Je me joins aux autres pour souligner la qualité de l’analyse, qui pour une fois ne se contente pas de plagier des médias de vulgarisation économique, mais se construit sur une compréhension solide et maîtrisée des mécanismes économiques complexes au sein de l’Europe.
L’année dernière, l’Euro avait toutes les vertues, par son pouvoir amortisseur sur la crise du crédit, il a aujourd’hui tous les vices, puisqu’il implique une solidarité sans faille de tous les pays membres (ce que l’auteur appelle nation).
Sur le long terme, l’investissement en vaux la chandelle, car l’Europe ne peut survivre politiquement qu’avec une zone économique pesant suffisamment face aux Etats continent.
Bien évidemment, comme précisé, la crise financière du siècle ne peut être résolue par la simple augmentation de la masse monétaire, il s’agit d’un simple pansement compressif. Les implications de la paupérisation par la dette des pays occidentaux desindustrialisés (qu’on appelait autrefois pays industrialisés) mettront une génération pour se résorber.
La Grèce ne sortira pas de l’Euro, l’Europe continuera à se construire à son rythme, vers une intégration de plus en plus profonde vers le fédéralisme. Les forces tectoniques des autres continents ne nous donnent aucun autre choix crédible.
Le marché immobilier américain a perdu 40% depuis son pic. Malgré tout, il faudrait encore 10 ans aux banques américaines pour écouler au rythme actuel tout le parc immobilier sais pendant la crise, ce qui laisse à penser que même aux prix actuels, le parc disponible mettra encore une pression vendeuse durable sur le marché.
Alors que l’inflation immobilière y a été plus forte qu’aux USA, l’immobilier en France n’a pratiquement pas perdu de valeur tant l’intervention de l’Etat pour soutenir le marché a été importante (taux d’intérêts historiquement bas, mesures fiscales). Ne serait il pas sain dans ces conditions qu’une banque se prémunisse des risques liés à la bulle, en s’assurant contre le défaut de paiement des ménages dont l’effort d’épargne pour accéder à la propriété est devenu insoutenable ?
En faisant cela, ne défend elle pas les intérêts de ses clients et ses actionnaires, se garantissant contre un retour du marché à la normale ? Lorsque le marché aura retrouvé son point d’équilibre, sera t elle elle aussi accusée d’avoir spéculé contre les spéculateurs ?
Décidément, le bon sens n’est plus près de chez nous...
Les « médecins » utilisant leur passage au Vénézuela pour échapper au Castrisme, je l’ai vu de mes yeux vus, à Santa Elena de Uairen, à la Frontière avec le Brésil. D’ailleurs, ils n’ont de médecin que le titre, leurs 3 années d’étude aux frais de l’Etat leur donne à peine la compétence d’infirmier.
Etonamment, ils ne cherchent pas à rester au Vénézuela...celui là négociait pour obtenir des papiers bréziliens.
Faire la grève quand il y a 10% de chômage, c’est donner du travail aux intérimaires, c’est finalement un geste de solidarité...
La différence avec les monopoles étatiques, c’est que les motifs d’inquiétude sont réels et justifiés, ils ne revendiquent pas une retraite à 50 ans ou 25 heures payées 40. Ces grèves ne servent pas à ralonger un pont de Mai, elles ne sont pas institutionnalisées, ritualisées, posées comme des RTT...
Il y a bien un problème de pouvoir d’achat (bien relatif par rapport à d’autres continents), mais les coûts salariaux dûs notamment à la charge salariale de l’Etat ne permettent aucune inflation salariale...La solution est pourtant simple : laisser l immobilier revenir à son prix d’équilibre et les loyers seront divisés par deux, libérant du pouvoir d’achat pour d’autres besoins primaires.