Je laisserais volontiers tous nos Prix Nobel d’Economie, qui se bousculent sur ce fil, nous donner leurs opinions et leurs avis si passionants sur la "crise systémique" qui ravage l’économie mondiale aujourd’hui.
Ce sont de grands scientifiques qui sont venus pour nous éclairer.
Mais je comprends moins bien que ces phares de la pensée économique soient si intolérants avec leurs contradicteurs, au point d’être saisis d’un tic nerveux qui contracte l’index de leur main gauche de façon compulsive.
Je n’ai pas l’honneur d’être, comme eux, une sommité de l’analyse économique, mais j’ai passé quelques années au sein d’une grande banque internationale et il m’en reste un petit bagage, c’est pourquoi je saisirais tout de même l’occasion qui m’est ici donnée, avec toute l’humilité qui s’impose, pour rappeler qu’il n’y a pas plus de crise financière internationale que de beurre en broche, que le Grand Soir n’est pas encore arrivé, et que le "Libre-Echange" (dont on se demande ce qu’il vient faire au beau milieu d’une crise des prêts hypothécaires aux Etats-Unis) et la "mondialisation ( ? ?!!) ont encore de bien beaux jours devant eux et que cela est fort heureux.
Le délire des uns alimentent le délire des autres, comme le personnel médical peut s’en apercevoir dans n’importe lequel des pavillons de Sainte-Anne, et la lecture de ce fil permet de le constater en dehors de cette enceinte spécialement dédiée.
Nouveau record historique de créations d’entreprises en france
Le nombre de créations d’entreprises du mois de février 2008 est en hausse par rapport au mois de janvier 2008 (+2,6 % en données corrigées des variations saisonnières). Le nombre de créations des mois de décembre 2007, janvier et février 2008 est en hausse (+16,1 %) par rapport aux mêmes mois un an auparavant. Les secteurs qui contribuent le plus à cette hausse sont le commerce, les services aux entreprises, la construction et les services aux particuliers (sources ACOSS)
HEURES SUP DEFISCALISEES
Les données relatives aux entreprises de plus de dix salariés indiquent que 54 % d’entre elles y ont désormais recours. Elles étaient 38 % en octobre, 49 % en novembre et 51 % en décembre (données corrigées).
Plus de la moitié de ces heures supplémentaires ont été réalisées dans les secteurs de la construction, des transports, des services opérationnels, des hôtels, cafés et restaurants et l’industrie d’équipements mécaniques.
Les résultats obtenus en 2007 encouragent le Gouvernement à poursuivre dans la voie sur laquelle il s’est engagé afin d’atteindre le plein-emploi en 2012 : celle de réformes ambitieuses en faveur de la croissance et d’un meilleur fonctionnement du marché du travail.
L’emploi a évolué en 2007 à un rythme exceptionnellement vigoureux, avec 297 700 créations nettes d’emplois dans le secteur marchand, soit une hausse de près de 60 % par rapport à 2006.
Les importantes créations d’emplois dans la construction et surtout dans les services viennent contrebalancer les destructions d’emplois dans l’industrie qui se sont poursuivies à un rythme désormais moins soutenu.
Avec la création de 40 000 emplois non marchands, ce sont environ 340 000 emplois supplémentaires qui ont été créés en 2007, meilleure année en la matière depuis 2000.
Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à l’ANPE en catégorie 1 (c’est-à-dire les personnes sans emploi, immédiatement disponibles, à la recherche d’un emploi à durée indéterminée à temps plein) a diminué de 194 800 sur un an pour s’établir à 1 897 300 fin 2007, le plus bas niveau depuis 1984. Á la fin du 3e trimestre 2007, le taux de chômage calculé par l’INSEE était de 7,9 %.
Ces résultats sont d’autant plus satisfaisants que le dynamisme de l’emploi a duré tout au long de l’année 2007, y compris au 4ème trimestre avec près de 60 000 emplois créés dans le secteur marchand.
Le sursaut du nombre de demandeurs d’emploi inscrits à l’ANPE observé en janvier, mois traditionnellement moins bien orienté, doit être relativisé, en attendant les chiffres de février et de mars.
En outre, la baisse du chômage a bénéficié à tous les publics , notamment les jeunes, les seniors et les chômeurs de longue durée (avec une baisse spectaculaire de près de 21 % sur un an pour ces derniers).
Enfin, entre le 3e trimestre 2006 et le 3e trimestre 2007, la proportion de contrats à durée indéterminée dans l’emploi total, comme celle des emplois à temps complet, est restée stable.
