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  • Premier article le 17/03/2009
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  • FYI FYI 1er octobre 2008 17:04
    				 				Paulson a laissé couler Lehman Brothers pour sauver Goldman Sharks 				 				

    Le 14 septembre, après un week-end intense de tractations, le secrétaire d’Etat au Trésor américain, Henry Paulson, décide d’abandonner Lehman Brothers à son triste sort de faillite. Le lendemain, il débloque 85 milliards de dollars de fonds publics pour sauver AIG, le premier assureur mondial, mortellement atteint par les subprimes qu’il couvrait pour les banques.

    Selon le New York Times de ce dimanche, cité par Le Figaro, une faillite d’AIG aurait coûté 20 milliards de dollars à Goldman Sachs, son premier partenaire commercial. Coïncidence étonnante : avant d’être nommé secrétaire au Trésor en 2006, Paulson était le PDG de Goldman Sachs.

    Pour creuser le sujet : focus

    				



  • FYI FYI 1er octobre 2008 16:59
    				 				Les banques par terre, Paulson à genou : un lundi noir inévitable 				 				

    Il en est ainsi du grand plan « de sauvetage » de Wall Street, élaboré par le secrétaire au Trésor étasunien Henri Paulson et le patron de la Réserve fédérale Ben Bernanke, qui préconise le rachat pour 700 milliards de dollars par l’Etat américain d’une partie des « titres toxiques » des banques, y compris des banques étrangères (essentiellement britanniques).
    				 				 				

    Si les membres du Congrès, sous le choc de la faillite de Lehman Brothers, étaient initialement bien orientés à avaliser et avaler sans tergiverser la couleuvre, une autre réalité a fait irruption. Car, en se rendant dans leurs circonscriptions respectives, les élus sont assaillis d’appels téléphoniques de leurs électeurs, les sommant de s’abstenir de sauver les auteurs du crime plutôt que leurs victimes. Sur 100 appels reçus, 99 sont hostiles au plan Paulson, rapporte un membre du Congrès.

    Le président George W. Bush en personne est donc monté au créneau pour tenter de sauver la mise. A la Maison Blanche, jeudi, autour d’une table aux extrémités de laquelle se tiennent John McCain et Barack Obama, sont réunis George W.Bush, son secrétaire au Trésor, Nancy Pelosi et Harry Reid, les dirigeants de la majorité démocrate au Congrès, et les leaders de la minorité républicaine.

    La scène prend alors une tournure shakespearienne, lorsque le représentant des Républicains à la Chambre, John A. Boehner de l’Ohio, annonce d’emblée que son groupe n’a pas la moindre intention de signer un chèque en blanc de 700 milliards de dollars pour renflouer les banques américaines et étrangères.

    Cette déclaration met fin à la rencontre et dans une ambiance décrite comme électrique, Bush a du mal à ramener le calme. Les accusations volent. McCain et Obama quittent la salle sans un mot. Furieux, les démocrates sortent également pour un conciliabule sur la marche à suivre.

    Selon le New York Times, c’est là que l’incroyable se produit : Henry Paulson s’élance à leur poursuite et pose un genou à terre devant Nancy Pelosi : « Don’t blow it up ! » [Ne faites pas tout exploser], implore-t-il.

    Surprise, face à cette génuflexion, Pelosi réplique : « Je ne savais pas que vous étiez catholique. » Avant d’ajouter : « Ce n’est pas moi qui ai tout fait exploser, ce sont les républicains. »

    « Je sais, je sais », lui aurait répondu Paulson.

    Le même jour, la plus grande banque/caisse d’épargne des Etats-Unis, Washington Mutual, ferme ses portes, bien que ses activités bancaires soient reprises par JP Morgan Chase. Pour leur part, les membres du Congrès sont sommés d’annuler leurs vacances pour continuer le forcing en vue de trouver un accord.

    S’ils l’adoptent, le dollar pourrait s’effondrer suite à une décote de la dette américaine. S’ils ne l’adoptent pas, selon tous les experts, nous connaîtrons un lundi bien plus noir que celui d’octobre 1929.

    La seule solution est celle du bon sens : pas de renflouement mais une procédure normale de redressement en faillite. La tragédie n’est pas cet instant, mais la matrice culturelle qui nous empêche d’agir en ce moment pour le bien. A vous de rejoindre la bataille !



