La justice c’est la retraite à 50 ans calculée sur le dernier mois de salaire réévalué de 30% pour l’occasion, et picétou ! Et si t’es pas contente, je profite d’un jour de grève pour t’en faire un autre de moutard, pondeuse ! On est comme ça nous, dans l’sévice pubique, on s’sacrifie pour le bien commun !
J’hallucine de lire des conneries pareilles. Si les grecs ne paient pas, pépère, les banques françaises perdent 80 millards d’Euros, qui seront renfloués par l’Etat français qui ira les prélever sur tes impôts si tu en paies et en réduction de prestations sociales. Ben ouais, tu adoptes un retraité grec et tu lui verses un viager jusqu’à la tombe..et il paraît que le régime méditerranéen,à l’huile d’olive, ça préserve du cholestérol ! Bref,, J admire ton sens du sacrifice, camarade ! ;o)
Au delà de la stigmatisation du mythique « riche », comme un indigène pourrait stigmatiser un européen, il pose une bonne question. Face au constat que nous avons épuisé tous les relais de croissance, quelle sera la recette du bonheur dans la décroissance que nous allons vivre pendant les 30 ans à venir ?
Y a t il dans l’histoire européenne une période similaire à laquelle nous pourrions nous référer ? Les décroissances jusqu’ici ont toujours été gérées par des guerres, sortes de purges ritualisées permettant de redistribuer les cartes et repartir de plus belle. Une décroissance dans la paix. Je serais intéressé par l’avis d’historiens sur la question. Il y a bien le Japon qui depuis 20 ans connait une décroissance régulière, mais il s’agit d’une culture différente, de traditions distinctes.
Ce qui est sûr, c’est qu’il faudra revoir entièrement notre modèle de société, de redistribution, de solidarités, créé sur des hypothèses de croissance éternelle forte. Les déficits qu’ils génèrent en décroissance mènent à une ruine certaine.
Je regrette que ce débat ne soit pas plus ouvert dans notre société. Au lieu de se gaver d’illusions jusqu’à l’implosion, préparer les esprits à cette période et essayer de la positiver permettrait de la traverser de façon plus sereine.