La création d’emplois ne se fait donc pas au détriment de la qualité de l’emploi.
Dans un environnement économique devenu plus incertain depuis le début de l’année, la poursuite de cesévolutions favorables passe par une accélération des réformes engagées.
L’accord des partenaires sociaux du 11 janvier et la fusion de l’ANPE et des Assédic sont deux acquis importants. La réforme du service public de l’emploi se poursuivra avec la mise en place d’une offre de service renforcée en direction des entreprises et des personnes à la recherche d’un emploi, et avec la renégociation de la convention d’assurance chômage. Le chantier de la réforme de la formation professionnelle a été lancé : l’objectif est qu’elle débouche d’ici la fin 2008.
Enfin, le Gouvernement de Nicolas Sarkozy veille à la situation des personnes particulièrement fragilisées sur le marché du traval.
Après les mesures prises en 2007 pour décourager les entreprises de se séparer prématurément de leurs salariés seniors durant les années des gouvernements "socialistes" et la mise en place en janvier 2008 d’une nouvelle offre de service renforcée en faveur du retour à l’emploi des demandeurs d’emploi âgés, le « rendez-vous retraite 2008 » sera l’occasion d’aller plus loin.
Par ailleurs, le revenu de solidarité active, dont l’expérimentation a été engagée sous l’égide du haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, a pour objet d’inciter les bénéficiaires de minima sociaux à prendre ou reprendre un emploi et il est démontré maintenant de la réussite de cette politique sociale
Bref,voila un peu d’information réaliste dans ce brouillard de négativisme qui vire au négationisme avec des articles anti-sarkozy primaire et d’un anti-américanisme qui n’est qu’une caricature d’un système économique.
Mr Forest End, il n’est guère nécessaire de s’énerver, il suffit de dire la vérité.
Or cette vérité, la voici :
Vous ètes un docteur en sciences économiques, spécialiste des questions de finances internationales. Chacun d’entre nous le sait. Vos recherches dans ce domaine si complexe sont reconnus de tous, c’est pourquoi vous ètes particulièrement qualifié pour venir ici nous parler de la fin prochaine du "système".
Voilà.
Ceci étant dit, est-il utile de rappeler que la crise des surprimes aux US est un phénomène auquel notre auteur ne comprend strictement rien ?
Faut-il signaler en passant que cette crise n’aura aucune des conséquences qu’il prévoit ?
Faut-il dire que cet article est un tissu de spéculations hasardeuses, émises par quelqu’un qui ne sait tout simplement de quoi il parle ?
Que ce même auteur a déjà pondu des kilomètres d’articles allant toujours dans le même sens, toujours démenti par les faits et qu’il renouvelle sans cesse ?
Faut-il rappeler que le présent article finira, comme les précédents, à la poubelle, qu’il sera lui aussi démenti et qu’on l’aura oublié dans quelques semaines ?
Ce qui autorisera notre inlassable économiste d’occasion d’en pondre à nouveau un autre, qui connaitra le même sort.
Celà porte un nom et celà s’appelle du charlatanisme de bonimenteur de foires.
Bien que n’étant pas Prix Nobel d’Economie moi-même, je me hasarderais, sous le regard de nos experts d’Agoravox, à une analyse rapide des prévisions d’évolution des principales zones économiques mondiales, pour l’année en cours.
Aux Etats-Unis, la croissance sera ralenti en 2008. L’économie américaine était déjà parvenu à la fin d’un cycle à fin 2007, et la crise des subprimes n’arrangera certes pas la situation. La croissance sera donc ramené de 2% à 1,4 %, avec une quasi stagnation au premier trimestre. La plupart des banques américaines, qui ont été les plus touchées par le crunch des actifs immobiliers, ont sans doute fini de nettoyer leurs bilans en provisionnant leurs pertes virtuelles, les dernières banques les plus exposées finiront leur nettoyage au premier trimestre de 2008, et les autorités américaines peuvent à présent envisager une stimulation budgétaire de type Keynesien, en faisant attention à l’inflation.
En Asie, la crise financière américaine n’aura que des répercutions limitées du fait du dynamisme interne des économies de la zone. Les taux de croissance très élevés, de l’ordre de 10% l’an en Chine et en Inde, baisseront d’environ 1%. Une excellente occasion de calmer la surchauffe, notamment en Chine où le taux d’inflation frôle les 5%.
