A propos du substitut du divan freudien, en toute objectivité il m’arrive de penser la même chose lorsque je découvre certaines réactions. Les petits cercles de gens qui semblent bien se connaître, s’interpellent, s’insultent ou se congratulent, n’est-ce pas un peu de la thérapie de groupe ? Je n’ai strictement rien contre cela, plutôt de la sympathie. Il y a bien matière à réflexion dans cette nouvelle forme de communication qui prolonge les messages ioniques de notre cerveau. Cette part prépondérante du virtuel conditionne vraisemblablement une nouvelle forme de journalisme.
Le danger présenté dans cet article me paraît véritablement à prendre en considération. Pour une information scientifique on peut se reporter par exemple à la base de données www.ncbi.nlm.nih.gov/Pubmed, taper ensuite bisphenol A dans la case "for". Il y a 4456 références répertoriées (les plus récentes datent de 2008). Les articles ne sont pas accessibles, mais les résumés sont déjà très informatifs. L’une des toutes premières pub (n°9) émane d’un labo du CNRS à Lyon spécialiste des dosages de traces organiques, elle indique que dans les traces les plus couramment rencontrées dans les eaux étudiées, il y a du bisphenol A. Je dis cela parce que j’en ai marre du mépris affiché vis-à-vis des chercheurs et encore je pèse mes mots.
Je suis assez d’accord avec cet article, notamment avec la conclusion. Cependant, pour avoir vu l’émission évoquée par l’auteur (très tardive, hélas !), il y a eu quelques interventions de bonne facture : la journaliste de France-Inter citée mais également JF Kahn dont la vivacité d’esprit a fait monter l’ambiance. On connait certaines de ses positions antérieures au moment de la campagne, il est revenu dessus avec un grand sourire mais sans concessions.
Bon....Question posée à l’hyperactivité intellectuelle de Bernard Dugué : y aura-t-il un grain de sable dans tout cela ? Si oui, lequel ? Pas de pirouette (cacahouète) SVP.