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Gelezinis Vilkas

Gelezinis Vilkas

35 ans, historien et politologue. Tendance politique : euro-socialiste.

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  • Premier article le 29/06/2012
  • Modérateur depuis le 08/09/2012
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Derniers commentaires



  • Gelezinis Vilkas Gelezinis Vilkas 6 avril 2013 21:03

    @ taktak

     le FN comprend surtout une large part d’identitaires et de régionalistes, tel le bloc identitaire

    C’est mal connaître le FN. Les identitaires et régionalistes que vous citez ne sont pas membres du FN et sont même très opposés à ce parti. Le communiqué de Jacques Cordonnier, président d’Alsace d’Abord, par exemple, est sans ambiguité, à 100% opposé au FN.

    Le BI en revanche est tiraillé entre les partisans d’un rapprochement avec le FN, au prix d’une adhésion à son projet europhobe (Vardon) et les opposants au FN, dont la plupart ont été exclus et ont fondé un autre mouvement.

    Comme quoi la xénophobie peut également se décliner contre la nation et en soutien à l’UE.

    Sans doute, mais elle n’est pas de même nature, il me semble.



  • Gelezinis Vilkas Gelezinis Vilkas 6 avril 2013 20:59

    Oui. C’est pourquoi je prône aussi l’harmonisation sociale européenne. Elle empêchera le dumping social à l’intérieur de l’Europe et mettra un gros frein aux migrations économiques internes au continent.



  • Gelezinis Vilkas Gelezinis Vilkas 6 avril 2013 20:57

    Non, il s’agissait d’un jeu à trois bandes, et non de deux camps en opposition. Les partenaires en conflit étaient principalement : le libéralisme (atlantiste), le communisme (soviétique) et le fascisme.

    Les neutres étaient les dictatures nationalistes d’Europe centrale et les sociales-démocraties d’Europe occidentale. Ces derniers préféraient selon l’occasion se rapprocher des libéraux, des communistes ou des fascistes.

    Franco, qui n’était pas du tout fasciste, a fait alliance avec l’Allemagne contre l’URSS, puis a fait alliance avec les USA contre l’URSS.

    Métaxas, qui était au contraire beaucoup plus fasciste, a fait alliance avec le Royaume-Uni contre l’Italie et l’Allemagne.

    Les nationalistes polonais ont en revanche refusé de s’allier avec l’Allemagne ni avec l’URSS, mais ont joué la carte des anglo-saxons et en ont payé un lourd tribut.

    Et c’est sans oublier le pacte germano-soviétique, alliance objective des fascistes et des communistes contre le libéralisme. Qui prend fin en 1941 quand Hitler se croit assez fort pour vaincre en même temps les capitalistes et les communistes et instaurer son socialisme allemand réservé aux Germains et où les Slaves serviraient d’hilotes.

    Le FN n’a rien à voir avec le fascisme, ni avec le socialisme, parce que ses promoteurs sont de droite dure (libérale et nationaliste) et ne sont en rien des révolutionnaires. Marine Le Pen est fille de milliardaire, même si elle tient le même discours démagogique que Jean-Luc Mélenchon, qui n’est pas non plus un pauvre d’ailleurs.



  • Gelezinis Vilkas Gelezinis Vilkas 6 avril 2013 20:48

    @ taktak

    Mais une europe des régions avec des dizaines de petits potentats locaux.....

    C’est déjà le cas en France avec les potentats municipaux et départementaux. Une Europe des régions n’est pas un problème si il y a un Etat européen fort en haut, et si le pouvoir des régions est clairement délimité. A l’Europe, la souveraineté. A la région, l’identité.

    les marchés contre l’intéret commun est là depuis le début de la construction européenne

    C’est la règle du jeu dans une économie de marché. L’Etat français n’est pas moins au service des marchés d’ailleurs. C’est donc qu’il faut repenser le système économique européen d’une manière globale, et donc inventer le socialisme européen du XXIème siècle.

    L’UE est un marché commun.

    Dotons la d’un Etat et elle ne sera plus seulement un marché. C’est bien l’absence d’Europe politique qui est le problème.

    On peut parfaitement être pour sortir de l’UE pour reconstruire un autre mode de coopération internationale.

