l’autre et de leur apporter un éclairage sociologique sur le monde qui nous entoure.

    C’est du moins la conclusion à laquelle je suis parvenu au terme d’une carrière variée en terme de métiers et commencée, par nécessité, dès la fin de ma seconde. Cela dit, entendez moi bien : je n’ai aucune réserve contre l’enseignement des maths. Bien au contraire, il me semble un des piliers essentiels du tronc commun des connaissances qui doivent êtres dispensées à nos jeunes en vue notamment de jeter les bases de cursus longs. Mais je crois sincèrement qu’il faut non seulement préserver, mais amplifier, et cela le plus tôt possible, les disciplines de sciences humaines susceptibles de leur donner les clés du monde dans lequel il vont vivre, loin, très loin des disciplines scientifiques pour l’écrasante majorité.



  • Fergus fergus 12 mai 2008 17:50

    N’empêche qu’on n’a pas fait tant de bruit lors de la disparition de ce géant de la chanson ch’ti qu’a été Raoul de Godewarsvelde. Et c’est bien injuste !

     



  • Fergus fergus 12 mai 2008 09:20

    Là encore, vous avez globalement raison, et au cours de ma carrière de footballeur et de dirigeant de club, il m’est arrivé en de nombreuses occasions d’arbitrer des matches, suffisamment pour savoir ce que ressent l’arbitre et la manière dont il est amené à réagir dans un délai par nature très court. Cela étant, mon expérience est purement celle d’un amateur.

    Le fonctionnement des arbitres professionnels est très différent de celui des arbitres lambda qui officient chaque semaine sur les multiples terrains. C’est ainsi que les conditions d’accueil par les clubs recevants, parfois très luxueuses voire disproportionnées, ont pu, en différentes occasions, amener chez certains un désir de "renvoyer l’ascenseur", je pense notamment à ces mises à dispositions de "dames" complaisantes dont on a pu, ici et là, connaître des exemples. Je pense également à ces résultats bizarres enregistrés en divers lieux, sans que l’on ait pu parler de matches achetés, en faveur d’équipes à gros potentiel et susceptibles de générer d’importantes retombées financières pour les autorités organisatrices ou les médias partenaires. 

    Cela étant, je reste persuadé que les cas litigieux sont heureusement assez rares. Mais également persuadé qu’ils existent. Tout simplement parce que la pression sur certains terrains est trop forte pour ne pas risquer d’influencer l’arbitre. Ou parce qu’inconsiemment, celui-ci voudra rendre service à ses employeurs en contribuant, dans la mesure du possible, au maintien dans l’élite d’une équipe à gros public ou à juteux contrats télé. Et point n’est besoin de siffler des pénalties plus ou moins imaginaires. Le simple usage à bon ou mauvais escient de ce que l’on nomme la règle de l’avantage suffit le plus souvent à fausser un résultat. En sifflant par exemple un coup franc en faveur d’un joueur qui résiste au tacle d’un défenseur pour filer seul au but...

     



  • Fergus fergus 11 mai 2008 09:28

    Vous avez globalement raison. Cela dit, une équipe, que ce soit à un niveau national, régional ou chez les jeunes, est (à juste titre le plus souvent), réputée plus forte que ses concurrentes lorsqu’elle est composée majoritairement de joueurs évoluant en sélection. Et certains clubs sont de spécialistes dans ce type de recrutement. Personnellement, j’ai connu des équipes de jeunes composées presqu’exclusivement de sélectionnés régionaux. Or ces formations, capables de flamboyance et, sur un match, de laminer n’importe quel adversaire plus laborieux et abonné à des victoires nettement plus étriquées, décrochaient rarement le titre, devancées par des équipes dont les éléments étaient à l’évidence moins forts techniquement, mais sans doute plus unies et moins réceptives aux aléas de la météo ou des terrains dégradés. D’où mon approbation des conclusions de l’article. Mais peut-être, en effet, ne faudrait-il pas parler de chance, mais plutôt d’aptitude collective à courber l’échine et à subir sans renoncement les aléas de la compétition.



  • Fergus fergus 10 mai 2008 16:34

    "Du côté syndical, tout d’abord, bravo à la CFDT pour avoir signé cet accord avec la plus grande naïveté ou trop rapidement. Il est bien temps de venir la main sur le coeur pour nous expliquer que le gouvernement de 2003 avait promis... Péché d’orgueil ou envie irrépressible de devenir l’interlocuteur quasi unique du gouvernement ?" demande l’auteur de cet intéressant article.

    Je penche pour le 2e explication. Le problème de Chérèque est en effet qu’il se situe dans les mêmes dispositions d’esprit que... Nicole Notat. Laquelle Notat, avide d’apparaître comme l’indiscutable chef de file de la négociation, s’était empressée d’approuver les grandes lignes du Plan Juppé en novembre 1995. Autrement dit un package comportant la réforme des régimes spéciaux, une réforme de la Sécu et des orientations de Contrat de plan SNCF aboutissant à la désertification de l’Auvergne et de la Lorraine ! Résultat : dès la première manif, Notat s’est fait jeter sans ménagement hors du cortège par ses propres troupes dont une part importante est ensuite allée fonder SUD. Quant à Notat, qui lorgnait à terme un maroquin ministériel, elle est carrément passée à la trappe.

    Echaudée par ce précédent fâcheux, la CFDT, est revenue à une approche plus prudente et moins isolée du syndicalisme. Plus question pour elle d’aller au devant d’un nouveau schisme. Mais les démons du leadership national et du partenaire incontournable de tout pouvoir en place sont toujours là. Ce sont eux qui ont conduit Chérèque à signer beaucoup trop rapidement l’accord de 2003 alors que le gouvernement, sans le ralliement de ce syndicat, aurait à l’évidence concédé plus aux salariés. D’où la gêne de Chérèque aujourd’hui et son rapprochement avec la CGT, FO et l’UNSA sur des positions défensives. Pas question, en l’état actuel des choses, de commettre une troisième fois de suite la même erreur de stratégie, les mandants du syndicat ne le permettraient pas. La tentation n’en est pas moins forte, mais elle encore contenue. Pour combien de temps ?

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