  • FYI FYI 1er octobre 2008 16:50

    Je ne suis pas persuadé que les représentants ont voté en conscience, ça se saurait si vous me le permettez.
    Les parlementaires se sont des notables élus via un panel non représentatif et restrictif, qui ne sont là que pour les affaires courantes.
    Les parlementaires républicains ont dit "NON" car leurs électeurs les harcelaient encore plus fort que ces voyous de financiers.
    Les parlementaires républicains s’ils ont voté "non" car ils ont eu peur pour leur sécurité personnelle.
    Mantenant on peut effectivement supputer que c’est une démarche purement électoraliste, ceci dit le citoyen de New-York n’est pas le citoyen du Montana ou de l’Arizona...
    J’espère effectivement qu’enfin les peuples de l’Europe vont demander des comptes à ces politiciens et financiers qui nous parasites depuis plus de 30 ans.
    A quand un Nuremberg de nos "élites" ? Wait and See...

    Tout de même, je m’inquiète de voir les chefs d’Etats de crier au loup ainsi, je me demande ce qu’ils nous mijotent encore...




  • FYI FYI 1er octobre 2008 13:20
    				 				Les Etats-Unis vont-ils survivre au Plan Paulson ? 				 				
    				
    				 				

    				 				

    Les parasites financiers sont furieux que la pression populaire ait mis leur plan de renflouement en échec, et ils font tout ce qu’ils peuvent pour que le Plan Paulson passe au prochain coup. Mais il n’y a plus grand-chose qu’ils puissent faire dorénavant. S’ils sont si désespérés, c’est qu’ils sont bien plus en faillite que ce qui est reconnu. C’est vrai qu’il faut être sacrément désespéré pour confier à George Bush, l’homme le plus méprisé du pays, la défense du projet. La plupart des gens ne lui confiraient pas leurs clés de voitures, alors lui donner 700 milliards ! C’est clair et net, ce plan est une opération de sauvetage des parasites. C’est le même système financier ayant détruit la puissance industrielle américaine et s’étant détruit lui-même, qui demande aujourd’hui à être sauvé. Est-ce pour nous faire encore plus de mal ?

    Nous voyons ici le mensonge en pleine action. On nous dit qu’au final le renflouement ne coûterait pas 700 milliards car il pourrait même devenir profitable, puisque les actifs auront de la valeur. Peut-on croire ça ? Si les banques pensaient vraiment qu’il y a un profit à faire avec ces actifs, est-ce qu’ils insisteraient autant pour partager ce bénéfice avec les contribuables ? Non. Ils savent que ces actifs sont pourris, et ils continuent à faire ce qu’ils ont toujours fait : s’en décharger en les refourguant aux pigeons. En réalité, 700 milliards, c’est une goutte d’eau comparé aux milliers de milliards de dollars qui seraient nécessaires pour les banques. Paulson et Bernanke le savent, les banques le savent, et ils ne font que mentir au peuple américain.

    Mais le véritable enjeu n’est pas le coût du plan. Il a été conçu par les gens qui ont crée le désastre dans lequel nous sommes, ce n’est qu’une politique incompétente parmi d’autres, ce plan ne marchera pas. Le problème vital pour les Etats-Unis est la disparition de la part productive de leur économie sous la gouverne de ces politiques stupides, et aujourd’hui le pays ne peut plus soutenir la pyramide de dette qui lui a été imposée. Présenté comme essentiel pour toute l’économie, le Plan Paulson ne ferait qu’ajouter des dettes à la pyramide, en ne faisant que les transférer des bilans des banques au bilan du gouvernement, et donc des contribuables. Il n’y aura aucun effet positif pour l’économie, rien qui ne résoudra le problème de fond de cette économie : le manque d’intensité productive.

    L’économie américaine est accro à la dette et nous arrivons au moment où l’addiction nous tue. Alors que le système meurt, dans les banques et les grandes sociétés, les drogués de la dette sont en manque et quémandent un shoot. Un dernier, disent-ils, et après on va se remettre sur pied et se débarrasser des mauvaises habitudes. Mais ce dernier shoot sera le shoot de trop, et il nous tuera aussi car la population aussi est accro. Au plus les revenus réels des 80% de ménages les plus modestes diminuent, au plus les gens ont besoin de s’endetter pour survivre, mais nous savons tous que c’est une impasse. Nous devons regarder la réalité en face : notre économie est en banqueroute et substituer de la dette à la production nous a mené au désastre, nous devons prendre nos médicaments. « Bonjour, je m’appelle J.P. Morgan et je suis accro à la dette. »

    Si nous continuons sur la pente glissante des renflouements, le résultat sera bien différent de ce que les experts nous promettent. Ce n’est pas une route pavée d’or, mais le chemin vers l’abîme. Ce qui nous attend au coin de la rue, c’est l’hyperinflation, la désintégration totale du système financier international, de l’économie mondiale et des Etats-Unis. C’est un plan assassin pour les nations, qui mènera le monde vers un âge sombre. Il faut l’arrêter.