    La construction politique de l’Europe ne doit pas se résumer à une « coopération ». Il faut certainement refonder l’UE de l’intérieur, mais sortir de l’UE serait une erreur stratégique majeure, car cette sortie ne pourrait résulter que de la victoire des nationalistes les plus obtus. Ce serait faire le jeu de Le Pen et de ses homologues qui sont quasiment les seuls à le réclamer.

    Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain, mais changer l’Europe. Comment ? Par les urnes, en pesant au parlement européen.

    C’est impossible dans le cadre de l’UE, cela est envisageable dans le cas des état-nations.

    C’est possible dans le cadre de l’UE, alors que les institutions nationales sont verrouillées. C’est possible car il existe une institution qui s’appelle le parlement européen.

    Il se trouve que l’ensemble des gouvernements sont au service de l’UE.

    Non, c’est l’UE qui est à leur service, nuance.

    Non, il suffit de voir l’exemple du Venezuela

    Le Venezuela n’est pas économiquement un pays viable. Chavez a ruiné le pays et maintenant ce sont les multinationales qui y exploitent le pétrole. Le communisme, ça ne marche pas. Je dirais même que le capitalisme n’a pas de meilleur allié que le communisme pour cette raison.

    Il est indéniable qu’il est plus facile de faire changer la politique d’un pays que des 27 pays de l’UE (ou même de leur majorité) en même temps. On ne peut pas atteindre éternellement que l’UE évolue. Cela fait 60 ans maintenant !

    En vérité, il n’est possible de changer de politique qu’au niveau européen, donc ce n’est pas seulement « en même temps » mais par une action commune. C’est la révolution européenne. Ne laissons pas l’UE à des gens comme Barroso. (Re)Prenons leur. L’UE évoluera radicalement si les Européens se réveillent et oeuvrent en ce sens.

    Mais faire tomber en même temps tout ces gouvernements me semblent un objectif bien plus compliqué, que de faire tomber d’abord son gouvernement, sortir de l’UE puis essayer d’entrainer les autres

    Ca n’aurait pas lieu. Au contraire, le pays qui jouerait ce jeu serait traité en paria et économiquement mis à genoux en quelques jours. En revanche, faire du parlement européen une assemblée européenne constituante par auto-proclamation, c’est en effet faire tomber les gouvernements d’un seul coup, en leur ôtant toute légitimité. Ils seront ainsi balayés.

    Construisons le socialisme dans un seul pays, partout ou c’est possible pour pouvoir essayer de l’étendre partout.

    Ca s’appelle le stalinisme et ça n’a pas marché. Ca s’appelle le fascisme (alias « socialisme national ») et ça n’a pas marché. Par ailleurs, je n’ai jamais parlé du reste du monde mais de la seule Europe (UE élargie + Russie).

    La CED aurait été sous la tutelle directe de l’OTAN. Et c’est pour cela aussi que la CED a échoué.

    La CED aurait peut-être été au départ sous tutelle de l’OTAN, mais une armée européenne, ça reste au final un instrument d’indépendance. C’est cette potentialité qui a été gâchée. Alors que justement, sans CED, l’Europe est vassale des USA, et elle l’est encore aujourd’hui d’ailleurs !

    Les différences culturelles entre français, allemand, croates ou letton et grecs restent immenses.

    Elles sont (très) faibles par comparaison avec ce qui nous rassemble. Les différences en revanche entre l’Europe et les continents voisins (Afrique et Asie) sont abyssales.

    leur intérets, ne seraient ce que sur le plan du développement économique sont très différents

    Je ne crois pas. Les européens attendent de la vie à peu près tous la même chose, à savoir un travail décent, un logement décent et la possibilité de fonder une famille et d’offrir un avenir meilleur à ses enfants. L’Europe unie peut le leur offrir si elle assume sa vocation, unir tous les Européens, frères nés d’un même sang, sous sa seule bannière. Ainsi nous serons respectés de nos alliés, craints par nos ennemis.

    Ce n’est pas parceque l’on peut souhaiter »idéalement" la formation d’un peuple européen, que celui ci existe et qu’à ce titre, il faut défendre l’UE.

