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  • Premier article le 17/03/2009
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  • FYI FYI 3 octobre 2008 17:20
    				 				Plan Paulson : la tension monte entre le peuple et les élites 				 				

    Après l’annonce par le quotidien de l’armée américaine Stars & Stripes et de l’hebdomadaire Army Times du déploiement de 4000 soldats américains sur le territoire national, pour faire face à des actes terroristes et à leurs conséquences, et notamment pour gérer « les troubles civils et pour contrôler les foules », la tension monte à l’intérieur des Etats-Unis. Le plan de renflouement des spéculateurs est inconstitutionnel et soulève la colère de la population dont la vie quotidienne devient impossible. Les populations sont face à une mise en garde contre le « danger que l’administration Bush et les intérêts auxquels elle est liée au niveau international puisse faire usage de la force militaire pour écraser cette résistance à leur politique. »

    Alors que le Northcom et le Pentagone tentent de démentir les articles de Stars & Stripes et de l’Army Times, en prétendant un but exclusivement « humanitaire », la journaliste et animatrice de l’émission de radio Democracy Now ! Amy Goodman, dénonce dans une tribune publiée par le Seattle Post-Intelligencer le 1er octobre, la mise en place d’un arsenal destiné à être tourné contre la population américaine. Elle rapporte une discussion avec le Lieutenant Colonel Jamie Goodpaster du Northcom, qui lui a expliqué que « néanmoins, les forces militaires auraient des armes sur place, létales et non létales, stockées dans des contenaires. Ils auront principalement des véhicules à roues, mais auront aussi accès à des chars », ajoutant que la décision de se servir de cet arsenal se prendrait au moins au niveau du secrétaire à la Défense.

    Elle souligne ensuite que l’administration Bush s’est octroyé le droit de passer au dessus des lois empêchant de tels déploiements : « La loi Posse Comitatus de 1878 interdisait la participation de militaires dans des opérations intérieures. Mais le John Warner National Defense Authorization Act de 2007 incluait un paragraphe permettant au président de déployer les forces armées pour « rétablir l’ordre public » ou réprimer « toute insurrection ». Si cette partie du texte a ensuite été abrogée par une autre loi, le président Bush y a attaché un « signing statement » disant qu’il ne se sentait pas contraint par cette abrogation. »

    Puis, sortant des questions légales et regardant la dynamique d’ensemble, Amy Goodman poursuit : « Avec l’opposition entre Wall Street et la population, les discussions sur des troubles survenant dans les rues américaines sont omniprésentes. (…) Sous la pression de leurs électeurs, les membres conservateurs et progressistes du Congrès ont bloqué la première version du plan de renflouement. Si l’économie s’effondre, si les gens ne peuvent plus accéder à leur épargne ou retirer de l’argent au distributeur, il pourrait y avoir de graves « troubles civils », et les soldats en question pourraient être appelés à « contrôler les foules », plus vite que l’on ne l’imagine. »

    « L’establishment politique et financier semble complètement agacé à l’idée que les gens s’opposent à leur plan de renflouement massif qui récompense les financiers joueurs. Dans cette période d’incertitude, les gens normaux se soucient de payer leurs factures, leur nourriture, leur essence, et leur loyer ou leur prêt hypothécaire. Personne ne leur a jamais proposé d’être renfloués. Le château de carte de Wall Street s’est effondré, et les riches banquiers ne recueillent pas la sympathie auprès des gens qui travaillent. (…) En décembre 2001, en plein milieu d’une crise financière qui empêchait d’accéder aux comptes bancaires, la classe moyenne argentine s’est levée, a pris la rue, détruit les devantures des banques et a fini par forcer le gouvernement à démissionner, alors que la répression policière était forte et que la tentative de contrôle des médias avait échoué. »

    				



  • FYI FYI 2 octobre 2008 17:37

    Mais quel tissu d’ineptie.
    On a interdit les taux usuaires, on doit réguler la spéculation ...
    Les banquiers depuis plus de 3 siècles nous font subir crise sur crise.
    Il est temps de nationaliser et/ou réguler le bien commun, c’est dans les compétences de chaque Etat.
    Si les gouvernants ne le font pas, c’est une déclaration de guerre contre tous les peuples.
    Wait and see.



