Malheureusement, les intérêts des particuliers et des grands méchants argentiers sont intrinséquement liés...
Accepter un retour à une valorisation raisonnable des biens mobiliers et immobiliers, ce serait accepter une déflation à la Japonaise où les populations non productives seraient marginalisées. Or nos sociétés occidentales ont besoin de rentes pour permettre à leurs populations vieillissantes une fin de vie dans des conditions d’autonomie suffisante...Le sort du Baby Boomer français n’est pas très différent de son parallèle américain...Si son épargne ne progresse pas, il lui faudra aliéner son capital pour survivre, ce qui entraînerait une spirale baissière sans fin.
Je lis de nombreux articles similaires ici sur la responsabilité des fonds de pension, épargne populaire, dans la crise financière. Cependant, aucun de ces articles ne note que les taux d’intérêts n’ont jamais été aussi bas en Europe (rejoignant pour la première fois le Japon). L’épargne sûre de « bon père de famille » ne permet pas aujourd’hui de compenser l’inflation...De même, l’épargnant de long terme ayant placé son capital sur les indices occidentaux n’a pas vu son capital s’accroître...Seul l’immobilier, épargne de nécessité, s’est valorisé grâce à une politique de taux faibles et aux politiques de défiscalisation.
Il semble donc que ce soit les Etats qui encouragent à la spéculation des ménages et non les argentiers. La seule solution pour éviter la faillite semble être la survalorisation des patrimoines des particuliers comme des entreprises. Sachant que l’immobilier représente 75% des actifs de nos pays, on comprend l’indispensable alchimie de transformation de la Pierre en Or.
Pour pouvoir redistribuer les cartes, il nous faudra obligatoirement passer par un cycle de destruction de valeur...plus nous retardons l’échéance, plus la force de réaction sera puissante.
Merci pour cet article qui permet de faire découvrir la réalité Argentine à une audience française bien lointaine aussi bien physiquement que culturellement.
Une petite correction. L inflation réelle est plus proche des 30% par an depuis 2007(10% selon l Indec). J y avais vécu en 2006/2007, j’y suis retourné en 2009/2010, et les prix ont tout simplement doublé alors que l Euro y est resté presque constant (autour de 5 pesos).
L insécurité y a beaucoup augmenté, ce qui est très compréhensible...Comment y survivre avec un salaire moyen de 300 Euros alors que les prix de la nourriture et des loyers ont rejoint les prix européens, ceux des biens d’équipement y étant plus élevés à cause des taxes d’importation.
La dernière crise avait fait disparaître la classe moyenne et affecté les infrastructures. Malgré tout, les salaires suite à la dévaluation permettaient encore de survivre...Une nouvelle dévaluation rendrait la donne totalement différente, puisque les salaires y sont déjà à peine plus élevés qu’en Chine.
La grande différence avec la France, c’est le fatalisme de la grande majorité de deshérités de la crise financière de 2001. Il y a quelque chose de touchant dans leur désespoir. Mal alimentés, mal logés, il s’étourdissent au quotidien pour ne pas avoir à penser à l’avenir.
Lorsque je lis sur Agoravox certains articles ou commentaires en faveur du non remboursement de la dette, je suis stupéfait par le manque de conscience d’une partie de notre population sur les conséquences d’une telle politique. La disparition de toute sécurité financière, la dégradation des infrastructures, la destruction de la classe moyenne a des conséquences irréparables sur l’économie d’un pays. Il faudrait plusieurs générations pour se relever d’un tel cataclysme.
Suis je le seul à être surpris de voir apparaître dans Agoravox des articles qui se bornent à donner une liste de noms, faisant appel aux instincts voyeuristes les plus malsains tout en nous rappelant des périodes bien tristes de notre histoire ?
A quand une étoile jaune pour pouvoir identifier ces exilés fiscaux dans la rue et les exposer à la vindicte populiste ?
La comparaison des revenus de Jauni aux revenus d’un smicard est intéressante cependant, car ce sont en majorité les classes populaires qui financent sa « production ». Bien peu patriotes, tous ces fans de culture américanisante pour un sexagénaire à l’aura pourtant très limitée aux frontières françaises.
Quant au débat sur l ISF qu’il voudrait susciter, il s’agit d’une bataille perdue d’avance, il est condamné à disparaître, sacrifié sur l’hôtel de l’harmonisation fiscale européenne. Le plus drôle c’est qu’une fois que la France aura viré sa cuti idéologique, seule la Suisse, ce paradis fiscal, conservera un impôt sur le capital total sur notre continent ;o)
Je trouve votre jaquerie bien tendre...le chèque agraffé, c’est gentillet. Il vous faut retirer vos économies en pièces de 20 centimes d’Euros et régler vos achats uniquement avec ces unités. Là vous créerez réellement des emplois et pourrez physiquement éprouver le poids de vos dépenses ;o)
Et puis garder ses économies chez soi, ça pourrait aussi réactiver d’anciens métiers disparus. Souvenons nous des « chauffeurs de la Drôme » du début du 20e siècle qui allaient de ferme en ferme brûler les pieds de la matronne au tison pour lui faire avouer ou elle cachait ses économies.
Plus sérieusement, je suis d’accord avec vous, la dématérialisation de l’argent rend la dépense indolore, elle n’est plus « somatisée », et c’est sans doute un explication au recours de plus en plus automatique à la dette.