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  • Gourmet 11 mai 2009 12:46

    Julius dit vrai. Cela a toujours été, c’est vieux comme la sociabilisation de l’être humain et même de l’animal (*). D’où le proverbe : « qui se ressemble s’assemble ».
    D’un côté cela évite les émeutes à n’en plus finir, d’un autre cela conforte les membres d’un groupe dans la justesse de leur choix.
    Il y a auto-régulation : lorsqu’on se fait taper dessus plusieurs fois, on n’y revient pas (à moins d’être maso). On traite tout le monde de con et puis on va voir ailleurs sous d’autres auspices bienveillants.
    J’ajouterais toutefois une petite note :
    - les sites, blogs, micro-blogs et autres forums à dominante technologique sont en très grande majorité ... à tendance démocrate.
    Cela peut être dû à une moyenne d’âge assez faible il est vrai mais pas seulement je pense.
    Je n’irais pas jusqu’à dire que l’homme de droite bon teint est avers à la technologie ou, du moins,qu’ il met un certain temps à prendre la dimension du progrès (le côté conservateur du bonhomme) mais j’y pense ... :)
    D’où la double-question :
    - est-il raisonnable de confier les rênes d’un pouvoir (absolu en ce moment) à des défenseurs de l’immobilisme ?
    - que signifie le progrès finalement ?

    db

    (*) L’animal trop agressif est écarté du troupeau tout comme le trop faible.



  • Gourmet 7 mai 2009 14:53

    Il y a plusieurs points lamentables avec l’INSEE.

    1. C’est tout d’abord un organisme d’état et donc un instrument d’état que ce dernier peut très bien utilisé pour sa propagande. Et il ne se gêne pas au gré des directeurs.
    Ensuite il est de notoriété que la composition du fameux indice des prix est tenue secrète à la fois pour éviter que les autorités ne jouent sur tel ou tel prix dont la fixation dépend d’eux (tabac, carburants notamment) et pour éviter l’influence.
    Cela est à double tranchant et même, désormais, à simple tranchant du reste.
    Car cela signifie également que la probalité est grande que la constitution de cet indice soit complètement décorrélée de la réalité du terrain. Et, de fait, c’est le cas.
    On a appris en 2007 qu’en fait le tabac et le carburant étaient faiblement pondérés dans l’indice alors que l’électronique grand public jouait un rôle non négligeable. 
    Or, c’est bien connu, on achète un iPod, une chaîne HiFi, une clé USB tous les jours et du pain, des pâtes ou du jambon une fois par mois.
    Cela a permis à l’INSEE de maintenir un indice faible durant des années alors que les prix à la consommation explosaient notamment lors du passage à l’euro.
    Partant, l’INSEE a mis au point une notion d’indice ressenti. Tu parles, il est bien temps !

    2. Il se trouve que l’indice INSEE sert de base à l’élaboration d’autres indices et de point de départ pour d’autres évaluations comme les augmentations de salaire par exemple.
    Il est donc TRES intéressant de maintenir un indice bas. Ainsi, entre 1991 et 2004 l’indice n’a-t-il pris que ... 20%. Alors que n’importe qui est capable de vous dire que les prix ont doublé dans la même période. Souvenez-vous de la baguette à 1 FRF au milieu des années 90. Bon, elle était plutôt à 2 FRF. Aujourd’hui le tarif minimum pour une baguette blache c’est 0,80 EUR soit 5,5 FRF. Augmentation de plus de 100%. Même chose pour la viande, le poisson, les pâtes, les biscuits, l’eau, le sucre, la farine, etc, etc,.
    Il y a 10 ans le ticket resto moyen était à 32 FRF. Aujourd’hui il proche des 9 euros. Burp !