    La réaction de la population américaine a joué un rôle crucial dans la défaite du Plan Paulson, et c’est le moment d’intensifier la mobilisation. Noyez vos élus au Congrès sous une tempête d’appels contre le renflouement, mettez plus de pression que les banquiers, les dirigeants prostitués du Congrès et l’administration Bush. Nous devons en finir avec cela une bonne fois pour toute.

    Mettre un terme au renflouement n’est qu’une première étape. Il faut une action radicale, à commencer par admettre honnêtement que le système est fini et qu’il doit être mis en redressement judiciaire. Les accros de la dette doivent être immédiatement sevrés. Nous devons avant tout admettre que c’est nécessaire, et exiger ensuite que nos dirigeants politiques l’appliquent. C’est une période propice à l’action et au courage.



  • FYI FYI 1er octobre 2008 13:03

    « C’est outrageant. Pourquoi devrions-nous les renflouer ? Ils devraient tous aller en prison ! » Telle est la réaction de l’homme de la rue américain aujourd’hui, le même « forgotten man » pour qui Franklin Roosevelt avait combattu l’oligarchie financière. Car le Plan Paulson n’est « ni plus ni moins qu’un braquage de banque », a déclaré le président du syndicat IAM. Le secrétaire au Trésor Paulson, ancien Pdg de Goldman Sachs, travaille d’arrache pied au Congrès, et particulièrement avec les leaders démocrates vendus, comme Nancy Pelosi, pour que le gouvernement rachète pour 700 milliards d’actifs pourris aux banques américaines et européennes ayant spéculé plutôt qu’investi dans l’économie réelle. Appelons les choses par leur nom, les Etats-Unis sont actuellement dans un combat à la vie à la mort contre le fascisme financier.

     Vendredi à Wall Street, des centaines d’ouvriers du bâtiment, de l’automobile, d’employés des transports, d’enseignants, de fonctionnaires et d’étudiants ont défilés pour dire non au Plan Paulson. « De la prison pour les escrocs », lisait-on sur les pancartes des manifestants. Dans une déclaration lue à la foule rassemblée, Thomas Buffenbarger, le président du syndicat IAM (association des machinistes et des travailleurs de l’aérospatiale, 600 000 membres) a fustigé « les magiciens de Wall Street » qui pendant les huit dernières années « ont établi un véritable jeu de Ponzi international ». Paulson et Bernanke « mettent un flingue sur la tempe des Américains », écrit-il, et demandent « 1.000.000.000.000 $ en petite coupure et sous 96h, ou sinon… ». C’est « ni plus ni moins qu’un braquage de banque, affirme-t-il, le FBI devrait être mis sur le coup. Ces magiciens de Wall Street devraient être arrêtés, leurs ordinateurs, leurs livres de comptes et leurs comptes en banques devraient être saisis, on devrait leur lire leurs droits et les juger de manière expéditive. Ils devraient être traités comme les criminels de droit commun qu’ils sont devenus. On ne peut pas défaire les dégâts qu’ils ont infligés à notre économie, mais nous pouvons transformer ce renflouement massif en un emprisonnement monumental. »

    Intitulé « les électeurs font connaître leur point de vue fort et clair », un article du New York Times rapporte que les membres du Congrès se font vivement rappeler à l’ordre par leurs administrés. Par exemple, la sénatrice Barbara Boxer (démocrate de Californie) a reçu 17.000 e-mails et 2.000 appels téléphoniques, à 98% contre le Plan Paulson. L’article cite un membre du Congrès expliquant que pour une fois, ces appels ne semblent pas « coordonnés », mais proviennent plutôt d’une grande quantité d’individus de toutes tendances politiques confondues.

    Lors de la manifestation à Wall Street, le révérend Jesse Jackson, a dit à la foule « C’est un moment Roosevelt. Il est temps de reconstruire la législation pour l’industrie, pour le commerce et la transparence bancaire ». Il semble que les Etats-Unis sont enfin prêts à se souvenir des leçons de Franklin Roosevelt...

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