Hé oui, l’ami Sisiphe, il fallait être bien accroché à sa chaise pour entendre JF Chereque annoncer qu’après tout, les français pouvaient bien liquider tout leur capital pour entretenir des rentes de corporatismes incapables de se projeter dans l’avenir. Et la CFDT est le plus instruit des syndicats, je n’ose imaginer les propos chez Sud...
Nous y sommes y sommes arrivés, de toute façon, à cette obligation de liquidation du capital.
Que ce soit l’Etat, liquidant son capital immobilier, les retraités qui devront suivre la même logique pour compléter une rente insuffisante, les banques pour nettoyer les actifs douteux, les ménages pour payer le poids fiscal de la dette publique (nous allons arriver doucement aux 2/3 des revenus fagocités par l’Etat).
Résultat : déflation des actifs sous la pression vendeuse, inflation des matières premières due à la dévaluation de la monnaie et bien évidemment, remise en cause drastique des « avantages acquis » puisque la confiance en la capacité de l’Etat Français à honorer sa dette sera dégradée.
Hélios, comment reliez vous nationalisation, bureaucratie et efficacité ?
Rappelons la liste des nationalisations du programme Mittérand 1 de 1982 :
Dans l’industrie
Thomson : disparu
Usinor : disparu
Sacilor : disparu
Dans les services :
Crédit Lyonnais : faillite immobilière dont les pertes ont été socialisées.
Avez vous connu cette époque bénie des banques nationales et de ses queues au guichet ? De France Telecom tirant des rentes gargantuesques de ses ’innovations" comme le minitel ? J’imagine que vous avez remarqué les grèves récurrentes de la SNCF avec une convention collective particulièrement privilégiée. Comment associer propriété collective et responsabilité individuelle ?
J’avoue ne pas bien comprendre votrelogique...Pourriez vous développer ? Si la majorité de la population est prise en charge par l’Etat, comme dans les républiques bananières, comment financer l’Etat et assurer un pouvoir d’achat décent en l’absence de concurrence et donc de pression sur les prix ? Merci d’éclairer notre lanterne.
Oui, les Kirchner sont consuméristes, keynesianistes, profondément argentins.
Il faut connaître l’histoire économique argentine pour comprendre son fonctionnement. Le futur n’existe pas. Avec une inflation supérieure à 30% par an, les salaires perdent leur pouvoir d’achat chaque année. Il faut donc dépenser aujourd’hui ce qui coutera plus cher en termes réels demain. Les voitures d’occasion quotées en dollars ne perdent pas leur valeur.
La richesse vient du sol. Hier, la viande, aujourd’hui le soja, l’economie amplifie les cycles économiques en fonction des marchés internationaux. J’étais à Formosa, capitale du Chaco argentin, une des régions officiellement les plus pauvres d’Argentine, il y a un mois. Les rues étaient pleines de motos chinoises, véhicules neufs, les restaurants fonctionnaient à plein. La terre en bordure du fleuve y est riche et fertile.
La différence avec la France ? Depuis 2001, l’Argentine n’a plus accès au crédits internationaux. Elle a donc été relativement préservée des crises du crédit et a profité à plein des politiques de relance mondiales.
Elle souffrira certainement de la contraction de la demande suite aux politiques de rigueur, mais l’Argentin est habitué aux secousses, il s’adaptera bien mieux que nous, il est déjà passé par là.
Christian, un petit hors sujet si vous me le permettez, concernant votre profil. En 1996/97, il y a 200 000 internautes en France et les modems venaient d’être propulsés de 33 kb/s à 56 kb/s. Le USRobotics 56k était alors une bête de course recherchée
Le grand soir arrive enfin. Tous les privilèges corporatistes vont être abolis par la faillite de l’Etat , la classe moyenne dont tu fais partie à travers ton statut cadre va être dissoute. Enfin égaux dans le dénuement, la loi de la jungle va pouvoir triompher.
Camarade JP, je te souhaite d’être en parfaite santé, parce que les temps troublés qui arrivent ne pardonneront aucune faiblesse, tu ne pourras compter que sur toi même. Bandits, voleurs, meurtriers reprendront leurs droits en haut de la chaîne alimentaire. L’anarchie ne connait d’autre loi que celle du plus cruel.
Camarade cadre quadragénaire, quand la cadrature de la cohésion sociale aura disparue, cours sans te retourner, tu seras un met de choix pour les masses en état de choc avides de sacrifices humains expiatoires.