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finael

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Citoyen !
J'ai maintenant dépassé les 68 ans dont 4 ans d'école d'ingénieur, 38 de travail et 5 de chômage. Enfin à la retraite !
Retraité après avoir été Informaticien (ingénieur systèmes et réseaux, concepteur internet) pendant près de 30 ans et auparavant analyse documentaire et ayant pratiqué toute une variété de petits boulots.
Je vis dans un petit village de l'Hérault où il n'y a ni grande surface ni transports en commun ... mais beaucoup de coquelicots (entre autres)
Aimant l'Histoire, la randonnée, la lecture, l'aéronautique, la technique, intéressé par la chose publique et les questions sociales.

P.S : La photo me représente bel et bien ... il y a 25 ans ! J'avais une amie maquilleuse et j'en ai profité.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/08/2007
  • Modérateur depuis le 29/12/2009
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Ses articles classés par : ordre chronologique










Derniers commentaires



  • finael finael 18 juillet 2008 19:03

    Mais attention ! contrairement aux anarchistes, Marx ne dit pas que la richesse en soi, ou "la propriété c’est le vol", mais que c’est l’appropriation du travail et du bien d’autrui qui constitue le vol, l’injustice. On ne voit pas que Marx condamne la propriété en soi. Bien au contraire, il montre comment l’expropriation, bien souvent forcée, des petits paysans, comme la ruine des petits artisans ont fourni au capitalisme marchand la main-d’oeuvre qui lui était nécessaire. De plus, cela forçait les ex-paysans à entrer dans le système d’échanges pour se procurer nourritures et vêtement, alors qu’ils étaient pour la plupart autosuffisants auparavant[1].

    Bien sûr, dans d’autres ouvrages (surtout le Manifeste du Parti Communiste, la Sainte Famille et l’ Idéologie Allemande), il pourfend la notion bourgeoise de la propriété et prône la mise en commun des moyens de production. Mais d’une part ces écrits sont antérieurs au Capital et réalisés en commun avec Friedrich Engels, et d’autre part c’est toujours cette vision "bourgeoise" de la propriété qu’il critique[2].

     

    Au nom de l’éthique et de la morale

    Marx est loin d’être le seul à penser que ce système économique est injuste et c’est au nom de la morale et de l’éthique mêmes de ses adversaires qu’il condamne le capitalisme marchand. Déjà dans l’antiquité, comme tout au long du Moyen-Age, la distinction entre marchands et voleurs (ou pirates) n’a jamais semblé évidente ; pour les grecs comme les romains, ils partagent le même dieu protecteur, Hermès ou Mercure[3] ; et que dire des banquiers : Le prêt à intérêt a été interdit par l’église jusqu’au XVIIème siècle[4] et n’a été accepté ensuite qu’avec répugnance. Cela explique d’ailleurs l’abondance de juifs dans ces professions : parias de la société, exclus des métiers "nobles", on ne les tolérait souvent que dans ces activités "méprisables" et méprisées qui permettaient de les supprimer en toute bonne conscience quand l’état, le roi ou l’église voulaient s’emparer de leurs richesses. Ce qui, des siècles plus tard, a justifié les attaques antisémites contre, justement, les "banquiers juifs" exploiteurs du sang des pauvres.

    Marx se pose ainsi en héritier de la morale protestante et de la philosophie des lumières des XVIIème et XVIIIème siècles et il dénonce l’hypocrisie des puissants qui ne se réclament d’une éthique et d’une philosophie que pour mieux les trahir dans les faits. Comme le font d’autres philosophes ou moralistes qui pourtant le combattent.

    Pour un humaniste comme Marx, la cause profonde des défauts du système c’est que le but de la production n’est pas intérêt général mais bien l’enrichissement des capitalistes, par un formidable gaspillage des hommes : "En dépit de sa ladrerie, la production capitaliste est d’ailleurs fort gaspilleuse de matériel humain, ( ... ) elle dilapide énormément de moyens matériels, perdant d’un côté pour la société ce qu’elle gagne de l’autre pour le capitaliste individuel.". "et c’est seulement par le gaspillage le plus énorme du développement d’individus particuliers qu’est assuré le développement de l’humanité en général, ( ...)." ainsi que de leurs capacités : "Les connaissances, l’intelligence et la volonté ( ... ) ne sont désormais requises que pour l’atelier. ( ... ) ce que les ouvriers parcellaires perdent se concentre en face d’eux dans Le Capital ( ... ) l’ignorance est la mère de l’industrie.".

