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Gelezinis Vilkas

Gelezinis Vilkas

35 ans, historien et politologue. Tendance politique : euro-socialiste.

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  • Premier article le 29/06/2012
  • Modérateur depuis le 08/09/2012
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Derniers commentaires



  • Gelezinis Vilkas Gelezinis Vilkas 6 avril 2013 16:33

    @ kimbabig

    Quand on commence sa réponse par des insultes aussi stupides qu’inutiles, tout en allant s’alimenter en « on dit » sur une léproserie internétique (en l’occurence, « metapedia ») où règne en maître le bobard, c’est mal parti. Mais puisque une nouvelle leçon de savoir vivre et d’intelligence politique vous semble nécessaire, allons-y.

    Eh non, le peuple c’est la Nation, rassemblement fraternel du peuple Français

    Vous ne savez même pas ce qui définit une nation. Entre européens, que tout rassemble, nous n’aurions aucun destin commun, mais en revanche nous aurions avec des français de toutes horizons, de toutes origines, de toutes confessions ? C’est ridicule. Et c’est bien la démonstration par excellence que les souverainistes, dont font partie Marine Le Pen et l’administrateur du « pedia » que vous citez aussi d’ailleurs (candidat du FN sur la cité des Namnètes aux municipales), ne sont pas des véritables défenseurs du peuple.

    Ceux qui agressent le peuple sont ceux

    Bruxelles n’est pour rien dans les émeutes de banlieue de 2005, dans l’attaque de diligence du RER D et dans l’insécurité grandissante. Bruxelles n’est pour rien non plus
    dans la hausse des impôts, dans la répression extrême contre les automobilistes (péages et radars), et pas davantage d’ailleurs dans l’élection de François Hollande, que les institutions françaises protègent mais si 75% des français ne veulent plus de lui.

    Que l’UE actuelle, et je précise « actuelle », ne serve pas les intérêts des Européens, c’est vrai. Mais Jérôme Cahuzac que je sache ne les sert pas non plus, ni son premier ministre, ni son président. Quand le directeur de campagne du candidat « socialiste » sert aussi la finance internationale, je ne vois pas le rapport avec l’UE.

    L’UE est soumise au diktat des marchés, mais comme le sont tous les pays européens, y compris ceux qui n’ont pas l’€, y compris ceux qui ne sont même pas dans l’Union Européenne (l’Islande).

    L’europe ne peut être, comme la France, une Nation, car il n’existe pas de »peuple européen« .

    Vous avez tort, et dans ce cas là, la France n’est pas non plus une nation, parce que dans ce cas là un basque, un breton ou un alsacien, ce n’est pas un français, et je ne parle même pas des migrants allogènes. En niant la réalité de l’européanité, vous niez la réalité de l’ « identité nationale » en même temps.

    Le boulet qui lie la France à des pays déclinants

    J’avais oublié que vous étiez un partisan déclaré de la substitution de peuplement et que vous souhaitez que les européens de France soient minoritaires sur leur propre sol à l’horizon 2050. Si c’est cela être un défenseur de la « France », il vaut mieux qu’elle ne soit pas défendue.

    la montée d’un parti anti-euro
     
    Vous parlez du dernier groupuscule « nationaliste » à la mode, au point où Le Monde s’est senti obligé de faire un article pour dire à quel point ils étaient insignifiants et divisées ? C’est « peanuts », zéro, quedalle !

    Il faut espérer que l’agonie de l’europe soit rapide, car elle est inéluctable à terme.

    Ne vous inquiétez pas, grâce à vos « nouveaux amis », elle sera rapide. Le problème, c’est qu’il n’y aura plus de France non plus.

    L’europhobie, c’est le nationalisme des imbéciles mais aussi le socialisme des abrutis. Merci d’avoir démontré remarquablement que comme Marine Le Pen, votre haine pathologique de l’Europe vous aveugle et vous rend odieux aux yeux du plus grand nombre.

    Merci d’avoir démontré que l’européisme est la solution et que vos idées mousies sont le problème.

    Cordialement :)



  • Gelezinis Vilkas Gelezinis Vilkas 6 avril 2013 15:55

    @ Aigle

    Merci pour ces précisions utiles. Mais je ne réduisais pas mon propos à ceux officiellement en campagne.

    Le fait est que, y compris au sein de l’électorat FN, le oui est nettement majoritaire dans les sondages d’opinion.