En Europe, l’exposition des banques aux risques immobiliers aux Etats-Unis était somme toute limitée, les grandes banques, à une ou deux exception près, ont provisionné suffisamment à la fin de 2007, l’évolution économique en 2008 dépendra donc d’autres facteurs, tels que le prix de l’énergie, les prix mondiaux des matières premières industrielles, ou bien l’ampleur des réformes qui allègeront le poids de l’Etat sur les énergies. Les taux de croissance seront réduits d’environ 0,5% en moyenne, sauf en Grande Bretagne qui a dores et déjà réduit de façon efficace sa dette, qui a mené à bien ses réformes de libération de l’Economie depuis longtemps et qui va poursuivre sa bonne progression.
Pour ce qui concerne la France, la croissance sera réduite de 0,2 à 0,4 % pour être ramené à 1,5% environ, ce qui ne devrait pas trop perturber le processus en cours de baisse du chômage. En revanche il devient nécessaire de commencer le chantier des réformes de libération de l’Economie française et de commencer la liquidation effective de l’héritage étatiste historique.
Pour finir, un passage en revue de deux variables économiques qui sont souvent mises en exergue dans les analyses de nos commentateurs :
Les cours de Bourse : Après plusieurs années de hausse continue, les boursiers s’attendaient à une année 2008 moins glorieuse. La crise des prêts hypothécaires, qui a provoqué une méfiance et un attentisme compréhensible de la part des investisseurs a comblé, et bien au delà leurs attente. A Paris le CAC 40 a baissé de 20% en trois mois, cette baisse est sensible, bien qu’elle ne soit pas exceptionnelle dans l’histoire boursière, et il est probable que l’essentiel de la purge a eu lieu. On peut donc s’attendre à un rebond des indices si les profits des entreprises se maintiennent à leurs niveaux satisfaisants d’aujourd’hui.
Le cours du dollar : La force de l’Euro par rapport au dollar donne lieu à des débats sans fin quant à la question de savoir si elle est un frein à la croissance. Répondons donc clairement à cette question qui agite les économistes de niveau de la Maternelle : OUI et NON.
La force de l’Euro diminue le poids de nos importations, notamment le pétrole, et pèse également sur nos exportation en les renchérissant. Il y a donc deux effets qui s’annulent l’un l’autre et la résultante est proche de l’équilibre. Pour en dire plus, il faudrait faire une analyse fine, secteur par secteur, les effets seront différents d’un secteur à l’autre. Il faudrait faire une analyse fine pays par pays. On constate par exemple que les exportations allemande se portent très bien, alors que les exportations françaises s’essoufflent. Mais la Fra&nce n’a jamais été un pays fort économiquement depuis la première révolution économique au 19 ème siècle et son déclin irrémediable date de la fin de la prééminence de l’agriculture et de l’avènement des économies de l’ère moderne, en Angleterre et en Allemagne dans les années 1850.
Un dernier point, pour souligner tout l’intérêt de la mondialisation et de la globalisation de l’Economie. L’Economie mondiale a désormais trois moteurs principaux, les USA, l’Europe et l’Asie et ces trois moteurs ne sont pas exactement en phase, ni du point de vue de la croissance, ni du point de vue de l’inflation, ce qui a tendance à « lisser » les effets d’un ralentissement de l’activité générale.
Je laisserais volontiers tous nos Prix Nobel d’Economie, qui se bousculent sur ce fil, nous donner leurs opinions et leurs avis si passionants sur la "crise systémique" qui ravage l’économie mondiale aujourd’hui.
Ce sont de grands scientifiques qui sont venus pour nous éclairer.
Mais je comprends moins bien que ces phares de la pensée économique soient si intolérants avec leurs contradicteurs, au point d’être saisis d’un tic nerveux qui contracte l’index de leur main gauche de façon compulsive.
Je n’ai pas l’honneur d’être, comme eux, une sommité de l’analyse économique, mais j’ai passé quelques années au sein d’une grande banque internationale et il m’en reste un petit bagage, c’est pourquoi je saisirais tout de même l’occasion qui m’est ici donnée, avec toute l’humilité qui s’impose, pour rappeler qu’il n’y a pas plus de crise financière internationale que de beurre en broche, que le Grand Soir n’est pas encore arrivé, et que le "Libre-Echange" (dont on se demande ce qu’il vient faire au beau milieu d’une crise des prêts hypothécaires aux Etats-Unis) et la "mondialisation (? ?!!) ont encore de bien beaux jours devant eux et que cela est fort heureux.
Le délire des uns alimentent le délire des autres, comme le personnel médical peut s’en apercevoir dans n’importe lequel des pavillons de Sainte-Anne, et la lecture de ce fil permet de le constater en dehors de cette enceinte spécialement dédiée.