L’expérience montre que la formation généraliste des Ecoles de Commerce ne correspond pas à un vrai besoin du marché de l’emploi. Les spécialiste, comme dans l’exemple des SSII, n’ont aucun problème pour être utile en entreprise.
L’Ecole de Commerce sert avant tout aux fils de cadres. Elle leur donne un statut Bac+5 justifiant leur ascencion rapide dans une entreprise où la famille est déjà installée. Un passe droit au prix d’une voiture de luxe neuve.
Plutôt qu’une solution destructrice, n’avez vous pas envisagé une solution constructrice à la crise des Etats ?
La dévaluation de la monnaie unique ne peut être que favorable à nos industries, impliquant des relocalisations. Il s’agit d’une aubaine pour les pays exportateurs comme l’Allemagne.
La crise politique engendre une nécessité de structuration plus forte de l’Europe vers plus de fédéralisme, et donc vers une construction accélérée des harmonisations fiscales. Il est bien connu que face au danger, l’Union fait la force. Il s’agit d’un réflexe de survie naturel.
Oui, la déflation des actifs et des salaires va avoir des répercutions en terme de pouvoir d’achat. Les solidarités locales et familiales vont automatiquement réapparaître. Mais là aussi, peut être que la génération qui sera issue de cette crise de société aura appris de l’inconscience des Baby Boomers, et reviendra à plus de bon sens et de courage politique. Ils auront appris à nouveau la nécessité de construire pour les générations futures.
Il y a donc un espoir que les têtes bien pleines laisse la place aux têtes bien faîtes, et ça, ce serait une vraie bouffée d’air frais !
Malheureusement, négocier avec le gouvernement sur les retraites revient à essayer de traire un tabouret. Cela fait 20 ans que les gouvernements ont essayé d’alerter de la faillite probable du système à l’horizon 2010. Ne pouvant réformer le système sous la pression des syndicats, ils ont actionné un autre levier, celui de la capitalisation par l’immobilier. Aujourd’hui, deux retraités peuvent vivre correctement de la cession de leur bien immobilier jusqu’à la fin de leurs jours. Mais cette bulle ne pourra être maintenue éternellement à coup de défiscalisation, car l’apuration du passif de l’Etat monopolise déjà toutes les ressources fiscales.
Au moyen age, les Royaumes trop dispendieux organisaient des pogroms pour liquider leurs créditeurs. La stigmatisation des banques n’est qu’un forme moderne de cette ancestrale coutume barbare. Le voleur crie au voleur, espérant ainsi s’exonérer de son passif.
En d’autres termes, nous avons épuisé tous les leviers disponibles : niveau de prélèvement global record, taux d’intérêts historiquement bas, valorisation de l’immobilier historiquement haut. Il ne reste plus que le dépôt de bilan pour apurer les comptes et remettre les compteurs à zéro.
Et comme l’Euro nous permet de bénéficier de la protection des efforts budgétaires des pays du Nord, la descente sera lente et nauséeuse. L’abaissement de la note française, après l’Espagne, permettra au moins de prendre conscience finalement que nous y sommes, au pied du mur, après 40 ans d’inconscience budgétaire.