    L’enjeu est la participation, non le résultat, qu’on connait d’avance, et qui s’il est validé (25% de oui dans chaque département), constituera une excellente avancée.

    Que l’UMP soit favorable au projet montre qu’elle est au contraire de ce qu’affirme Roland fidèle à De Gaulle, qui souhaitait une Europe européenne et pas une France afro-musulmane, et qui a oeuvré toute sa vie pour la réconciliation franco-allemande (élargie à la Russie, une fois débarrassée du bolchevisme). De Gaulle n’a jamais été un souverainiste, et ceux qui se réclamaient de cette idéologie se réclament aussi de lui ne l’ont pas compris.

    De Gaulle était pour une Europe européenne. Une Europe libre de toute tutelle américaine. Son refus du Royaume-Uni dans la CEE était motivé uniquement par le fait qu’il voyait en lui un cheval de Troie des USA, sans pour autant qu’il ait jamais nié le caractère strictement européen du peuple britannique.

    L’europhobie c’est la haine des européens. Elle est d’ailleurs exprimée aussi bien par des nationalistes pro-FN que par des immigrés. Et la germanophobie dominante dans ce fil est difficilement supportable, je dois l’avouer.



  • Gelezinis Vilkas Gelezinis Vilkas 6 avril 2013 15:45

    C’est sous Pétain que la Loire-Atlantique a été détachée de la Bretagne (scandale pour les Bretons), et le régime de Vichy faisait une pression permanente sur l’Allemagne pour que les indépendantistes et régionalistes bretons, dont certains étaient résistants et d’autres collaborationnistes, comme dans tous les autres pays et les autres régions d’alleurs, n’aient pas voix au chapitre.

    Les égarements de Mordrel et Debauvais à choisir le camp de l’occupant le plus récent contre l’occupant précédent ne devraient pas faire oublier qu’ils n’ont jamais été qu’une minorité extrême en Bretagne, y compris parmi les régionalistes.

    Ce vieil argument, Roland, ne tient pas.

    Quant à la comparaison entre l’Union Européenne et un « IVème reich », il me semble que les néo-nazis votent généralement pour le FN, qui est opposé à l’UE et au régionalisme. Si l’UE était un « IVème reich » comme vous le prétendez, les néo-nazis devraient être les partisans les plus acharnés de l’UE. Or, l’Aube Dorée est contre l’UE et l’€, tout comme l’ELAM chypriote, et bien sûr comme le FN.

    Les communistes et les nationalistes sont opposés à l’UE. Elle est donc par nature anti-communiste et anti-« fasciste » donc ni un IVème Reich ni une nouvelle URSS.

    Enfin, Cohn-Bendit n’est pas un européiste, mais un mondialiste. Il n’a que faire de l’Allemagne d’ailleurs puisque déjà membre du conseil municipal de Francfort, il prônait toujours plus d’immigration vers l’Allemagne. Qu’on m’explique en quoi cela fait de DCB un « nationaliste allemand » ou un « pangermaniste ».

    A un moment donné, il faut arrêter de raconter n’importe quoi.

    Cordialement.



  • Gelezinis Vilkas Gelezinis Vilkas 6 avril 2013 15:21

    Concernant les partis politiques,
    - l’UMP est globalement pour, tout comme l’UDI et EELV [et aussi Antoine Waechter]
    - le PS est divisé, le PS local étant plutôt contre, le PS national étant plutôt pour
    - le FN est divisé, le FN local était plutôt pour mais a été rappelé à l’ordre par le FN national de « Marine », complètement jacobine et évidemment comme Philippot à fond contre (europhobie et haine du régionalisme, alors que dans le même temps le FN abandonne la lutte contre l’immigration)
    - comme d’habitude le Front de Gauche a exactement la même position que le Front National
    - DLR est contre (même position que le FN)
    - Alsace d’abord est pour
    - le Bloc Identitaire est pour



  • Gelezinis Vilkas Gelezinis Vilkas 6 avril 2013 15:01

    Le retour au Moyen-Age avec ses féodalités, voilà où nous ramènent les européistes et leurs chers collabos régionalistes.

    Il me semble qu’au contraire les féodalités ce sont les Etats « nationaux », qui n’ont d’ailleurs plus rien de « national » depuis longtemps, puisque simples courroies de transmission de l’idéologie mondialiste. Il n’y a qu’à voir qui est à la tête de l’Etat « français » !

