Une autre remarque : Les théories du complot ont pour particularité de varier dans le temps : Au fur et à mesure qu’on met en évidence leurs multiples incohérences, elles sont adaptées par leurs créateurs pour pallier les critiques.
Enfin, et pour parler en termes savants, elles violent toutes le principe du rasoir d’Occam.
Ce qu’il y a également de commun à toutes les théories du complot c’est qu’elle mettent en scène des scénarios qui sont si complexes qu’ils sont encore plus IMPROBABLES et donc plus incroyables que la séquences des évènements chaotiques qui se sont produits dans la réalité !
Vous avez des doutes quant au fait que les Tours se sont effondrées à la suite d’un détournement d’avions effectués par des militants islamistes ?
Bon, très bien, vous avez le droit d’avoir des doutes, pas vrai ?
Mais pour échafauder une autre hypothèse, il vous faire sacrément appel à la crédulité de vos interlocuteurs : Le scenario qu’il vous faut bâtir est si complexe qu’on s’étonne que le secret du complot ait pu être gardé plus de dix secondes, et qu’on s’étonne aussi qu’une opération aussi complexe ait pu se dérouler sans aucune anicroche !!
La théorie du complot au sujet de l’attentat du 11 Septembre souffre d’un handicap par rapport à la théorie du complot au sujet de l’assassinat de Kenndy, pour prendre cet autre exemple, et c’est la raison pour laquelle elle n’a pas eu autant de succès et n’a pas trouvé beaucoup de relai médiatique : Tout le monde a pu voir les avions s’écraser dans les Tours à la télévision et il suffit ensuite de calculer l’énergie cinétique d’un avion de 100 tonnes se déplacant à 800 kilomètres à l’heure, pour deviner que la structure de ces Tours a dû être drôlement ébranlée.
Il est assez probable qu’il n’y avait pas besoin de rajouter un complot et des explosifs !
Et comme un commentateur l’a fort justement fait remarqué, dans toute théorie du complot il y a une finalité : Celle de dédouaner, ou de tenter de dédouaner le, ou les, véritables auteurs.
De la part de personnage qui défendent on ne sait trop quels intérêts, mais le plus probable est qu’il ne doit s’agir d’intérêt extra-européens.
La partie qui est en cours concerne l’Europe occidentale et la Russie, qui négocient actuellement un partenariat stratégique, dans le but de former un ensemble qui dominera la politique mondiale au 21 ème siècle.
Ce partenariat est redu nécessaire car la montée en puissance de la Chine menacera à terme la présence Russe en Sibérie.
La partie dans le Caucase n’est donc qu’une tentative de diversion pour torpiller les négociations qui se déroulent entre les Européens et les Russes et que tous les participants souhaitent voir aboutir.
Le seul petit problème, sans aucun doute, est que si tous les participants souhaitent qu’elles aboutissent, d’autres, qui n’y participent pas, souhaitent qu’elles n’aboutissent pas. Et c’est la raison pour laquelle on a monté cette affaire Géorgienne de toutes pièces, afin de créer une pomme de discorde entre Russes et Européens de l’Ouest.
Qui a fait celà ? Peu importe, il suffira de faire en sorte que la manoeuvre échoue en poursuivant les négociations en cours jusqu’à leur terme.
Constatons seulement que la Géorgie a déclenché l’affaire en Ossétie sans consulter l’Europe et que que l’Europe, qui ne doit rien aux Géorgiens, se contentera à présent d’éviter aux Géorgiens les conséquences les plus graves de leur aventure mal calculée.
Mais disons le franchement : on s’en fout de savoir qui contrôle l’Ossétie, la Géorgie ou bien les Russes, car ce territoire n’a aucune importance stratégique. D’ailleurs on pourra très bien l’échanger plus tard en restituant le contrôle du Kossovo aux Serbes, contre la restitution de l’Ossétie aux Géorgiens.
De toutes les façons tous ces territoires ont vocation à s’intégrer dans notre Europe de demain.
Rappelons pour finir que les divagations antiaméricaines se soignent en psychiatrie et ne constitue en aucune façon un enjeu politique, sauf pour des gens qui ne sont pas de notre bord et qui défendent des intérêts étrangers à l’Europe.
Et rappelons enfin, que la question Iranienne se réglera le moment venu et que la disparition du "pays des Aryens" de la carte dépendra de l’attitude des Perses dans les mois à venir. En ce qui concerne, nous Européens de l’ouest, la disparition de l’Iran ne nous fera ni chaud ni froid.