  • FYI FYI 2 octobre 2008 13:42

    Couper les parties gangrenées avant de reconstruire 				

    Le gouvernement français a finalement décrété l’état d’urgence face au krach financier mondial : lundi, nationalisation de Dexia pendant la nuit par la France, la Belgique et le Luxembourg ; mardi, réunion de crise à l’Elysée avec les principales banques et compagnies d’assurances pour examiner l’état des lieux ; samedi, réunion probable à Paris des chefs d’Etat du G4 (France, Allemagne, Italie et Grande Bretagne) avec Jean Claude Trichet (BCE), Jose Luis Barroso (UE) et Jean Claude Juncker (Eurogroup) afin de préparer un sommet pour fonder un Nouveau Bretton Woods.

    Alors que le krach a eu lieu en août 2007 , il a fallu que certaines de principales banques du monde commencent à tomber pour que les chefs d’Etats de grandes puissances se rendent à l’évidence de l’effondrement du système et commencent à élaborer des plans d’action.

    Erreur gravissime de ces plans d’action : tous songent à sauver un système déjà fortement gagné par la gangrène, en multipliant les transfusions alors que chacun sait que dans ce cas, il faut amputer avant de pouvoir stabiliser et reconstruire les parties saines du corps. Arrêtons tout de suite cette métaphore morbide et revenons aux termes classiques de l’économie. Lorsqu’une société est en faillite, on lui applique la procédure dite de « mise en règlement judiciaire », suivant laquelle des experts nommés par un tribunal examinent l’état de la compagnie, coupent dans les activités ayant provoqué la faillite et injectent de nouveaux crédits pour relancer les activités saines pouvant générer des bénéfices.

    Faute d’appliquer cette procédure au système monétaire international avant de procéder à toute injection nouvelle de capital, non seulement ces efforts seront voués à l’échec mais ils contribueront à détruire ce qui reste de sain dans le système ! C’est vrai pour le plan Paulson, c’est vrai aussi pour les mesures adoptées ou proposées par les pays européens ces derniers temps.

    Si Nicolas Sarkozy a laissé planer un certain nombre d’ambigüités dans son discours de Toulon, tentant de rassurer à la fois les banques et les épargnants, François Fillon a depuis été beaucoup plus net sur la volonté du gouvernement de sauver les banques majeures d’une faillite : « Si une banque française à des difficultés, l’Etat peut faciliter son adossement, prendre une participation comme nous l’avons fait avec Alstom et hier avec Dexia. Nous nous donnerons les moyens d’empêcher, un sinistre financier majeur. Il n’y aura pas de faillite », a-t-il dit dans son interview aux Echos (1er octobre). La veille, la Belgique, le Luxembourg et la France avaient décidé d’injecter 6.4 milliards d’euros dans la prise de contrôle de Dexia – bien compréhensible par ailleurs vu son poids dans les finances locales — sans que l’on sache, cependant, si ces Etats ont accepté ou non de renflouer aussi tous les actifs pourris de cette banque.

    Nous semblons donc bel et bien partis dans la direction d’un « renflouement » pur et simple de ces banques, modèles de ce capitalisme sans foi ni loi, agissant au détriment de la société comme un tout, que dénonce si bien Nicolas Sarkozy.

    Bien entendu, le Président a fait connaître, et ce de façon insistante, sa détermination a assurer un flux régulier de crédit aux PME et aux particuliers, actuellement totalement étranglés par le « credit crunch », une contraction total des crédits provoquée par le fait que les banques, craignant de nouvelles faillites, refusent de se prêter les unes aux autres.

    Mais tout effort visant à orienter de nouveaux capitaux vers les PME, sans entamer en même temps la « mise en règlement judiciaire » de partis gangrenées du système et dans le contexte d’un vaste plan pour relancer les parties saines de l’économie via le financement de très grands projets et des crédits aux PME, serait voué à l’échec et ruinera en plus ce qui reste de sain dans le système.