    Mais Marx ne rejette pas entièrement le système, il lui accorde même le bénéfice de l’accroissement considérable de l’abondance matérielle qui caractérise cette fin du XIXème siècle. Pour lui, ce n’est pas une abstraction, un objet intellectuel, qui est "mauvais", mais ce que certains en font : "La machine est innocente des misères qu’elle entraîne [Mais ... ] c’est comme puissance ennemie de l’ouvrier que Le Capital l’emploie"[5]. Ce système a une justification historique.

     

    Une critique, pas une solution.

    A aucun moment, dans Le Capital, Marx ne décrit un autre système, "communiste" par exemple, ni n’évoque, à plus forte raison, la façon d’y arriver. Bien sûr, on sent bien son attirance pour les coopératives ouvrières comme l’espoir que fait naître chez lui l’importance de la Bourse qu’il voit comme une "socialisation" du capital et de la propriété. Il reste toutefois extrêmement prudent sur ces sujets qui sont développés surtout, dans les livres deuxième et troisième, publiés en réalité après sa mort. Bien qu’il soit proche des mouvements socialisants de son époque, et surtout solidaire des luttes ouvrières, il s’est nettement démarqué des partis, mêmes socialistes ou communistes.

     

    Un système voué à l’autodestruction

    Pour Marx, en fait, la société marchande capitaliste devait s’effondrer d’elle même, s’auto-détruire de l’intérieur, du fait de ses contradictions internes.

    Dans celles-ci on trouve, bien entendu, la baisse tendancielle du taux de profit, mais d’autres aussi, peut-être moins évidentes et en tout cas moins célèbres.

    - La tendance permanente du système à une concentration toujours croissante de la richesse. En effet les entreprises les plus productives doivent progressivement éliminer les autres en un cycle qui se continue indéfiniment. En poussant cette tendance jusqu’au bout, on doit, à la fin, ne plus trouver qu’UN SEUL capitaliste, en position de monopole, ce qui élimine la concurrence, qui était justement le moteur et la justification du système. Vladimir Ilitch Oulianov[6] l’a bien décrit dans son livre : L’Impérialisme, stade suprême du Capitalisme.

    - L’augmentation considérable et continue du nombre de travailleurs, hommes et femmes, comme leur organisation croissante au sein de syndicats et de partis ouvriers, devait nécessairement provoquer une modification du rapport de force en leur faveur, et donc un accroissement des tensions sociales, puis, à terme, la disparition du système. Dans ce sens, Marx voyait le capitalisme marchand comme une étape historiquement nécessaire, menant à l’émancipation de l’homme grâce à l’abondance de biens produits, il ne le rejetait pas entièrement.

    Un point central est la contradiction entre le système économique lui-même et ses valeurs philosophiques, éthiques, et morales. Car ce système est bel et bien celui d’une bourgeoisie anglo-saxonne, protestante et puritaine. Et si cette morale justifie et appuie, d’un côté, le capitalisme assimilé à la liberté, d’un autre, elle réprouve l’excès de richesse et, surtout, ce qu’on appelle "l’enrichissement sans causes". Qui plus est elle en condamne la violence et l’oppression et consacre une grande part de son activité "charitable" à tenter de soulager la misère provoquée par le système qu’elle soutient.

    Il est d’ailleurs tout à fait symptomatique que la quasi-totalité de ses contempteurs et contestataires soient sortis de ses rangs, à commencer par les "glorieux ancêtres" : Marx lui même, comme Lénine ou Trotsky mais aussi Mao Tse Toung, Ho Chi Min ou encore les étudiants de Mai 68, tous issus de la bourgeoisie, petite ou grande.

     


    [1] Quand je pense qu’on ose encore parler de "libre échange" (au lieu d’échange forcé).