    Le retour à une époque où le petit duc de bourgogne pouvait se croire permis de s’allier avec un souverain étranger contre la France, c’est ce que prônent les régionalistes.

    Quel souverain étranger ? L’Europe c’est la terre des Européens. C’est la « France » mondialisée et universaliste qui ne l’est plus.

    le découpage harmonieux des départements

    Harmonieux ? Règne au contraire de l’arbitraire et du factice, vision éthérée d’un homme sans racines et sans ancêtres. Raison principale qui a amené l’Europe au bord du précipice en ce début de XXIème siècle. La réponse au mondialisme, c’est l’enracinement, la mémoire, l’héritage, le patrimoine ancestral qu’ont en commun tous les Européens, et rien que les Européens.

    un jour à Paris, le lendemain à Toulouse, le surlendemain à Brest

    En quoi une telle « mobilité » serait souhaitable ? Elle ne l’est que si on a la vision d’un homme nomade, mais au nomadisme limité à un hexagone ouvert à tous les gens du monde mais fermé aux autres européens. C’est une vision incohérente des choses.

    Si les Alsaciens se sentent alsaciens et européens, et plus français, ce qui n’est pas encore le cas notons le, c’est alors qu’ils privilégient l’enracinement au nomadisme, et c’est une excellente chose.

    Que ce soit à Brest, Strasbourg, Perpignan ou Toulouse, les jeunes d’aujourd’hui ne parlent plus « régional », mais parlent un Français mâtiné de verlan et argot des banlieues.
     
    « Merci » à l’Etat « français » alors d’être responsable de ce constat que vous faites, qui n’est pas faux mais qui justement démontre le contraire de ce que vous affirmez, à savoir la nécessité d’un réenracinement, de la prise en compte de l’identité et du lignage.

    Voilà la réalité de la France d’aujourd’hui.

    Et c’est bien pourquoi il faut s’attaquer au responsable de cette réalité, qui n’est pas l’UE, mais bien l’Etat « français » jacobin, avec son obsession de nier les différences, tout en niant aussi l’européanité du peuple français par un universalisme maladif.

    Nous ne pouvons espérer avoir un avenir que si nous maintenons fermement cette opposition. Il est nécessaire de sortir la France de l’ue, mais aussi de supprimer les régions pour ne laisser que les départements

    L’avenir des Européens, et donc bien sûr des Européens de France que sont les alsaciens, les bretons, les corses, les flamands, les basques, les catalans, les occitans, les savoyards, et bien sûr la majorité qui est franco-provençale, c’est au sein d’une Europe unie ou, aux côtés de leurs frères anglais, écossais, bas-allemands, galiciens, danois, suédois, grecs, padaniens, italiens (centre et sud, l’Italie « romaine »), ils bâtiront une Europe des peuples mais aussi un peuple d’Europe, à l’identité préservée.

    Au néo-nomade universel par l’Etat « français », il faut opposer le néo-sédentaire européen. Qui ne rêve pas de quitter Varsovie pour Paris. Qui ne rêve pas de quitter la Lorraine pour la Bretagne. Et qui, s’il le fait, se souvient de qui il est et d’où il vient. Un européen qui ne soit pas incité par le chômage de masse à quitter la terre de ses ancêtres. Un européen qui n’ait pas le sentiment de ne plus être maître chez lui, et de devoir partager sa terre avec tous les peuples du monde, votant par désespoir dans un vote populiste anti-européen alors qu’il souhaite n’être que parmi d’autres européens.

    Le jacobinisme n’a pas fondé la nation française. Il l’a assassinée. L’Etat « français » est l’ennemi du peuple français.

    Et si les Alsaciens par un vote « identitaire » disent non à l’Etat jacobin « national » et oui à l’Europe nationale, alors c’est qu’ils montrent un exemple salutaire et à encourager. Que les Etats geoliers du peuple soient brisés en haut par l’idée européenne, plus ancienne et plus forte qu’eux, et en bas par l’identité régionale ! Ce ne sera pas du tout le triomphe du mondialisme, comme le croient certains naïfs, mais sa mise à mort.

    Unir l’Europe afin que l’Europe ait les côtes assez solides pour enfin se faire respecter sur son propre sol et si besoin est dire merde au monde entier.

    Cordialement.

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