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Geneste

Jean-François Geneste
Ancien représentant de la CFTC à fédération européenne de la métallurgie.
J'ai un vif intérêt pour la science en général, les maths et la physique en particulier.
Auteur de 5 ouvrages :
"Logique de défense : 30 idées en 200 pages" Bénévent mai 2008
"Ainsi marchait l'humanité" Bénévent janvier 2009
"Physique : de l'esprit des lois" Cépadues novembre 2010
"Politique industrielle : des idées neuves pour demain", CFTC, novembre 2010
"Petit traité de philosophie moderne du libre arbitre" 2011 disponible uniquement sur Kindle

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  • Premier article le 18/12/2008
  • Modérateur depuis le 10/01/2009
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Derniers commentaires



  • Geneste 21 janvier 2009 20:57

    1- Vous donnez une indication dans votre texte même. La presse écrite n’informe plus (ou pas) et pour le reste c’est pis encore. On ne va quand même pas défendre un tel système !

    2- Il pourrait y avoir des journalistes courageux qui monteraient leurs propres journaux et diraient ce qu’ils veulent. Si des pressions s’exerçaient alors sur eux, alors là, et là seulement, il y aurait défaut de démocratie. Je ne pense pas qu’on puisse critiquer un manque de démocratie dans un journal. Une entreprise n’est pas un lieu de démocratie, sinon, ça se saurait. Par contre, tout le monde peut créer sa boîte ou son journal et depuis l’avènement du statut d’auto-entrepreneur, c’est encore plus facile. Alors, qu’attendent-ils, ces journalistes qui soi-disant, se plaignent de n’avoir pas le drot de dire ce qu’ils pensent ? Sans doute la lâcheté et l’attirance de la gamelle ont-elles raison de leurs velléités...

    La vraie question, quand on fait un métier est la suivante : si on a vraiment choisi son métier, pourquoi l’a-t-on choisi ? Pour le fric ou pour la vocation ? "Dis moi qui tu hantes et je te dirai qui tu es" !



  • Geneste 12 janvier 2009 14:21

    @ Geneste, je crains que nous ne soyons pas sur la même longueur d’onde. J’ai dit qu’un État ne peut pas faire faillite, s’il est maître de la monnaie. Maintenant, c’est vous qui parlez de faillite. Je vous l’accorde, mais c’est parce que nous ne sommes plus un vrai État, depuis Maastricht.

    Je définis la faillite de la façon suivante pour un état : l’incapacité à rendre ce qui a été emprunté avec le pouvoir d’achat promis à celui qui a prêté. Dans ces conditions, même un état peut faire faillite. Nous avons donc un point de désaccord.

    Par ailleurs je ne comprends pas ce que vous exprimez là : ""Quant à la spoliation des populations qui devraient rendre ce qu’elles ont emprunté collectivement via l’Etat, je pense qu’il faut rester raisonnable."" Je n’ai rien évoqué de tel. Rendre quoi, à qui ? Dans mon post, quand je parle de créanciers, je parle des banques.

    Un état face à une dette a 2 solutions en cas de faillite potentielle : faire payer sa population en augmentant ses impôts (c’est la contrainte qu’impose le traité de Maastricht avec peu de marges de manoeuvre) ou alors une dévaluation qui spolie les créditeurs. Cette deuxième solution, qui est une voie de facilité, conduit à terme à une guerre comme je l’ai dit. Pour l’autre, une trop forte augmentation des impôts conduit potentiellement aussi à une guerre civile (au pire). Néanmoins, la philosophie maastrichienne me paraît raisonnable au sens où elle essaie d’éviter le surendettement avant d’avoir à faire face au cruel dilemme qui vient d’être décrit. En conséquence, elle tend à éviter le surendettement, car, dans tous les cas, l’argent emprunté doit être rendu. Là où le bât blesse aujourd’hui, c’est quand la population, collectivement, doit répondre de dettes privées qui ont été nationalisées alors qu’elle n’a pas profité des dépenses y afférentes.



