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Gourmet

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  • Gourmet 21 septembre 2009 14:40

    La crise n’A ABSOLUMENT RIEN CHANGE dans les comportements.
    Les banques et les financiers se comportent exactement comme avant.
    Pire ! Elles sont assurées désormais que quoi qu’il arrive les états viendront à leur secours.
    C’est encore bien mieux qu’avant ! Elles peuvent y aller encore plus fort.

    Qu’a permis la crise ?
    Eliminer un peu de gras (comprendre de la masse salariale) comme maigrir juste avant l’été pour paraître plus svelte aux yeux des actionnaires !

    Je souhaite de tout coeur que l’Irlande vote NON bien entendu ! Ceci de manière à mettre en un peu plus en évidence les dérives oligopolistiques de la commission.

    Les pratiques européennes se retrouvent également en France : lorsqu’un vote parlementaire ne convient pas, on revote (exemple du vote sur les OGM).

    Ha, ha, ha, l’Europe des peuples ! Mon cul oui ! Allez dire ça au 600 000 chômeurs supplémentaires rien qu’en France.

    Rien de rien, RIEN n’a changé  !

    db



  • Gourmet 18 septembre 2009 11:01

    Je pense que l’on oublie quelque chose de fondamental dans les suicides de FT (et d’autres entreprises comme Renault dont on n’entend plus parler, curieux non ?) : c’est qu’ils sont la conséquence du travail et non d’un souci extra-professionnel.
    Je veux bien croire que la vie n’est pas toute rose, loin de là, mais les suicidés ou ceux qui l’ont tenté ont bien mis en exergue et en cause leurs conditions de travail et non leur vie en dehors du travail !
    Même chose chez les suicidés de Renault.
    il serait intéressant de comparer avec les taux de suicides dans les entreprises encore un peu publiques comme EDF, SNCF, RATP ... Vraiment intéressant !

    L’article ne veut pas défendre FT soit. Mais l’article ne doit SURTOUT pas donner du crédit à des méthodes dites de « management » (sic) qui datent d’un autre siècle (le XIXème pour ne pas le citer).
    Depuis quand dit-on à un salarié qu’il est nul, qu’il n’est plus bon à rien, qu’il ferait mieux de faire autre chose, qu’il est encombrant, qu’il dérange ses collègues de travail ?
    Alors oui, il faut être un tantinet fragile pour accepter sans broncher de tels propos infantiles (la dernière fois que j’ai entendu « t’es nul » c’était dans une cours de récréation) sans mettre le poing dans la gueule de celui qui les tient mais ne faut-il pas être sacrément dénué de neurones pour les tenir ?

    On le sait depuis longtemps : il ne faut pas être intelligent pour devenir riche (sinon les Nobel seraient les femmes et les hommes le plus riches du globe) mais utiliser une hiérarchie de branquignols tout juste issus d’un gardiennage de boîte de nuit pour virer du monde au lieu de clairement expliquer les choses entre gens sensés, non, décidément NON !
    Mais faire des choses sensées ça coute cher c’est là le souci : plans de licenciements, de recasage, procès éventuels, etc.

    Le fond du problème est là :
    - déresponsabilisation de l’encadrement (au lieu de pratiquer du management d’équipe sa tâche consiste à faire le videur, pas besoin d’avoir fait des études pour cela) ;
    - dévalorisation du Travail (plus de remerciement, plus de valorisation du travail bien fait, plus d’émulation, critique systématique, nullification des activités quoiqu’on fasse, etc).

    Tout cela dans un seul objectif : minimiser les charges sociales de manière à augmenter les dividendes. Peu importe la méthode du moment que ça fonctionne. Et la première méthode consiste à ne pas augmenter les rémunérations.

    En résumé, les employés, que l’on démotive à force de non-augmentation des rémunérations (il faut avant tout distribuer des dividendes) puis de non-valorisation de leur activité puis, si ça ne suffit pas, de placardage, de nullifications, d’insultes, sont désormais traités comme du BETAIL.
    Ce bétail représente un poids mort : il faut donc s’en débarrasser le plus vite possible.

    Qui fera le boulot à la place du bétail me direz-vous ? Le middle-management bien entendu !
    Management qui fera 70 heures par semaine en s’imaginant s’offrir une place au soleil dans l’entreprise. Avant d’être, à son tour, considéré comme du bétail dont il faut se débarrasser.
    Etc, etc.

    C’est la philosophie d’entreprises comme Alcatel par exemple : virer tout le monde, sous-traiter un max et ne conserver qu’un ministaff de dirigeants. Dirigeants qui se gavent, par le jeu des golden parachutes, quels que soient les résultats de l’entreprise.

    Et ce pb se répand à la vitesse de la poudre dans toutes les entreprises y compris les entreprises dites publiques qui historiquement entretiennent une très forte estime du travail (*). Car elles se privatisent progressivement.

    En somme : privatisation = faibles salaires (mais forte rémunération des dirigeants et des actionnaires) => dévalorisation du travail => peu de motivation => recours à des méthodes d’encadrement de voyous => accidents (voir privatisation du rail au Royaume-Uni) => suicides.

