Et pour couronner le tout "Pleure Ô mon pays bien-aimé" (Cry the beloved country) a été écrit par un auteur Sud Africain nommé Allan Paton et l’intrigue se déroule bien en Afrique du Sud !
Koudou, ètes-vous certain de connaitre l’Afrique Australe autrement qu’en simple touriste ?
Je vous cite :
"Je ne suis pas le seul à le dire et à le constater. Doris Lessing ("Pleure, ô ZImbabw bien-aimé",......."
Le roman de Doris Lessing s’appelle en réalité : "Pleure Ô mon pays bien-aimé" et son pays bien-aimé est l’Afrique du Sud et non le Zimbabwe, car Doris Lessing est Sud-Africaine.
"Cela m’est arrivé tout près de l’hôtel Meikles. Le restaurant (le steack-house) est au premier étage"
Excusez-moi cher auteur, mais à mon époque le steak house était situé au rez de chaussée et c’était le restaurant gastronomique qui était situé au second. Mais celà a pu changer bien sûr.
En fait, il y avait même trois restaurants au Meikles hotel !
Je connais un peu le Zimbabwe pour y avoir vécu 2 ans, au début des années 80, et pour y être retourné depuis à de nombreuses reprises. A l’époque, le Zimbabwe s’appelait encore Rodhésie-Zimbabwe et la capitale s’appelait Salisbury.
Mugabe a ruiné le pays. Il est impossible de dire autrement.
Le drame du Zimbabwe vient de ce que l’ethnie dominante (les Shonas) est largement majoritaire dans le pays et que l’éthnie concurrente (les Ndebeles) est minoritaire et qu’elle vient d’Afrique du Sud (Il s’agit d’un clan du peuple Zoulou). Ce sont donc des "étrangers". Le pouvoir de Mugabe ne pouvait donc pas être remis en cause.
Mugabe a voulu "africaniser", c’est peut-être légitime, mais "africaniser" une économie, qui était assez sophistiquée, aboutit tout simplement à la ruine. Pour les Français qui ne connaissent pas l’Afrique Australe, je précise que cette région d’Afrique, au même titre que l’Afrique qui est à l’autre bout du continent (Le Maghreb), a été une région de colonies de peuplement, et pas seulement de colonies de traites comme l’Afrique équatoriale française, par exemple.
Ce qui veut dire que les économies de ces colonies de peuplement était beaucoup plus développées et complexes, que l’économie de pays comme la Côte d’Ivoire ou le Cameroun.
Le résultat est qu’elles ont été ruinées complétement par le processus d’indépendance, tandis que l’Economie de pays comme la Côte d’Ivoire ne dépend pas de facteur interne mais seulement du cours mondial du cacao. La gestion interne sera tout aussi mauvaise, pour ne pas dire pathologique, en Côte d’Ivoire, mais le cours du cacao ne dépend pas de ça et les rentrées d’argent ne sont affectées que de façon marginale.
Tandis qu’au Zimbabwe, Mugabe a ruiné tous les secteurs de l’économie sophistiquée installée par les blancs qui devaient parer un embargo international. Ce qui veut dire qu’il a ruiné successivement :
1) l’industrie lourde (les fonderies de métaux),
2) l’industrie légère (les industries de transformation du secteur agro-alimentaire, puis les entreprises du secteur primaire, les mines et les plantations (canne à sucre, cacao, thé, café),
3) pour finir par ruiner l’agriculture qui alimentait le pays en denrées alimentaires (céréales, élevage, légumineuses, fruits et légumes).
Le dommage est irréparable et personne n’investira aujourd’hui pour le réparer. Les investisements étrangers éventuels se borneront à remettre en route les plantations et les mines, le reste ne sera pas remis debout.
Il est assez probable que l’Afrique du Sud suivra peu à peu le même chemin que le Zimbabwe, la destruction de ce pays commencera dès que Mandela sera mort, un chemin de destruction et de ruine qui sera plus long car l’Economie de l’Afrique du Sud est un mastodonte qui sera très long à saigner à mort. De plus la communauté blanche se compte par millions d’individus et ne se laissera pas ruiner si facilement.
On peut prévoir même des évènements politiques en Afrique du Sud, qui sonneront le glas de l’Histoire de la décolonisation en Afrique.
J’en profite pour relever cette perle de Christoff :
"il n’existe qu’une version unique des faits"
En effet, il ne peut exister qu’une version des faits, si tout au moins on veut que cette version soit exacte, car les faits sont comme ils sont et non autrement.
Par définition.
Ce qui nous donne une bonne piste de reflexion : Pour pouvoir donner une seconde version, il faut donc changer les faits. Et c’est bien ce que font les partisans des théories du complot.