Cette crise financière est avant tout la FIN du financement des déficits et de la surconsommation de l’endettement à outrance des US par le reste du monde. Désormais c’est FINI, "le dollar c’est notre monnaie mais ces problèmes sont pour vous".
Effectivement les gouvernants qui sont les VRP des marchés financiers, a toujours passé à l’as les besoins de sa population, notamment auprès de personnes qui se fragilisaient de plus en plus.
Si ces dirigeants s’en sortaient, se serait la fin de toutes les démocraties, les financiers et surtout tous les politiciens y compris ceux de la commission européenne doivent en répondre.
Miantenant comment les choses vont se dérouler, tout dépendra de l’issus de cette crise, car elle passe de financière à l’économie réelle.
Dans le système actuel, il n’y a que deux catégories d’économistes : ceux qui n’ont cessé de répéter depuis l’été 2007 et à chaque réplique de cet effondrement que ce n’était qu’un phénomène passager, et ceux qui passent aujourd’hui pour des prophètes pour avoir analysé depuis 2006 l’inexorable impasse dans laquelle étaient précipités les mécanismes monétaires et financiers. Mais en réalité, tous ne forment qu’une seule catégorie : les monétaristes.
Pour vous expliquer un peu le phénomène, disons que tous sont des utilisateurs férus de la sonde analytique. Il s’agit de faire des prélèvements de statistiques dans les entrailles du système pour juger de son état. Cette vue se restreint à une perception monétaire du processus économique, et ne considère jamais sa nature intrinsèquement physique, comme si la survie et la pérennité de la société humaine ne dépendaient pas des créations mentales engendrant une transformation physique réussie de la nature.
C’est un fait qu’il va falloir admettre : nous ne sommes pas dans une crise soudaine, mais dans l’aboutissement inévitable d’une matrice s’appliquant depuis près de 40 ans. Il n’y a pas eu de croissance économique sous le régime de la mondialisation, depuis le début des années 70. C’est une donnée physique qui se comprend à partir d’un principe simple.
La triple courbe (1995)
Nous mesurons ici les taux de variation, l’amplification d’une tendance. En noir, l’économie physique, en gris clair la monnaie et en gris foncé la finance. Donnons comme échelle de temps à ce graphique les 50 dernières années. Dans les années 60, l’économie était tirée par le développement des infrastructures humaines (recherche, éducation, santé) et des infrastructures de base (équipement du territoire – énergie, transport, environnement agricole) qui, alimenté par un système de crédit public à bas coût, entraînait la multiplication et la diffusion de la technologie sur le territoire, parmi les entreprises et parmi les personnes. Le système financier et monétaire était alors un vaste système de crédit où la spéculation jouait un rôle mineur. L’Etat était le chef d’orchestre du crédit, les banques prêtaient à l’industrie et aux agriculteurs et l’épargne n’avait pas encore été déviée vers les marchés financiers internationaux…bref, le modèle fonctionnait, mais surtout il n’y avait pas de découplage entre la croissance physique (qui menait la barque), l’outil monétaire et l’instrument financier.
Mais aujourd’hui (chiffres de 2005), le système bancaire mondial fait transiter 50 fois plus d’argent lié à l’économie financière qu’à l’économie réelle : 2 024 800 milliards pour les produits financiers contre seulement 44 800 milliards de dollars liés au marché de biens et de services. Le système est fou. Et une personne sensée ne régule pas la folie, elle la soigne.
Tout dirigeant voulant sincèrement éviter une catastrophe planétaire doit donc comprendre qu’il n’y a aucune mesure financière qui empêchera l’effondrement financier. Par contre, s’il est légitime de sauver les banques pour sauver l’économie, il va falloir les juger avec la conscience de l’économiste physique, qui sait que cette montagne de titres toxiques accumulés n’a aucune raison d’être, hors de la folie. Il faut remettre les banques à flot, pas les hedge funds, par une procédure de mise en redressement judiciaire où l’on triera le bon grain de l’ivraie en disant implicitement aux croupiers de ce casino mondial que la partie est finie et que les gouvernements du monde remettent l’économie physique au cœur de leurs relations mutuelles. C’est le véritable esprit du Nouveau Bretton Woods.
