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finael

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Citoyen !
J'ai maintenant dépassé les 68 ans dont 4 ans d'école d'ingénieur, 38 de travail et 5 de chômage. Enfin à la retraite !
Retraité après avoir été Informaticien (ingénieur systèmes et réseaux, concepteur internet) pendant près de 30 ans et auparavant analyse documentaire et ayant pratiqué toute une variété de petits boulots.
Je vis dans un petit village de l'Hérault où il n'y a ni grande surface ni transports en commun ... mais beaucoup de coquelicots (entre autres)
Aimant l'Histoire, la randonnée, la lecture, l'aéronautique, la technique, intéressé par la chose publique et les questions sociales.

P.S : La photo me représente bel et bien ... il y a 25 ans ! J'avais une amie maquilleuse et j'en ai profité.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/08/2007
  • Modérateur depuis le 29/12/2009
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 7 2112 288
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Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 286 217 69
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Ses articles classés par : ordre chronologique










Derniers commentaires



  • finael finael 22 juillet 2008 18:05

     Eh bien justement ! j’ai pu constater il y a à peine quelques jours sur AV que mes votes arrivaient en sens contraire "+" au lieu de "-" et vice-versa, parfois même mes votes étaient comptés doubles dans le sens contraire à ceux que j’avais émis.

     Et c’est bien là le problème.

     Vous nous évoquez une idylle numérique, mais oubliez les irrégularités constatées, l’impossibilité de vérifier, ainsi que la possibiliter de contrôler si quelqu’un a "bien" voté. L’anonymat informatique, quelle plaisanterie !

     



  • finael finael 21 juillet 2008 23:46

    @ Marc Bruxman

    Vous n’êtes vraiment pas au courant mon vieux : la durée d’indemnisation actuelle est de 18 mois et non 23. A condition de "rechercher activement un emploi", contrôlé au moins une fois par mois si ce n’est plus même après 55 ans.

    Même les fonctionnaires de l’ANPE réalisent l’inanité de la chose ! C’est vous dire !

    Et non dans les pays nordiques, qui ont d’ailleurs un taux de chômage très inférieur au notre, on n’est pas obligé "d’accepter n’importe quel taf" comme vous dites. Il faut réaliser que là bas les "services à la personne" comme on dit chez nous exigent des qualifications, sont bien mieux payées qu’ici et que les chômeurs y ont droit à des formations qualifiantes et gratuites ce qui n’est pas le cas chez nous.



  • finael finael 21 juillet 2008 23:25

    Prétendre que seuls les européens, la France entre autres, ont été des peuples colonisateurs est contraire aux faits et à l’histoire.

     Tous les peuples du monde, y compris les peuples africains ont été colonisateurs à un moment ou à un autre. Les Peuls ne se sont-ils pas répandus sur un territoire plus de 10 fois plus grand que celui de départ ?

     Depuis des décennies, voire des siècles, on peut suivre les migrations, les invasions, et ce partout dans le monde.

     Quel peuple au monde peut se prévaloir de ne jamais avoir colonisé, exploité, soumis, réduit en esclavage ses voisins ?

     Aucun !


     Alors c’est au monde entier de "faire repentance", ou alors personne !

     Et il n’y a jamais de "décolonisation" pleine et entière. Cela n’a aucun sens.



  • finael finael 19 juillet 2008 00:04

    J’avais proposé il y a plus d’un an à la rédaction d’Agoravox un article analysant "Le Capital", article refusé au prétexte qu’il était "trop long" (13 000 caractères).
     Il était basé sur un exposé fait à la fac et qui m’avait valu 20/20 !

     Mais quand je lis les c....... délirantes de ce genre d’article dont l’auteur n’a certainement pas lu ce qu’il critique ainsi, quand je lis les amalgames délirants entre les écrits de Marx, les dictatures sanguinolentes, le "communisme" dont chacun parle mais dont personne ne connait les principes (que Marx d’ailleurs n’a jamais défini).

     Pour citer Marx dans le texte : c’est l’appropriation du fruit du travail d’autrui par les détenteurs de capital que Marx dénonce !
     Et on est en plein dedans.

     Mais, et pour le citer encore :

    "[on ne saurait...] métamorphoser mon esquisse historique de la genèse du capitalisme dans l’Europe Occidentale en une théorie historico-philosophique de la marche générale, fatalement imposée à tous les peuples (...) pour en arriver en dernier lieu à cette formation économique qui assure (...) le développement intégral de l’homme"

     C’est pourtant ce que certains ont fait, transformant, au prix de contorsions dignes de la création du "droit canon", ses travaux en dogme : "La foi du siècle", titre d’un documentaire d’Arte.

