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Gonzague

Gonzague

Sur des coteaux flanqués de neiges éternelles
Etalant au soleil leur paresse insolente,
Gonzague Loumintope accepta le charnel
Et s’affubla d’atours aux formes avenantes
 
Des bergers et trois rois, une ânesse et un bœuf
Entouraient le garçon qui venait de naquir
Dans l’étable enjouée où langé et heureux
Il reposait tel un fier et puissant émir
 
« Rabbouni » dit sa mère, génitrice au grand cœur
Qui avait approuvé le projet magistral,
« Comment faire pour saisir ce que tu auras l’heur
De dispenser aux foules dans les saisons cruciales ? »
 
« N’aie de crainte que celle, répondit le bambin,
De devoir tout le temps le fournir en alcool
Il en aura besoin au moment où l’entrain
Lui manquera pour seriner ses fariboles »
 
C’est ainsi que le jour eut la chance de voir
Celui dont l’on a dit qu’il ne mourira pas
Ni de près ni de loin, ni matin et ni soir
Ne le verront suspendu à aucune croix
 
Ses derniers cris viendront, d’après les textes Saints
Qu’un augure rédigea bien avant Jésus-Christ
D’une union de binouse et de vin florentin
« Eloï, Eloï, lama sabaq Chablis ! »

Tableau de bord

  • Premier article le 12/04/2007
  • Modérateur depuis le 02/01/2008
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Derniers commentaires



  • Gonzague gonzague 19 mars 2009 16:39

    Je ne saisis pas trop le sens profond de cet article. Tend-il à démontrer que les gens, avant la médecine moderne, avaient contre toute attente un cerveau et remarquaient en conséquence que certaines maladies, même inexplicables, existaient ? Ou bien est-il ici pour plus génériquement expliquer que les personnes suffisamment vivantes aujourd’hui pour savourer ces quelques lignes ne sont pas forcément plus intelligentes que celles qui sont trop mortes pour pouvoir en profiter ?



  • Gonzague gonzague 17 mars 2009 22:00

    Non. La peine de mort, ca se mérite, justement.



  • Gonzague gonzague 17 mars 2009 21:15

    Je me permets de parler en leur nom pour une raison toute simple. Parmi les luttes qu’elles incarnaient, celle du refus de l’essentialisation féminine accompagnait en ces temps le combat des peuples colonisés pour la reconnaissance d’une identité propre, extérieure à celle que les colonisateurs avaient des siècles durant cultivée. L’identité féminine qui n’existe pas est le fait des hommes et non des femmes, au même titre que l’image que les colonisateurs et même, par la force des choses, les peuples colonisés avaient d’eux-mêmes, était du fait du seul envahisseur. Dans votre texte, j’ai justement cru ressentir que vous aviez une image un peu stéréotypée, vieillote, traditionnellement "masculine" de "la femme".

    Je vous conseille à ce propos, concernant l’identité forgée par l’autre et le non-choix, l’excellent "Peau noire-Masques blancs" de Frantz Fanon. Il suffit de remplacer les Noirs et Blancs par Hommes et Femmes.



  • Gonzague gonzague 17 mars 2009 20:36

    J’aurais au contraire tendance à croire une gauchiste. Je n’ai acquiescé à l’affirmation du Péripate que par souci de réserve. Ce que je relevais était simplement que cette histoire est très franchement étrange, à prendre avec des pincettes. Elle est narrée par un seul individu, n’est reprise par personne d’autres, nulle part, par aucun journal local, elle n’est confirmée par aucun travailleur social, bref, elle parait assez invraisemblable.



  • Gonzague gonzague 17 mars 2009 19:26

    Quel est l’intérêt d’écarteler un mort ?

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