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Grasyop

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  • Grasyop 15 avril 2008 12:44

    Icks Pey : « je sais que vous essayez de débusquer le religieux que certains seraient ravi de trouver derrière moi. »

    Je vois effectivement du religieux dans votre article, quand vous dites « la vie est sacrée et nul n’est autorisé à y porter atteinte. » Ici, c’est le mot « sacré » qui marque un dogme et interdit le débat. Il fait ce que vous reprochez au mot « religieux » de Pierre JC Allard : il « permet de ne plus argumenter sur les idées ou sur les principes ».

    Cependant, je suis d’accord pour dire que l’euthanasie ou le suicide assisté (merci de ne pas appeler ça « peine de mort » ! ) soulève des questions délicates sans qu’il soit besoin de faire intervenir des principes religieux. Dans le cas de Madame Sébire, il est clair que la mort est une délivrance et que l’euthanasie, légale ou pas, était une bonne chose. À l’autre extrême, imaginons une personne en parfaite santé qui passe par une phase de déprime et exprime, à un moment donné, une intention suicidaire. Doit-on lui faciliter le passage à l’acte ? Je ne pense pas (même si la personne est majeure). Je pense que maintenir une certaine barrière au suicide est une bonne chose. La question qui se pose alors est : comment et où tracer une frontière entre ces deux cas ? La frontière paraît difficile à tracer et j’ai l’impression que c’est ça le problème de fond du législateur.



  • Grasyop 14 avril 2008 20:50

    Mais Lerma dit qu’il est de gauche.



  • Grasyop 14 avril 2008 20:05

    Juger moralement l’acte de Madame Debaine, d’un point de vue utilitariste, revient donc à se poser la question suivante : la vie de sa fille valait-elle encore d’être vécue ? Enfin presque, car pour être précis, il faut aussi évaluer les conséquences de l’acte sur le reste de la société.



  • Grasyop 14 avril 2008 19:46

    Yannick,

    Vous faîtes un gros contre-sens, mais un contre-sens courant, sur l’utilitarisme.

    L’utilitarisme, est un point de vue éthique, qui recommande d’agir de manière à maximiser le bien-être (et non pas la productivité) de l’ensemble des êtres sensibles (personnes et animaux) potentiellement affectés par notre action. Personnellement, je défends ce point de vue. Que peut-on espérer de mieux que de maximiser le bien-être de l’ensemble des êtres sensibles ? Ça ne devrait faire peur à personne !

    Tirer les conséquences du principe utilitariste peut parfois heurter notre bon sens. Parfois c’est simplement le raisonnement qui est mauvais (pas toujours évident de dire dans laquelle de deux situations le bien-être d’ensemble est maximal !). D’autres fois, c’est notre bon sens qui est à revoir.

    Est-ce que si je prélève le foie d’un « légume » pour sauver la vie d’une personne ayant toutes ses capacités mentales, j’améliore plus le bien-être de la seconde que je ne cause de tort à la première ? Si oui, alors il faut le faire. Si non, alors il ne faut pas le faire. L’éthique utilitariste en tant que telle ne se prononce pas sur la question. Elle dit seulement quelle est la question à poser, et ce qu’il convient de faire une fois que vous avez répondu à cette question.

     



  • Grasyop 11 avril 2008 23:20

    « un coup de carabine dans ce boîtier Mosquitto est une solution raisonnable. »

    Et pourquoi pas écraser le Mosquito avec un marteau, pendant que vous y êtes ?

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