  • Geneste 11 janvier 2009 20:37

    @JL

    Excellent commentaire. Néanmoins, un accord de type Maastricht n’entraîne pas une faillite, au contraire il l’évite puisqu’il y a des pénalités si le déficit budgétaire est trop important et oblige les pays qui ne respectent pas le pacte à prendre le taureau par les cornes. Globalement, un système comme celui-ci est stable. Là où les choses ne vont pas aujourd’hui, c’est quand la dette privée devient publique et fait exploser les compteurs. Aussi, d’une certaine façon, Maastricht a une faiblesse, celle de ne pas prendre en compte la dette privée et pour être complet, il faudrait aussi évaluer le risque encouru par cette dernière.

    Globalement, Maastricht partait d’un assez bon sentiment, à savoir un système viable à long terme. Tant qu’on reste dans une économie relativement administrée, ça peut marcher. Mais on a plaqué dessus un capitalisme financier débridé...

    Néanmoins, même si je défends une logique à ce système et pense qu’il est potentiellement viable avec des réformes minimales, je suis contre car, a priori comme vous, je suis en faveur des nations. J’explique cela en détail dans mon ouvrage "logique de défense : 30 idées en 200 pages".

    Quant à la spoliation des populations qui devraient rendre ce qu’elles ont emprunté collectivement via l’Etat, je pense qu’il faut rester raisonnable. On ne peut pas toujours vivre à crédit et un des problèmes majeurs du monde actuel, c’est que les américains ont vécu trop à crédit depuis trop longtemps.



  • Geneste 11 janvier 2009 17:58

    @JL

    Je suis d’accord avec vous sur le fond et notamment sur l’euro et la maîtrise de la monnaie. Et, certes, un état qui maîtrise sa monnaie peut ne pas faire faillite en ayant recours à l’inflation par exemple. Néanmoins, et nous l’avons vu dans le passé, la dévaluation compétitive peut être source de guerre... Le problème, quand la dette est trop importante, c’est de savoir qui va être spolié par le non remboursement et de combien il va être spolié. Au-delà d’un certain niveau, la spoliation devient insoutenable.

    Prenons un exemple fictif pour illustrer ce propos. Imaginons qu’aujourd’hui, la puissance militaire de la Chine serait égale à celle des Etats-Unis. Imaginons la même situation financière que celle que nous vivons aujourd’hui. Comment les USA pourraient-ils effacer leur ardoise auprès de la Chine dans ces conditions là ? Idem pour l’Europe globalement ?

    Par ailleurs, même si, encore une fois, je suis d’accord avec vous sur la monnaie nationale qui caractérise un état, autant que je me souvienne, dès 1973, Valéry Giscard D’Estaing a fait voter une loi selon laquelle l’Etat français n’avait plus capacité de créer sa propre monnaie mais devait obligatoirement faire appel, pour se financer, aux banques privées. Ce n’est donc pas le traité de Maastricht qui a détruit la nation française à votre sens, mais bel et bien la politique intérieure de la France elle-même et cela bien avant, mais ce fut passé sous silence par les media comme toutes les choses importantes d’ailleurs. Je vous fais remarquer au passage que le fonctionnement de la FED est similaire et, donc, les USA ne sont qu’une nation virtuelle en la matière. L’apport du traité de Maastricht, à qui je ne reconnais aucune vertu, a seulement mis un bémol, celui du déficit limité à 3% du PIB et un niveau maximum de déficit cumulé inférieur à 60% du PIB. Au moins, avec ce traité, le système est-il logique puisque c’est la limite, jugée décente, qui permet de rembourser les créditeurs. Au-delà, le système diverge et crée des spoliations. Sur ce sujet, je suis donc d’accord avec vous sur le fond, mais le système Maastrichien est cohérent. Il nous met donc à l’abri potentiel d’une guerre par construction. Cependant, cela ne reste vrai que si les états se contentent de leur propre dette qui est déjà colossale. S’ils prennent à leur compte, en plus, la dette privée, alors là, le système explose et c’est ce qui est en train d’arriver. Dans les semaines et mois qui viennent, le système des chaises musicales déterminera qui sera celui ou ceux qui seront spoliés... Avec les risques que cela comporte...



  • Geneste 11 janvier 2009 15:24

    Cet article est tout simplement excellent et poignant de vérité une fois rétablis les mots à la bonne palce comme le suggère l’auteur. Fellicitations !

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