    Il existe une identité européenne, une européanité indiscutable. Nos différences ne sont pas plus importantes entre un français et un allemand qu’entre un breton et un basque. C’est sur elle qu’il faut fonder l’Europe politique, et pas principalement pour des raisons économiques. Et c’est l’Europe politique qui permettra de mettre le capital au pas, de répondre d’égal à égal aux USA, et de faire bénéficier tous les européens d’une nouvelle renaissance, y compris économique.

    Sans Europe politique, les jeunes européens n’auront tout simplement plus d’avenir. Il faut donc sortir du mondialisme, mais aussi de l’alter-mondialisme, sans retomber dans les travers du nationalisme. Cette troisième voie, c’est l’Europe. Cette alternative, c’est l’Europe. En ouvrant l’UE à la Russie, on changera automatiquement la nature de la construction européenne. Elle doit reposer sur la parenté avant de reposer sur l’intérêt.

    En unissant tous les européens, séparés par l’arbitraire des guerres et des mariages princiers, en faisant de frères nés d’un même sang les citoyens d’un même Etat, qui est l’Europe, nous offrirons à la jeunesse européenne un avenir plein de promesses.

    Et c’est bien pour cela que le premier socialiste français était aussi le premier européiste moderne. Il s’appelait Henri de Saint-Simon !



  • Gelezinis Vilkas Gelezinis Vilkas 6 avril 2013 20:13

    @ kimbabig

    Cet héritage culturel gréco-romain et judéo-chrétien que l’on retrouve dans la civilisation Occidentale n’est pas exclusif aux pays du sous-continent européen. Les Amériques le partagent aussi totalement, l’Afrique et le Monde Arabe en partie (l’Islam est en effet une « variante » du christianisme).

    Vous dites là encore n’importe quoi. Le génie européen n’est pas que gréco-romain, il n’est d’ailleurs que très peu chrétien en revanche, mais aussi celte, germanique et slave. Tous ces peuples sont profondément apparentés, de par la langue, de par la religion, de par la culture et aussi de part l’anthropologie. Les frontières de l’Europe ne sont pas d’abord géographiques mais avant tout humaines. L’Europe s’etend là où les Européens sont allés, donc en Sibérie mais aussi dans les Amériques, colonies de peuplement de l’Europe et donc extension de notre continent.

    Vous fétichisez des différences nationales relatives et récentes. Encore en 1880, la plupart des français parlaient en patois, ce que vous oubliez de préciser. Vous êtes le fruit de l’idéologie nationalitaire du XIXème siècle, notamment illustrée par Napoléon III et par ces historiens de gauche et et de droite, comme Michelet, qui en était encore à raconter de belles légendes pour ne pas désespérer Billancourt.

    Or le nationalisme, dont le patriotisme n’est qu’une version plus édulcorée et plus incohérente, repose sur des inventions pures et simples et sur des différences que vous exaltez d’autant plus qu’elles reposent pour l’essentiel sur du vent.

    Donc je ne vois pas pourquoi je devrais considérer un Allemand ou un Estonien comme m’étant plus semblables qu’un Québécois ou un Sénégalais qui parlent ma langue.

    Cette négation de l’européanité, avec ce ridicule réductionnisme linguistique, comme si la maitrise de la langue française faisait de quelqu’un un français, est douteuse chez vous et cache quelque chose.

    Mais nos racines sont justement cette France Jacobine et Républicaine.

    Nous ne sommes pas nés par magie en 1789, et de toute la France de Voltaire n’a rien à voir avec votre vision cosmopolite de la France. La France de 1789 se considérait comme l’éveilleuse de l’Europe toute entière, et Napoléon Ier lui-même a parlé de « république européenne », tout comme Voltaire et Rousseau. La France de 1789, c’était une France européenne et rien d’autre, celle-là même que vous niez pour justifier l’injustifiable.

    elle dépend de son éducation et de son milieu culturel

    Ne pas tenir compte de l’inné, qu’on ne transformera jamais un baudet en cheval de course, c’est bien la caractéristique principale de la folie universaliste qui préside malheureusement à la France depuis trop longtemps.

    on était noble parce qu’on était de noble lignage. La Révolution a changé cette donne.

    Mais personne ici n’a parlé de « noblesse ». La démocratie athénienne reposait sur la lignée, et on était citoyen par ses parents. Et cela a été aussi le cas sous la révolution et l’empire. Et c’est encore le cas pour la majorité des habitants de ce pays, qui sont nés français parce que leurs parents l’étaient.