    [2] La discussion des différentes conceptions de la propriété n’entre pas dans le cadre de cet article, qui traite du Capital. Ceci dit, on peut rappeler que cette notion, fondamentale dans nos philosophies occidentales, pose toujours problème, quel que soit le point de vue d’où l’on se place.

    [3] On pourrait remonter plus loin encore, Hermès n’étant que l’avatar grec du dieu égyptien Toth.

    [4] Ce qui démontre d’ailleurs que les financiers n’ont pas besoin du système de l’intérêt pour s’enrichir, celui-ci n’apportant qu’une accélération de cet enrichissement. Voir à ce sujet l’analyse magistrale de Fernand Braudel dans "L’identité de la France".

    [5] Ceci dit, si, pour Marx comme pour ses contemporains ou ses successeurs, le progrès technologique est lié au développement du capitalisme, cela reste encore à démontrer et je n’en suis pas, pour ma part, convaincu.

    [6] Lénine



  • finael finael 18 juillet 2008 18:59

    Réflexions sur le "Capital"

     

    Préambule

    Le Capital est un ouvrage facile à lire, à la portée de tout un chacun : c’est un ouvrage didactique destiné à un large public : les quelques formules mathématiques employées servent essentiellement à alléger l’écriture. Sa longueur tient au fait que Marx veut convaincre et martèle encore et encore les bases de sa critique du système capitaliste.

    Si l’on compare la clarté de l’exposé et la simplicité de l’expression du Capital à la plupart des autres traités d’économie, ces derniers apparaissent, au mieux, comme de la bouillie pour les chats, au pire comme un ramassis d’élucubrations magico-mathématiques[1] destinées à remplir les poches de leurs auteurs.

     

    Une économie humaine

    Ce qui frappe en premier lieu, c’est la place qu’occupe l’homme : la première. Ici pas de règles "immanentes" ou “lois du marché” abstraites autant qu’absconses[2], mais mise en scène de l’ouvrier et du capitaliste, des hommes, des femmes et des enfants avec leurs besoins, leurs envies, leur misère ou leur rapacité.

    "Seul le travail humain est créateur de valeur" Par cette définition Marx se situe dans la grande lignée des humanistes du XVII et XVIIIème siècles, pour lui il n’y a de valeur qu’en l’homme et création de valeur que par l’homme et son travail. Ainsi le "système capitaliste" est un ensemble de relations entre les hommes et l’économie est bien l’un des aspects des sciences humaines[3] indissociable de l’histoire, la politique, la psychologie ou la sociologie,

    En conséquence, les injustices criantes de la société qu’il décrit sont bien le fait des hommes, du moins de certains d’entre eux, qui en portent donc l’entière responsabilité. Comme les philosophes grecs l’avaient déjà remarqué : "Il ne semble pas y avoir de limites à l"avidité des riches", et c’est bien ce trait de psychologie qui explique, pour Marx, la situation qu’il décrit et qui justifie la nécessité d’un "changement de société" comme l’on dirait aujourd’hui.

    Une injustice fondamentale

    Dans le système capitaliste marchand, toute richesse est produite par les ouvriers (et les paysans), par leur travail, mais ce ne sont pas eux qui en profitent, car cette richesse leur est confisquée par les capitalistes, c’est à dire ceux qui sont déjà riches au départ. La loi du plus riche a remplacé l’antique loi du plus fort. A moins que ce ne soit la même en réalité !

    Depuis bien longtemps en effet, (citons encore les grecs et les romains[4]), les plus puissants sont bien ceux qui peuvent s’acheter ce qui se fait de mieux en matière d’armement : armes de métal plutôt qu’armes de pierre, chevaux (c’est ça un "chevalier", un noble, et ce depuis les romains au moins).


    [1] L’élucubration magico-mathématique fonctionne sur un principe simple : Devant telle ou telle formule indigeste, le lecteur doit se dire : “ Ouh là là, que c’est compliqué, ça doit être vachement intelligent : J’y comprends rien !" Exemple réel tiré d’un ouvrage récent (La Productivité, chez Nathan, 1993) :"La dérivée partielle (sic !) de la productivité marginale du capital : F’N = Aa Na - 1 Kb = a ( ANaKb / K), ... ".