    Prenons deux des mesures adoptées ou proposées pour garantir le flot de crédit vers les PME. Réunis à Nice, les ministres de l’économie et des finances de l’UE ont mobilisé la BEI (Banque européenne d’investissement) pour qu’elle octroi 30 milliards de crédits supplémentaires au PME. Comme l’ont souligné les professionnels eux-mêmes, cependant, au stade actuel de la crise et vu les quelques 26 millions de PME existantes en Europe, cette somme représente une goutte d’eau dans l’océan. Mais pour étendre cette somme, la BEI, une banque publique européenne orientée majoritairement vers l’investissement productif, donc plus saine que la plupart, doit accepter de porter elle-même un plus grand risque, dans un contexte très dégradé avec un grand nombre de ces entreprises pouvant faire faillite prochainement !

    Prenons aussi la proposition que pourrait faire le gouvernement d’utiliser les collectes supplémentaires du livret A – l’épargne que les citoyens croient avoir placée en lieu sur et qui a grossi de 8 milliards d’euro depuis le début de la crise – pour garantir des liquidités aux PME ou aux particuliers pour l’achat de logements. Si dans un contexte de réorganisation global du système et d’un plan visant à stabiliser l’économie par une forte relance de l’investissement productif, ce type de mesure pourrait peut-être se concevoir, dans le cadre actuel, avec un système monétaire international dans ses derniers soubresauts, suite à 30 ans de spéculation de plus en plus folle, cet argent sera englouti dans les vagues successives de faillites qu’entrainera la crise.

    « C’est le système, idiot » ! Serait-on prêt à dire, imitant le slogan de la campagne qui avait permit à Clinton d’emporter sa deuxième élection présidentielle. Tant que le gouvernement français, et ses homologues, ne voudront pas faire face au fait qu’il faut une « mise en règlement financier » du système – organisant d’abord une banqueroute des instruments toxiques et des banques qui comme, Lehman Brothers et d’autres, ont pris des risques insensés – avant d’injecter de nouveaux fonds, tant que le gouvernement français, et ses homologues, ne rétabliront pas le crédit productif public pour disposer de crédit à bon marché pour un vaste plan de relance à l’échelle internationale, cette crise dont la virulence a été soulignée, y compris par François Fillon, pourrait emporter toute la civilisation pour de très longues années.

    				

    				 				 				 				

    				 				

    				



  • FYI FYI 2 octobre 2008 11:55
    Colère populaire contre le Plan Paulson, l’US Army déployée sur le sol américain

    Alors que le Plan Paulson de renflouement des spéculateurs aux frais des contribuables a déclenché une véritable colère du peuple américain, une brigade de combat appartenant à la 3e division d’infanterie de l’US army vient d’être rapatriée d’Irak pour opérer directement sur le sol américain, sous le commandement du Northcom. C’est le quotidien de l’armée américaine Stars & Stripes du 30 septembre qui fait état de ce déploiement, effectif depuis hier et pour une durée de 12 mois. Officiellement, il s’agit d’une force de réserve fédérale pour répondre aux urgences et aux désastres, naturelles ou d’origine humaine, dont les actes terroristes.

    « Ils peuvent être appelés pour gérer des troubles sociaux et faire du rétablissement de l’ordre », explique Stars & Stripes, ainsi que des situations de chaos pouvant être engendrées par des attaques chimiques, biologiques, radiologiques, nucléaire ou à la bombe. L’article décrit le Northcom comme « un commandement conjoint créé en 2002 pour commander et contrôler les efforts de défense intérieure et coordonner le soutien à la défense des autorités civiles ». En 2002, avec cette nouvelle structure créée dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001, « on franchit le Rubicon » et « on se prépare à créer une dictature militaire à la César ».