    3. Enfin il y a la notion de pouvoir d’achat. Dans les calculs opérant autour de cette notion, d’autres facteurs que l’indice des prix à la conso apparaissent comme le taux de chômage, la balance commerciale, etc interviennent. Ceci éloignant encore davantage le pouvoir d’achat calculé de celui ressenti par la population.
    Ainsi un taux de chômage faible contribue à l’augmentation du pouvoir d’achat.
    On comprend alors le gros intérêt qu’il y a, en sus de la communication, de maintenir, coute que coute un taux de chômage faible en jouant sur les chiffres (il y a 10 ans on est passé d’un mois sur l’autre de 3 millions de chômeurs à 2 millions simplement en se rangeant à la méthode de dénombrement du BIT et il y a un an l’INSEE a bataillé ferme (grève) contre son ministre de tutelle, le sieur Borloo, pour une histoire de chiffre du chômage minimisé par le même ministre).
    Quoi qu’il en soit, il y a aujourd’hui plus de 4 millions de personnes en recherche d’emploi, qu’il s’agisse de jeunes, de seniors de plus de 57 ans, de chômeurs longue durée, d’intermittents du spectacle, de temps partiel et d’intérimaires. Si on ajoute les 13% de pauvres (vivant en dessous du seuil de pauvreté) on doit bien taper les 10% de la population soit plus de 6 millions de précaires. BRAVO !
    Et ça, à ma connaissance, personne ne les dénombre ! Bel avenir qu’on nous prépare.
    Un taux de précarité toujours plus important et des haut-revenus toujours plus nombreux et élevés.

    Si vous faites régulièrement vos courses en grande surface, vous ne pouvez pas ne pas avoir remarquer que les prix ont accusé un sacré sursaut depuis septembre 2008. Et je ne parle pas de la crise du blé. Je parle de tout l’alimentaire.
    En gros, aujourd’hui on est à plus de 10% en moyenne. 10% en moins d’un an !
    Il est clair que la crise ne passe pas par tout le monde.

    De manière générale les prix augmentent en ce moment : téléphonie mobile, péages d’autoroute, alimentaire, etc afin de compenser la baisse des ventes et donc de tenter de conserver un chiffre d’affaire constant.
    Ben oui, en temps de crise il faut soigner les actionnaires tout de même. Les consommateurs se satisfont de publicités promotionnelles ciblées qui leur donne la fausse impression que la vie n’est pas chère (ça dure depuis 40 ans).

    Alors comment cela se passe à l’étranger ? A ma connaissance les indices étrangers sont du même acabit. Alors manip, intox à l’étranger aussi ?
    Toujours est-il que les prix de l’alimentation et produits ménagers sont 50% plus faibles en Allemagne et en Belgique (tous les strasbourgeois vont faire leurs courses en Allemagne sauf pour les vins et le fromage).
    Français = GROSSE PIGEONS.

    Personnellement je milite pour une élaboration d’indice des prix PUBLIQUE et opéré par de vrais consommateurs et non des technocrate embourbés dans leurs équations de comptabilité publique !
    Cela ne se fait pas sans un minimum de mathématique mais c’est faisable.
    L’utilisation des moteurs de recherche de prix (Twenga, Kelkoo) est également pertinente de ce point de vue mais ils recencent très peu l’alimentaire grande surface (alors que les sites de vente en ligne sont publics) ou alors il n’y a que quelques produits. Curieux au passage.

    db



  • Gourmet 7 mai 2009 14:13

    Pour info à Serge :
    la présidence d’honneur est offerte SYSTEMATIQUEMENT à tout PDG en retraite et jusqu’à sa mort ou son abandon.
    Il en est ainsi de tous les PDG de la SG (et, je pense, des autres banques également) depuis des lustres. Ainsi Viénot, prédécesseur de Bouton, dispose de son bureau, d’une assistante (qui doit être la même que celle de Bouton je pense) et d’une voiture. C’était la même chose pour le prédécesseur de Viénot mais qui est décédé à présent.

    Quant à la retraite-chapeau, on parle beaucoup de la SG dans les medias (devinez pourquoi ?[*]) mais très pas voire pas du tout des autres.
    Or, Pébéreau, ex-PDG de la BNP dispose d’une retraite-chapeau de 780 000 euros !
    On sait par ailleurs qu’au Crédit Agricole (toutes caisses confondues) 300 personnes disposent d’une retraite-chapeau supérieure à 200 kEUR par an.