				 				Ce que les médias nous cachent : premiers retraits massifs de liquidités des banques 				 				 Afin de « ne pas céder » à la panique, les médias internationaux font l’impasse sur un aspect important de la réalité : certaines institutions bancaires européennes se trouvent d’ors et déjà confrontées à des mouvements de retraits massifs de liquidités par une clientèle peu convaincue par les discours rassurants de nos responsables financiers et politiques.
Sur le site de RTLinfo.be, un citoyen belge lance « Je file chez Dexia vider mon compte et je m’achète de l’or ! Et si j’avais des immenses cuves je convertirais tout en mazout ! Le fric va dévaluer à la verticale, comme le DM en 1929 !!! »
D’après le journal francophone belge L’Echo, au cours d’un conseil d’entreprise extraordinaire, les syndicats ont appris que les clients inquiets de la banque Franco-Belge Dexia avaient déjà retiré l’équivalent de 100 millions d’euros de leurs comptes dans la semaine précédent le 2 octobre. « Cela peut sembler beaucoup », disait alors un syndicaliste, estimant que pour Dexia cette perte serait sans conséquences.
La banque Fortis, que la banque française BNP Paribas vient d’avaler ce week-end pour 16,8 milliards d’euros, se trouvait confrontée à une situation identique. D’après Le Monde du 4 octobre, l’opération de nationalisation, annoncée simultanément par les gouvernements de Bruxelles et de la Haye aurait été « rendue obligatoire par des mouvements de capitaux ‘énormes’ observés au cours des derniers jours par la Banque centrale néerlandaise » (…) « Les détenteurs de comptes chez Fortis auraient procédé à des retraits massifs susceptibles de mettre en péril l’opération conjointe de sauvetage de la banque élaborée, dimanche 28 septembre, par les trois Etats du Benelux ».
Prié de dire si dans les problèmes de liquidité de Fortis figuraient des retraits d’argent par les déposants et des refus de prêts de la part de banques concurrentes, le ministre néerlandais des Finances Wouter Bos a répondu à Reuters : « c’est exact, l’un plus que l’autres », sans vouloir dire lequel des deux problèmes était le plus important.
Le quotidien régional Le Progrès de Lyon rapporte aussi comment l’inquiétude se transforme en panique auprès des petits épargnants. Citant, sous couvert d’anonymat, un guichetier d’une caisse d’Epargne de Lyon qui raconte que « depuis l’annonce que le gouvernement allait puiser dans les livrets A, des gens viennent retirer des sommes importantes en liquide. J’ai même reçu un client qui a voulu changer son livret en lingots d’or ! »
le vote du Plan Paulson est une fraude En réponse à la capitulation honteuse de la Chambre des représentants des Etats-Unis, qui a voté le Plan Paulson par 263 voix contre 171, "des voix" ont déclaré que le vote de la loi de renflouement est une fraude.
Lorsque les membres du Congrès, dont les deux candidats à la présidence, ont expliqué à leurs électeurs que le renflouement était nécessaire, ils n’ont pas mentionné que des intérêts étrangers étaient parmi les institutions financières, attendant d’en bénéficier. Les banques britanniques, hollandaises et espagnoles sont toutes candidates pour recevoir quelques centaines de milliards de dollars de la poche des contribuables américains.
« Ils ont menti, et lorsque le citoyen lambda demandera des comptes sur cette fraude à son représentant, le politicien répondra ‘nous avons menti. Ils nous ont dit qu’il fallait le faire, et nous avons menti’. »
Le renflouement des titres pourris des spéculateurs va déclencher une déferlante hyperinflationniste et une explosion dans la population américaine, similaire à la rage destructrice de la Révolution française. « Ne voyez-vous pas la haine contre Washington que vous suscitez chez le peuple américain ? ».
@vieuxcon
Vous avez biensûr ma permission de reprendre mon article, il suffit de me prévenir.
Tout ce qui permet de faire avancer le débat me va :)
Bien cordialement.