    Une mise en garde contre « l’instinct de cette administration à utiliser la force contre le peuple » et que ce danger était bien réel car dans la situation actuelle, les intérêts internationaux qui sont derrière l’administration Bush veulent « briser toute résistance » à leurs politique et « faire passer en force les lois permettant le renflouement » de Wall Street et de leurs partenaires européens qui doivent bénéficier de ces plans.



  • FYI FYI 1er octobre 2008 17:48
    				 				Vaincre la folie des bulles avec Jonathan Swift et Daniel Defoe 				 				

    Dans un point de vue, publié dans Le Monde du 25 septembre, Ludovic Desmedt, maître de conférences à l’université de Bourgogne, nous aide à prendre un peu de recul devant la « finance folle » britannique qui vient de plonger la planète dans le chaos.

    Partant du fait que Christian Walter avait, avec raison, souligné dans les colonnes du quotidien « que les financiers qui s’appuyaient sur des modèles mathématiques pour tenter de calibrer les mouvements boursiers ressemblaient aux savants vivant dans leur île volante de Laputa », délicieusement décrit par Jonathan Swift, l’auteur nous fait découvrir ceux qui, outre-manche, ont mobilisé imagination et ironie pour se moquer de cette folie.

    « L’analogie est d’autant plus pertinente que lorsque Swift débute la rédaction des Voyages de Gulliver, la Grande-Bretagne vit le gonflement puis l’éclatement de la "bulle" des mers du Sud »

    « Créée en 1711, la South Sea Company (SSC) est impliquée dans le commerce colonial (esclaves, principalement) et gérée de manière assez sage jusqu’en 1719. L’année suivante, les Communes et les Lords acceptent la conversion de la dette publique en actions. La compagnie fait dès lors l’objet d’une spéculation massive : on évoque une "bulle" (le terme "bubble" désignant toute tromperie et, par extension, les entreprises malsaines ou spéculatives). »

    « A Londres, de nombreuses sociétés naissent, profitant de l’euphorie qui gagne les rues de la ville : on cherche à lever des sommes pour le commerce des cheveux, pour la confection de chapeaux, pour extraire de l’argent à partir du plomb... Devant cette concurrence, le cours des titres de la SSC, après avoir été décuplé (de 128 livres à 1 050 livres), s’effondre. La crise entraîne de fortes pertes pour une grande partie des commerçants britanniques : le crédit s’évapore, les banqueroutes se multiplient. Swift, ayant investi 1 000 livres dans la compagnie, fait paraître son poème La Bulle. »

    « Il y compare l’épisode financier à l’ascension puis à la chute d’Icare : les "ailes de papier", après avoir permis l’élévation, ont fini par conduire au fond des océans les victimes de directeurs peu scrupuleux. Selon Swift, chaque épargnant rappelle Icare, anéanti par une chimère. Son contemporain Daniel Defoe, qui suit avec attention les affaires politico-financières dans les revues qu’il rédige, fait paraître en 1722 Le Journal de l’année de la peste. On y trouve une métaphore réussie des affres dans lesquelles se débattent alors les Britanniques.

    « Le narrateur, marchand engagé dans le commerce colonial, évoque une société malade. L’affichage sur les murs de la capitale des tables de mortalité, tel celui des cours de Bourse, quantifie l’importance des désordres. La confiance a vacillé. Defoe entraîne son lecteur dans un monde spéculaire où les apparences sont trompeuses. Le parallèle entre les germes pestilentiels et les fonds spéculatifs est patent. Pour Defoe, le crédit, qui a le pouvoir de transformer le "rien" en "tout", repose sur la confiance. Dans cette société infectée, le medium qui relie peut devenir fatal : "Si l’on achetait une pièce de viande au marché, on ne voulait pas la prendre des mains du boucher, mais on la décrochait soi-même. De son côté, le boucher se refusait à toucher l’argent et le faisait déposer dans un pot rempli de vinaigre, préparé à cet effet." La toxicité de certaines transactions provoque déjà le doute. »

    Pour conclure, disons qu’il est grand temps que quelqu’un explique au Président Bush, au Congrès américain et à Paulson que la somme de 700 milliards est quelque peu excessive pour un simple pot de vinaigre…

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