    [2] Il est très pratique d’accuser un système de tous les maux. Mais qu’est-ce que ce fameux système ? je n’ais jamais croisé de système dans la rue, mais des gens. Un ensemble totalement automatique de machines, robots et ordinateurs pourra bien composer un système (au sens physique du terme), mais jamais une entreprise qui est une association de gens !

    [3] Je profite de l’occasion pour rappeler que économie vient du grec "oïkonomia" : Administration de la maison, de la racine indo-européenne "weik" ayant donné oïkos en grec, et indiquant l’unité sociale juste au dessus de la famille. Cette même racine a aussi donné, par d’autres voies, le mot "ville".

    [4] En fait ce phénomène semble bien plus ancien, et les travaux récents de l’archéologie le font plutôt remonter au néolithique au moins (12000 à 6000 avant J.C.).



  • finael finael 18 juillet 2008 15:27

    Je trouve pour le moins bizarre de voir les scores que je "plusse" diminuer, et parfois de plusieurs unités, et ceux que je "moinsse" remonter de la même manière.

    Surtout que celà ne concerne que certains auteurs.

    Agoravox utiliserait une "machine à voter" bushienne ?



  • finael finael 13 juillet 2008 13:02

    @ golgoth

     Les historiens s’accordent généralement pour dire que le "travail", soit le temps consacré à se procurer la nourriture, à fabriquer abris et outils ne dépassait pas un à deux jours par semaine jusqu’au néolithique récent (-4000 environ). Cette opinion est corroborée par l’étude des sociétés dites "primitives" à l’heure actuelle.

     Jusqu’à la révolution industrielle du XIXème siècle nos pays étaient essentiellement ruraux et agricoles et connaissaient jusqu’à 200 jours fériés dans l’année, pas toujours respectés il est vrai. Les périodes d’activités intenses (labours, semailles, moissons) étaient entrecoupées de périodes de travail très réduit.

     Bien sûr les conditions de vie n’étaient pas les mêmes et même Marx reconnait que le capitalisme, en mettant une grande partie de la population au "travail forcé" a créé les richesses et les conditions d’un changement radical qui, selon lui, aurait dû permettre l’émancipation des travailleurs.

     Il est frappant de constater que les grands inventeurs du XIXème siècle et du début du XXème étaient persuadés que leurs travaux permettrait aux hommes de se "libérer du travail" et faisaient preuve d’un optimisme qui ne s’est pas réalisé.

     On est est arrivé au contraire à déifier le "travail productif" (c’est à dire produisant des biens vendables et monétarisables) au dépend du temps passé à se détendre, se reposer, s’instruire ou se cultiver, enrichir les liens sociaux entre nous, s’entraider, et, finalement, profiter de l’existence. Toutes choses non quantifiables et donc jugées "inutiles", voire "nuisibles" dans la société actuelle. Ecrire, peindre, sculpter, ... n’est "utile" que si quelqu’un peut en retirer de l’argent par exemple.

     Voilà le type de société que vous défendez.

     Quant à ceux que les progrés de la productivité rejettent hors de votre monde, vous leur crachez à la figure !



  • finael finael 9 juillet 2008 23:07

    @ bob

     Que sais-tu du travail d’ingénieur système et réseaux.

     Quand tu arrives à faire ton boulot correctement et que tout fonctionne, personne pour te remercier, parce que "c’est normal".

     Quand ça plante quelque part tu as tout le monde sur le dos, même si tu n’y peux rien. Et dans la quasi-totalité des boites, peu importe que tu restes toute la nuit, voire des 72h sans rentrer chez toi, à récupérer quelques heures sur le plancher.

     Quand la direction a décidé de se mettre "à la mode" et de passer sur un truc bordélique, c’est encore toi qui es sur la brêche parce que personne n’a pris la peine de te demander si c’était compatible avec les applications en service, ...

     Etc, etc, etc ...

     Alors avant de déballer ta haine personnelle, demande-toi donc pourquoi la quasi-totalité des informaticiens marchent aux anxiolytiques et autres anti-dépresseurs !

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