    Lorsque j’étais plus jeune j’imaginais l’entreprise comme un monde vivant où l’échange social, la promotion individuelle, l’acquisition de nouvelles compétences participaient à la dynamique d’ensemble.
    Désormais, pour moi, mis à part quelques exceptions, l’entreprise, notamment la grande, est devenu un lieu de mort sociale totalement déshumanisé.

    De toute manière le gouvernement a reconnu implicitement, en simplifiant le statut d’auto entrepreneur, que le salariat était voué à une mort certaine ou, tout du moins, à une stagnation et que le « travailler plus pour gagner plus » ne pourrait certainement plus jamais s’y appliquer sauf pour quelques dirigeants et sauf à posséder des activités annexes.

    db

    (*) On l’a encore vu lors des tempêtes de 1999, les employés d’EDF ont travaillé sans relâche pour rétablir le courant ; nul doute que la prochaine fois ils s’en taperont complètement.



  • Gourmet 18 septembre 2009 10:13

    Dites-vous bien une chose : le consommateur paye TOUJOURS l’addition quel que soit le domaine.
    En effet, c’est celui qui a le moins d’influence. Il peut râler même au travers des unions de consommateurs. In fine ce sont les lobbies industriels qui ont le dernier mot.

    Le consommateur règle l’addition de la production invétérée de CO2 de nos chères (très chères) industries ;
    - le consommateur règle les taxes sur les carburants (la fameuse TIPP) que les compagnies aériennes ne payent pas ;
    - le consommateur soutient financièrement les opérateurs de téléphonies mobiles (récente déclaration du miniprésident comme quoi le prix [offert par un quatrième opérateur] le plus bas n’était pas forcément le meilleur). Il faut donc que le consommateur soutiennent les opérateurs existant en leur permettant de maintenir des prix élevés pour le plus grand bonheur de leurs actionnaires.
    - le consommateur soutient l’industrie automobile (au travers des aides d’état) ;
    - le consommateur soutient l’industrie bancaire (au travers des aides d’état, souvenons-nous de la facture de 100 milliards de francs du Crédit Lyonnais en 1997) ;
    - le consommateur soutient la restauration ;
    - le consommateur soutient la grande distribution (cartel entretenant des prix élevés par défaut de concurrence notamment sur les produits bruns ; il suffit de franchir une frontière pour trouver des produits d’alimentation 2 fois moins cher comme c’est le cas en Allemagne par exemple) ;
    - le consommateur soutient l’industrie de la musique et du cinéma en acceptant d’acquérir des supports (CD, DVD, CD vierges, DVD vierges) au prix fort sans contrepartie. Mais le consommateur ne soutient nullement la création artistique faute de structure adéquate qu’il pourrait financer.

    Et tout cela avec le grand dévouement voire dévotion et la modestie qu’on lui connaît.
    Il ne rechigne pas à sa tâche en acceptant le chômage, en réduisant d’année en année son pouvoir d’achat pour le plus grand bien de l’industrie française (mais pas de ses employés).

    EPITAPHE : Ci-gît un consommateur français, fier qu’il a été de contribuer ardemment au soutien financier de l’industrie française et internationale et à l’enrichissement de ses actionnaires.



  • Gourmet 17 septembre 2009 10:44

    Souvenons-nous de Bush fils.
    En 2004 j’ai parié qu’il serait réélu (quand on voit un fermier du middle-west déclarer qu’il a l’air sympa on comprend tout de suite). Ce fut fait.
    Mais j’aurais parié qu’il aurait été démis de ses fonctions par la suite (pantalonade de la guerre d’Irak, manipulation des foules, incompétence économique généralisée, affaire Abu Ghraib, etc).
    Et bien non ! Il a fallu encore attendre 4 ans ... Comme quoi les intérêts financiers qui le poussaient à rester là étaient bien plus puissants que l’état général du pays.
    Alors ?
    Alors, ne nous faisons pas d’illusions. Les intérêts financiers ayant placé Sarko III (comme Napoléon III le petit) sont suffisamment puissants pour le maintenir en place et le faire réélire en 2012.

    db



  • Gourmet 17 septembre 2009 10:37

    L’hôpital public est en voie de disparition : place au privé !
    L’hôpital public se voit allouer de moins en moins de crédits, doit désormais faire du chiffre (d’où hospitalisation forcée dans certains cas) avec moins de moyens (il n’est pas exclu que certains services réutilisent certains matériels pour gagner un peu).
    La PIERRE n’est pas à jeter sur ces services qui font ce qu’ils peuvent mais bien aux gouvernements successifs qui font tout, je dis bien tout, pour que le service public prenne une image de plus en plus dégradée auprès du public.
    Ca se constate dans la presse proche du pouvoir qui tape sans arrêt sur l’ambulance (mais également sur l’éducation nationale, les flics, l’EDF désormais bien entendu, etc).
    Il y a toujours eu des incidents voire des accidents.
    Mais ceux-ci sont en augmentation depuis une dizaine d’années.
    Comme pour les pesticides il est difficile d’établir une relation de cause à effet entre cette situation et les errements politiques.
    Elle est pourtant bien réelle !
    Vous savez où vous plaindre désormais. Certainement pas auprès du personnel hospitalier qui souffre de plus en plus de ne PLUS pouvoir faire son boulot correctement !
    Ce qui le MINE au passage.
    Cette situation prend sans cesse de l’ampleur et se propage dans tous les métiers , pas seulement chez FT.

    db

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