     Il faut alors reconnaitre qu’Agoravox préfère nettement les radotages sans substance aux analyses fouillées et citant les textes qu’elles analysent comme ceux qui s’y opposent.



  • finael finael 18 juillet 2008 19:04
    Un ouvrage toujours actuel ...

    Dès sa sortie, le Capital a été attaqué et critiqué, ce qui est normal pour un ouvrage aussi engagé et militant, tandis que les penseurs socialisants, ou communisants, comme Lénine tentaient de continuer dans cette voie. A la suite de krach boursier de 1929 de nombreux intellectuels progressistes se sont rapproché des thèses marxistes, mais la classe dominante réagit vite et dès 1930 John Maynard Keynes publie son Traité de la Monnaie, suivi, en 1936, par sa Théorie Générale de l’Emploi, de l’Intérêt et de la Monnaie où il entend démontrer la fausseté de la théorie marxiste de la valeur pour la remplacer par la théorie de la "valeur marginale", reprenant ainsi la voie de J.B. Say et de Ricardo aux siècles précédents. Mais, de façon contradictoire avec ses thèses "libérales", il soutient l’intervention de l’état, aux U.S.A dans le "New Deal" de Roosevelt[1].

    Toutefois ni la théorie de Keynes, ni celles de ceux qui lui ont succédé comme Kenneth Galbraith, n’ont su prévoir ni expliquer quoi que ce soit : ni les krachs, ni les guerres, ni le chômage, ni même la folle croissance des "trente glorieuses". Et alors même qu’aucune de leurs prédictions ne s’est jamais réalisée, ils sont toujours considérés (et rémunérés) comme des prophètes !

    Depuis la guerre froide, le stalinisme, et plus encore l’effondrement de l’Union Soviétique, il est de bon ton, dans nos sociétés, de proclamer haut et fort que les idées de Marx sont totalement dépassées, périmées voire archaïques. Ne parle-t-on pas des "nostalgiques" du communisme ?

    Mais il faut relire ces pages où Marx pourfend l’exploitation au rabais des femmes[2], dénonce le pillage et la destruction des "ressources naturelles"[3], l’exploitation sauvage de ce qu’il n’appelait pas encore les pays du tiers-monde, les ravages de l’alcool et de la drogue, eh oui ! "La consommation de l’opium se propage chaque jour parmi les travailleurs adultes et les ouvrières (...)", autant dire qu’on n’a guère inventé depuis.

    Si la société marchande capitaliste a su, plus que d’autres, s’adapter aux conditions qu’elle a fait naître, absorber, voire digérer ses détracteurs, la division de la société entre "ceux qui possèdent la richesse et ceux qui ne possèdent qu’eux-mêmes et sont donc obligés de vendre leur force de travail" ne me semble pas avoir perdu de sa pertinence, bien au contraire : il n’y a jamais eu aussi peu, proportionnellement, de riches aussi riches[4]. Est-ce un hasard si l’on parle tant de l’accroissement des inégalités ?[5]

    Et comment peut-on oser soutenir que la lutte des classes est un concept périmé quand la moindre diminution du chômage provoque l’effondrement des bourses mondiales alors que son accroissement, comme l’augmentation des inégalités, provoquent une envolée des cours. Le comportement des boursicoteurs trahit inconsciemment la pérennité du conflit social.

    Quant à la nature et à la provenance de la richesse et de la valeur des choses, il est clair que la définition marxiste est inacceptable pour les possesseurs de richesse qui tentent à tout prix de justifier le fait que l’argent va à l’argent. Pour eux, au contraire "ce qui est bon pour General Motors est bon pour le pays".

     

    ... Dans un système dont le visage a changé

    Par contre, et pour cause, Marx n’a pas vu l’évolution du système après sa mort : celui-ci ne s’est pas effondré "naturellement", en tout cas pas encore, et a continué à évoluer. Des aspects nouveaux sont apparus.

    - L’évolution de l’actionnariat en "pompe à phynances" où des masses de petites parcelles de propriété, de richesse, retombent dans la poche des gros, des "loups de bourse" (bien qu’il ait vu et identifié le phénomène), accélérant la concentration de la fortune. C’est l’évolution inverse de celle qu’attendait Marx : pour lui, le développement de l’actionnariat entraînant la propriété collective, sociale des moyens de production, associé à la formation progressive de cartels et de monopoles, devait exacerber les contradictions sociales et fournir une solution au passage à une société meilleure. Mais c’est devenu le champ clos de la nouvelle aristocratie financière qui y accapare la richesse foncière (on dirait aujourd’hui immobilière), productive et commerciale. Les "privatisations" anglaises et françaises, dès qu’on les voit avec un peu de recul, sont une excellente illustration du phénomène.