    300 personnes !

    Même chose dans les autres banques où si l’on ne dispose pas des chiffres c’est toujours plusieurs centaines de personnes et plusieurs centaines de KEUR par an.

    db

    [*] Bouton est un chiraquien. Le pouvoir actuel ne peut donc pas l’encadrer. La presse, dévote du pouvoir actuel ça n’est plus à démontrer, tape donc là où on ne lui reprochera pas de taper. Quant à Pébereau c’est un proche de la Présidence. Résultat : on n’en parle pas ... Sauf dans le Canard, Libé et autres Marianne.
    CQFD.



  • Gourmet 4 mai 2009 13:09

    Oui, c’est un combat de tous les jours pour nous citoyens.
    Et c’est devenu un combat pour les autorités également : éviter que ça ne s’évente trop. D’où la future LOPSI.

    Il est très difficile de se faire une idée précise de sujets que l’on ne maîtrise pas.
    Il est donc tentant de faire confiance à plus spécialiste et reconnu que soi pour se faire cette idée. J’entends par là les journalistes professionnels.

    Manque de chance, depuis maintenant, en gros, les années 80, les journalistes sont peu à peu passés sous la coupe des grands groupes media.

    Quel crédit peut-on accorder à une rédaction rédigeant des articles sur des sujets sensibles entrant en conflit avec la raison sociale du groupe qui la possède ?
    Entendrons-nous jamais TF1 parler des méfaits potentiels des rayonnements GSM, des électro-sensibles et des démontages d’antennes imposés par la loi à Bouygues Télécom ? Peu de chance non ?

    Peut-on espérer le Figaro (propriété de Serge DAssault via la SocPresse) rendre compte des commissions, des négociations opérées en secret dans la vente de missiles, d’aéronefs divers ? Sans parler du secret militaire, encore moins de chance.

    Mais le pb est plus profond car, au final, plutôt que de s’affronter, les groupes media ont décidé d’enterrer la hache de guerre entre eux.
    Résultat, le Figaro, le Monde, l’Express, Le Point, M6, BFM, NRJ, etc, etc, ne parleront pas davantage que TF1 des différents soucis liés à la présence grandissante d’antennes de radiotéléphonie sur le territoire ! A charge de revanche.

    Corrolaire : une omerta sur tous les sujets susceptibles de fâcher l’un ou l’autre et même les amis de l’un ou l’autre voire les amis des amis.
    A ce rythme là on englobe vite fait toute la nomencaltura française et au-delà.

    Alors que reste-t-il au citoyen lambda souhaitant se faire une idée précise et plus proche de la réalité ?
    Jadis, à moins d’avoir des relations bien « introduites » : aucune solution.
    Aujourd’hui, tout un chacun a la possibilité, gratuitement, d’entrée en relation, par transitivité, avec « ceux -qui-savent » ce qui a un triple effet :
    - bien plus de monde « sait » ;
    - la mémoire collective sur un fait se prolonge bien plus longtemps ;
    - le fait lui-même peut en être affecté.

    C’est ce qui s’est produit lors du referendum sur la constitution européenne. Le OUI seriné par TOUS les medias s’est vu opposé un NON franc et massif.

    Et ça aucun gouvernement, surtout de droite, n’en veut !

    db



  • Gourmet 3 mai 2009 00:31

    Au fait,
    http://www.sicw-news.com/2009/01/le-peer-to-peer-un-pilier-de-lconomie.html
    résume bien la problématique.

    En effet : où est passé l’argent qui, depuis 10 ans, ne va plus dans les CD et les DVD ?
    Sachant que les salaires stagnent depuis 10 ans (sauf celui des grands patrons et des stars bien entendu), le transfert s’est effectué, en grande partie, à périmètre identique : un foyer qui dépensait 100 équivalent-euros en CD/DVD il y a 10 ans, dépense, sauf accident (chômage, décès, etc), toujours 100 euros aujourd’hui. Mais dans quoi donc ?

