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  • ffi ffi 21 novembre 2012 19:47

    @JP Castel :
    Vous voyez quand vous voulez ! il y a tellement de références sur les racines chrétienne de la science classique... La vérité, c’est que c’est flagrant pour qui creuse un peu le sujet...



  • ffi ffi 21 novembre 2012 11:15

    @JP Castel
    La science a été inventée et développée par des hommes blancs : si je vous suis, c’est donc la couleur de peau et le sexe qui sont la cause, la science la conséquence !

    Réponse stupide !
    Au dernières nouvelles (mais je ne sais pas chez vous), l’homme ne réfléchit ni avec sa peau, ni avec son sexe,... mais avec son esprit : ses idées sont le fruit de sa spiritualité...
     
    Vous savez qui a inventé le théâtre ? Les Grecs, qui n’avaient pas attendu Boileau

    Tous les peuples ont pratiqué le théâtre... Je parle de la manière de le pratiquer.
    Pareil pour la musique, tous les peuples ont pratiqué la polyphonie... (ex : polyrythmie africaine). Je parle de la structure de la composition qui s’écarte de la boucle.
     
    et sans jamais répondre sur les Grecs
    Entre les cultes à Mystère, les sophistes, il y a plusieurs Grecs...
    Je vous ai déjà répondu, par une citation : La notion de causalité a radicalement changé et donc on ne peut faire de la science grecque le modèle de la science classique...
    Il y a donc bien une innovation quelque part...
     
    Or cette innovation, on la trouve déjà chez Nicole Oresme, vers 1350.
    Extrait :
    Afin de décrire et d’étudier un mouvement rectiligne, Nicole Oresme a l’idée de représenter graphiquement la vitesse instantanée du mobile en fonction du temps. Sur une droite horizontale il porte des graduations proportionnelles au temps et au dessus de chaque graduation il élève une perpendiculaire dont la longueur est proportionnelle à la vitesse du mobile à l’instant correspondant.

    Par conséquent, dès 1350, l’idée d’analyser les phénomènes dans l’ordre de leur succession temporelle est connue.

    Chez Oresme, on trouve encore mieux, dans sa traduction du traité du Ciel d’Aristote, à Charles V, auquel il adjoint nombre de commentaires :
    D’autre part, étant donné l’immensité de la sphère céleste, et la vitesse inimaginable qu’elle aurait pour tourner en vingt-quatre heures, il est plus raisonnable de supposer le mouvement de la terre. De plus Aristote dit que Dieu et la nature ne font rien en vain. Il est donc plus simple, pour expliquer les mêmes effets, de supposer le mouvement de la terre plutôt que celui du ciel.

    D’ailleurs, Oresme ne fut-il pas évêque de Lisieux ?
    Ceci, c’est au XIVème siècle...
    Qu’avez-vous à répondre à cela ?

    A mon avis, votre problème, c’est que vous commencez à considérer l’histoire à partir de l’imprimerie... Mais avant, il fallait recouper les ouvrages un par un... Donc, les sources sont moins abondantes. Mais il ne faut pas croire pour autant que les gens ne réfléchissaient pas...
     
    Entre Sylvestre II qui introduit les chiffres arabes et Oresme qui invente l’art de représenter la variation des quantités en fonction du temps...

    Donc, oui, mes connaissances en histoire des sciences me rendent imperméables à vos stéréotypes, désolé !

    @Gollum :
    Pas de problème, je préfère être enfant, avec l’esprit simple (d’un seul pli, franc) plutôt qu’être vieux con, avec l’esprit compliqué (en plusieurs plis, hypocrite).

    C’est justement cette fraicheur intellectuelle qui permet de rester curieux et d’innover.



  • ffi ffi 21 novembre 2012 02:59

    L’inventeur de l’écriture de la vitesse en fonction du temps :
    Nicole Oresme (1320-1382).





  • ffi ffi 21 novembre 2012 01:51

    Les Hébreux ont souvent eu tendance à partir dans des spéculations intellectuelles hasardeuses, toujours ancrées dans leur texte sacré (jusqu’à des temps récents tout du moins).
    Cependant les Hébreux ne se reconnaissent pas chrétiens, et j’avoue que je ne connais pas la conception du temps des Hébreux.
     
    Ce texte ne parle pas que du XVIème : il fait mention de Nicolas de Cues.
     
    Vous semblez me réduire la science à quelques uns dont le génie fut surtout de faire parler d’eux. Mais la plus grande partie des découvertes est venue empiriquement, dans l’artisanat.
    L’instrumentation a précédé la théorie. Par exemple la lunette (qui n’est pas de Galilée..). Pourquoi exclure Léonard de Vinci de votre Panégyrique ?
     
    Passage de la causalité logique à la causalité temporelle.
    Je ne parle pas du temps cyclique, qui fut perçu partout, mais du temps linéaire, par-dessus le cycle naturel.

    Le temps linéaire est absolument fondamental, car un esprit qui ne le perçoit pas « tourne en boucle ». Concevoir un temps linéaire, c’est aussi et surtout produire en l’esprit une pensée linéaire et continue, qui « avance », ce qui est la base même de toute réflexion approfondie : c’est en fait avoir une faculté de concentration (et donc pouvoir fournir un travail de bénédictin...)

    Par conséquent, l’effet produit par le christianisme sur l’esprit de ses populations, par sa conception d’un temps linéaire, c’est de les faire sortir des comportements cycliques (voir cyclothymiques...).

    La musique classique le montre bien : elle n’est pas fondée sur une boucle répétitive. Par exemple : Vivaldi. Prenez encore les règles du théâtre classique (extrait wikipédia) :

    « Qu’en un jour, qu’en un lieu, un seul fait accompli / Tienne jusqu’à la fin le théâtre rempli. »

    Ces deux vers de Boileau résument la fameuse règle des trois unités : l’action doit se dérouler en vingt-quatre heures (unité de temps), en un seul lieu (unité de lieu) et ne doit être constituée que d’une seule intrigue (unité d’action). Ces règles poursuivent deux buts principaux. D’une part il s’agit de rendre l’action théâtrale vraisemblable car les décors n’ont pas besoin de changer et l’action se déroule en un temps qui pourrait être le temps de la représentation. D’autre part l’action est plus facile à suivre car les intrigues compliquées mêlant de nombreux personnages sont proscrites au profit d’intrigues linéaires centrées sur peu de personnages.
     
    C’est à dire que l’effet du christianisme est d’abolir l’esprit « zappeur ».
    Et c’est justement cette continuité du fonctionnement spirituel qui permet le progrès.

    Mais en effet, vous n’êtes pas philosophe, vous n’y connaissez pas grand chose en science non plus, votre connaissance de l’histoire des sciences est assez rudimentaire, et ne parlons pas de vos connaissances en matière de religions...
     
    Mais sur quoi appuyez-vous donc votre thèse ?
    Sur des stéréotypes... C’est à dire répéter en boucle ce qui a déjà été mille fois.
    Mais se répéter un mensonge ne le rendra jamais vrai...
    Tout montre le contraire : le progrès est sorti des sociétés chrétiennes.
    Donc la société chrétienne est la cause, le progrès la conséquence.
    C’est de la logique élémentaire.

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