    -Rien ne vous oblige à y rester

    Je suis un ayant droit. Je viens à douter que vous le soyez, car votre discours justifie toutes les colonisations. Vous cherchez à me spolier de mon héritage, alors je le défends et c’est bien normal. Or mon héritage européen parce que français, mon héritage français parce que européen, n’a rien à voir avec ce que vous en dites. C’est même le contraire. Vous voulez vendre notre patrimoine au monde entier, alors je dis non.

    Un Français pourra plus facilement s’adapter à Montréal ou Libreville qu’à Tallinn ou Varsovie. C’est ainsi, que ça vous plaise ou non.

    Vous vous contredisez. Vous dites qu’il faut maintenir le nomadisme dans le cadre national et deux lignes après qu’un français peut s’installer dans le monde entier, tant qu’on y parle en français. Si vous êtes nul en langues étrangères, c’est votre problème !

    Le peuple Français ne se satisfera pas de votre prétendue « européanité » quand il faudra avaler les couleuvres des différents plans d’austérité imposés par l’ue... Car c’est bien l’ue qui impose l’austérité, et pas l’état jacobin, faudrait pas confondre !

    Le Royaume-Uni est sans doute dans l’UE mais bénéficie de nombreuses clauses d’exception. Il n’est pas l’euro. Personne ne lui impose une cure d’austérité. Pourtant, que fait donc Cameron ? Une cure d’austérité bien plus draconienne qu’en France. Il a en outre totalement sabordé la fonction publique britannique. Or c’est votre modèle puisque comme vous il est anti-européen. Et comme vous, il préfère une immigration venue de l’ancien empire colonial plutôt que de travailleurs bulgares et roumains.

    Et je me demande ou vous avez vu que le peuple Français ne souhaitait être qu’avec des européens

    Quand les Français sont 70% à dire qu’il y a trop d’étrangers, ils pensent à qui selon vous ? Pas aux allemands, aux italiens ou aux espagnols. A la seule exception des roms, les Français n’ont aucun problème avec la présence d’autres européens sur leur sol, bien au contraire. Ils savent très bien qui brûlent les voitures et pillent les RER.

    Le général De Gaulle selon votre vision des choses n’était pas français, puisqu’il était au contraire de vous attaché à défendre les identités charnelles et non les fictions universalistes éthérés. Le général De Gaulle était un européen, qui savait d’où il venait et de qui. Quand il parlait de « patrie », il parlait du pays des pères, des ancêtres. Sa patrie, c’était la Lorraine, c’était la France et c’est aussi l’Europe. Sa patrie, il pouvait certes la retrouver au Québec, en Suisse ou en Belgique, ce qui ne l’a jamais empêché de tenir un discours célèbre en allemand en Allemagne, où il a été très applaudi. Mais certainement pas en Algérie ou au Sénégal. Quand il affirme que « l’Algérie, c’est la France », on sait qu’il pensait le contraire.

    Et cessez donc de parler du MNR qui a, sur la question européenne, des positions qui ne sont pas bien différentes des votres d’ailleurs. Pour le MNR, c’est la France d’abord. Pour vous, c’est la France seule, comme le néo-FN de « Marine ». La différence est « peau de chagrin ».

    Négation de l’européanité commune et évidente aux yeux de tous, ouverture implicite à l’immigration post-coloniale, haine des identités régionales ravalées à une sorte de folklore désuet (selon vous), oui votre modèle c’est bien la Seine Saint Denis étendue au pays tout entier.

    Votre vision est à mi-chemin entre celle de François Hollande et de Marine Le Pen. Vous trouverez devant vous non seulement des européistes sincères et déterminés, mais la grande majorité du peuple.

    Oui, votre vision des choses c’est la Seine Saint Denis étendue au pays tout entier. Ce n’est pas ceux qui veulent unifier l’Europe qui mettent en danger l’identité nationale française. Ce sont même les seuls déterminés à la sauver en la séparant d’un Etat qui la trahit.

    C’est dans une Europe unie, et sans Etat « national », que l’identité nationale des Français survivra et renaîtra. En revanche, votre Etat jacobin ne cesse de vouloir la corrompre avant de la détruire. Les régionalistes et les européistes aiment la vraie France, celle que vous détestez en vérité.

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