Nous participerons même aux opérations militaires s’il en est besoin et nous ferons cadeau des dépouilles Iraniennes aux Turcs.
L’article de Dugué est un tissu de divagations qui ne mérite pas qu’on s’y arrête.
L’affaire Géorgienne n’est qu’une péripétie malheureuse que les Géorgiens ont déclenché sans consulter les responsables Européens, ils vont s’en mordre les doigts.
Si les Géorgiens avaient consulté les Européens, ceux-ci auraient déconseillé toute cette opération bien trop risqué, par conséquent nous nous bornerons à éviter aux Géogiens les conséquences les plus graves de leur aventure mal calculée, mais nous nous fichons complètement de savoir si l’Abkazie ou l’Ossétie sont sous le contrôle des Russes, car ces deux territoires n’ont aucune importance stratégique.
De plus, on pourra très bien les échanger avec le Kossovo en restituant le contrôle de cette province Serbe aux Serbes, contre la restitution de l’Ossétie aux Géorgiens.
Ce qui est d’une importance stratégique, en revanche, c’est la poursuite des négociations fructueuses en cours entre les Russes et les Européens, en vue d’une intégration à terme de la Russie dans le concert des Nations-Frères Europénnes, dans ce que Poutine a appelé lui-même "Notre Maison Commune".
Cette intégration est dictée par la montée en puissance de la Chine, qui menace à terme la présence Russe en Sibérie, elle n’a donc rien à voir avec la situation dans le Caucase.
D’ailleurs on aura remarqué que les Russes n’ont pas touché aux pipelines qui passent par la Géorgie pour alimenter l’Europe en gaz et pétrole en provenance des pays Turcs d’Asie Centrale (Azerbaïdjan et Kazakhstan, principalement), ce qui montre que les Russes ont parfaitement assimilé la règle que nous voulons voir s’imposer : le pétrole Russe transitent par le territoire Russe, le pétrole du Kazakhstan transite par l’Azerbaïdjan et la Géorgie.
Par conséquent, les Russes ont évité de menacer l’Europe sur ce sujet essentiel et ils ont même renouvelé leurs engagements d’alimenter l’Europe avec le pétrole et le gaz Sibérien !!!
L’alliance est en route, tout le monde la souhaite, et elle constituera la puissance politque, économique et militaire dominante du siècle qui débute.
L’article de ce Biancheri est évidemment un torchon qui ne mérite pas qu’on s’y arrête longtemps.
Mais il ne faut pas en profiter pour pêcher en eaux troubles, l’Ossétie et l’Abkazie n’ont aucune importance stratégique et savoir qui en a le contrôle est une question sans intérêt.
Constatons seulement que c’est bien la Géorgie qui a provoqué toute cette affaire et qu’elle peut aujourd’hui s’en mordre les doigts ! Nous allons donc faire en sorte de lui éviter les conséquences les plus désagréables de son intervention mal calculée et déclenchée sans consultation préalable des responsables politiques Européens.
Car il est évident que si les responsables Européens avaient été consultés par les Géorgiens, il est probable qu’ils auraient déconseillé toute cette opération trop risquée.
Tout ceci n’est qu’une péripétie dans l’Histoire Européenne qui va se poursuivre dans le sens d’une intégration progressive de la Russie dans l’ensemble Européen. Cette intégration est une conséquence de la montée en puissance de la Chine, qui menacera à terme la présence Russe en Sibérie, et n’a donc strictement rien à voir avec la situation dans le Caucase.
Commençons :
1) Par intégrer l’Ukraine et la Géorgie dans la Communauté Européenne et dans l’OTAN, car la Russie n’a pas à décider de qui participe à la Communauté Européenne et à l’Alliance Atlantique et devra s’incliner.
2) Par refuser de reconnaitre l’indépendance du Kossovo, qui constituerait une provocation inutile.
Et poursuivons les négociations stratégiques qui ont lieu aujourd’hui entre Européens et Russes. Des négociations que tout le monde veut voir se poursuivre et réussir, les Russes y compris.
Ces négociations se déroulent sous le contrôle étroit de l’Allemagne, de la France et de l’Angleterre et il n’appartient pas à la Pologne, à la Tchéquie, à la Géorgie, ou à l’Ukraine (ou à Washington) de les torpiller.