    - L’incroyable augmentation de la productivité, et donc du profit, qui a permis d’en redistribuer une quantité suffisante pour donner un "visage humain" au système : Les miettes accordées aux travailleurs représentant déja un progrès considérable par rapport au siècle dernier. Mais en même temps, la consommation de ces mêmes travailleurs a été de plus en plus dirigée, par une propagande aussi insidieuse qu’intense de manière à ce que le système récupère d’une main ce qu’il a accordé de l’autre[6].

    - L’échec, en Russie, d’un système politique trop vite qualifié de "communiste", ce qu’il n’a jamais prétendu être, mêmes aux pires époques du stalinisme[7]. Il s’agissait en fait, à partir de 1923 jusque dans les années 70, d’une dictature sanguinaire et rétrograde. Ce système ne s’est d’ailleurs pas, comme on le prétend, effondré "de lui même", mais bien à la suite d’une guerre économico-diplomatique (quand ce n’étais pas militaire) ayant duré plus de soixante-dix ans !

    - L’apparition d’une propagande phénoménale[8] qui a permis la transformation du "voile pudibond" jeté par le système sur sa véritable nature en un masque épais. Grace aux nouveaux médias, et suivant l’exemple donnés par le nazisme et le stalinisme, une véritable "dictature intellectuelle" s’est instaurée dès l’école et le plus jeune âge : intériorisation, dès l’enfance, du modèle et de la "règle du jeu" d’un système non plus dominant, mais écrasant, omniprésence sonore et visuelle du message unique : "achetez, achetez, acheter c’est vivre, j’achète donc je suis !". Simultanément l’objectif officiel de l’éducation des masses est devenu la formation de travailleurs, et non plus de citoyens[9]. Travailleurs bien dressés, efficaces, spécialisés pour un travail parcellisé, "flexibles".

    - L’accroissement tout aussi phénoménal du contrôle social : Lois, règlements, papiers, contrôles, polices, "télésurveillance", etc. Tous moyens permettant de contenir les velléités de "la populace" à changer de sort[10]. On ne réalise guère aujourd’hui[11] que dans les états "libres et démocratiques" les gens doivent se plier à une quantité de règle bien plus importante que, par exemple, sous l’ancien régime, que les effectifs et les moyens de la police et de la gendarmerie sont de très loin supérieurs à ce qu’ils ont jamais été dans l’histoire de notre pays, etc ...


    [1] Et ce n’est pas sa seule contradiction !

    [2] Ainsi que des enfants à son époque.

    [3] : " ... [La production capitaliste ... ] trouble encore la circulation matérielle entre l’homme et la terre en rendant de plus en plus difficile la restitution de ses éléments de fertilité, des ingrédients chimiques qui lui sont enlevés et usés sous forme d’aliments de vêtements, etc ... "

    [4] Bill Gates "pèse" 70 milliards de dollars. UN capitaliste = Le déficit du budget social + celui de l’entreprise ferroviaire d’état d’un des pays les plus riches au monde : le nôtre.

    [5] Au début du siècle J.P. Morgan, industriel américain, estimait que l’écart entre les revenus des ouvriers et ceux du patron ne devait pas dépasser un facteur 20 pour rester compatible avec son éthique. Or le journal Le Monde cite en 1994 le livre "The Cost of Talent" de Drek Bok dans lequel l’auteur révèle que la rémunération moyenne des PDG était de 43 fois le salaire ouvrier en 1960, de 100 fois en 1980 et de 143 fois en 1993, année où le PDG de Disney touchait 8000 fois le salaire de ses ouvriers (cité par J.C. Guillebaud : La trahison des Lumières, Le Seuil, 1995).

    [6] C’est le raisonnement génial d’Henry Ford : "Je produis des voitures. En augmentant la productivité je peux multiplier la production en divisant le coût d’un côté, et être un "bon" patron en payant mes ouvriers largement au dessus de la moyenne de l’autre. Et que font ces ouvriers de tous ces sous, et bien il m’achètent mes voitures, et ainsi me reversent en partie le salaire que je leur donne".

    [7] Ses dirigeants le présentaient en fait comme "sur la voie du socialisme", ce qui n’est pas la même chose !

    [8] Je ne peux pas développer ce thème ici, car il est trop vaste, mais c’est le sujet d’un de mes articles dans feu Quipos, et j’en prépare d’autres sur le sujet.

    [9] Autrement dit, l’école, trahissant sa vocation initiale, est devenue une annexe de l’entreprise payée par l’état, c’est à dire les citoyens, c’est à dire vous et moi.

    [10] Renforcement qui trahit, par son seul fait, l’aggravation des inégalités et des tensions.

    [11] C’est une des raisons d’être de la propagande d’ailleurs.

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