    Il ne faut pas aller chercher bien loin pour découvrir que les 100 euros partent désormais en, du plus gros au plus petit poste budgétaire :
    - téléphonie mobile ;
    - abonnements Internet ;
    - jeux ;
    - sonneries sur mobile (à 3 euros le morceau de qualité pourrie !) ;
    - merchandising divers et varié ;
    - technologie et, notamment, taxes sur les supports vierges (disques durs externes, clés USB, etc).

    Prenons le cas de Vivendi, tiens.
    Universal a peut-être vu son chiffre d’affaire de vente de CD s’effondrer ces dernières années mais combien le groupe a-t-il gagné d’argent en téléphonie mobile, dans les abonnements Internet, dans les sonneries et dans les jeux ?
    Aux dernières nouvelles (2008) le groupe n’est pas à plaindre côté bénéfices (2,6 milliards d’euros) et ses actionnaires n’ont vraiment pas à se plaindre côté dividende, en hausse constante depuis 5 ans (0,6 euro en 2004, 1 euro en 2005, 1,30 en 2007 et 1,40 euro en 2008 soit un doublement en 4 ans !) .
    Même la branche musique, Universal donc, a vu ses bénéfices augmenter d’une année sur l’autre (2007 - 2008).
    Pour être honnête, ce cas ne se recontre pas forcément chez ses concurrents (Sony BMG, EMI, etc).

    Alors ?

    Bien, par la suite, je me placerai indépendamment des velléités historiques de tout gouvernement de droite à contrôler, maîtriser les flux d’information observés par ses concitoyens. C’est un autre débat. Débat qui est purement d’actualité avec Hadopi et LOPSI mais qui n’est pas le sujet de ce fil.

    J’affirme donc que les tentatives tout azimut des lobbies de l’industrie musicale et cinématographique, tentatives relayées par les politiques de tous poils, manipulés et bernés comme des gamins de 7 ans, visent EN PREMIER LIEU, à VERROUILLER les FAI (via le filtrage) de manière à pouvoir INONDER le marché de contenus ciblés, calibrés (et sans grand intérêt) sans craindre que les abonnés aillent voir ailleurs.

    On l’a pressenti avec l’affaire Time Warner Cable il y a 2 semaines : soit un client de Time Warner achète du contenu Time Warner et son débit n’est pas limité, soit il consomme trop de bande passante à l’extérieur du FAI et il se fait virer !

    Bref, il s’agit de recréer des SITUATIONS de RARETE afin d’asservir les consommateurs aux produits et ce, avec la complicité consciente ou inconsciente des politiques !

    La technique date de l’apparition de l’homme : quand vous avez soif, vous êtes prêt à boire n’importe quoi !
    Et si l’on peut GAGNER sur PLUSIEURS TABLEAUX à la fois (taxe sur les supports vierges), on en profite !

    Je ne parle même pas de piratage. Il s’agit de recréer un système de type audiovisuel où, en dehors des chaînes qui sont mises à votre disposition, vous n’avez rien !

    db

    PS : souvenez-vous : l’apparition de la cassette audio en 1968 a déclenché l’ire de cette industrie. A l’époque les industriels de l’électronique, en l’occurrence ici Philips, n’étaient pas impliqués dans l’édition musicalecomme ils le sont aujourd’hui : la colère était moins schyzophrénique que de nos jours.
    Même chose pour le magnétoscope ! Dans ce cas là la frontère entre électronique grand public et édition cinématographique était déjà plus brouillée.
    Pire encore pour le TiVo américain dans un autre domaine : celui de la publicité. Les adversaires de TiVo ne furent pas l’industrie cinématgraphique ou musicale mais l’industrie audiovisuelle (les chaines de télévision).

    En bonne conservatrice, ces industries ne supportent pas le changement. Pire encore lorsque ce changement donne davantage de liberté aux braves et dociles consommateurs vache-à-lait que nous sommes !

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