Armand : « Des quantités de musulmans vivent selon les préceptes coraniques et font le bien autour d’eux ».
Il faut croire qu’il n’y a aucun athée autour d’eux (sinon ils l’auraient tué puisqu’ils suivent les préceptes coraniques) et sans doute aucune femme non plus, car on ne peut pas dire non plus que les préceptes coraniques fassent le bien des femmes. Des musulmans qui vivent dans un endroit où il n’y a ni athée ni femme, y en a-t-il des quantités ?
J’aurais plutôt dit : des quantités de musulmans font le bien autour d’eux en dépit des préceptes coraniques. C’est-à-dire qu’heureusement ils ne les suivent pas à la lettre. Mais il y a par ailleurs des quantités d’autres musulmans qui les suivent à la lettre (et qui ne font donc certainement pas le bien autour d’eux).
« dénoncer la censure dont serait victime ce que vous qualifiez "d’oeuvre cinématographique" de Wilders et de militer pour celle du Coran ? »
Il était question, je crois, de l’appel à la haine ou à la violence comme motif de censure. Le Coran contient des appels à la haine et à la violence. Le film de Wilders n’en contient pas, sauf bien sûr ceux qu’il cite et qui sont issus du Coran ou de prêches d’endoctrinés.
« Ne pensez-vous pas que les Imams lançant des fatwas ou les islamistes commettant des attentats avaient besoin du Coran ? Alors qu’ils auraient pu trouver des milliers de justifications si le Coran n’avait pas existé. »
La religion est un facteur majeur de violence, même si ce n’est pas le seul. Et personne, je crois, ne dit que c’est le seul.
La religion est avant tout un endoctrinement (c’est mon avis !) et il est plus facile de faire des soldats ou des kamikazes avec des gens endoctrinés ou drogués qu’avec des gens lucides. Si en plus on les endoctrine avec des messages violents...
D’autre part, quand deux « peuples » de religions différentes se battent pour un même territoire, vous pouvez dire que c’est un combat territorial, politique, économique, n’empêche que la première cause de conflit, c’est qu’il y ait deux peuples plutôt qu’un, et en l’occurrence c’est un effet du communautarisme religieux. (Bien sûr, il existe d’autres communautarismes, linguistique notamment.)
Donc dire que l’islamiste qui commet un attentat le fait pour des raisons politiques et pas religieuses, c’est une illusion à mon avis. La raison politique est en fait encore une raison religieuse.
« Comment interpréterions nous un film qui monterai images d’Hiroschima, fours crématoires et autres joyausetés dont nous sommes coutumiers en paralèlle avec des morceaux croustillants de la Bible ? Penserions nous qu’il s’agit là d’une expression normale de la liberté d’expression, et non pas d’une diffamation, d’un appel à la violence ? »
Aucun problème pour moi. Ceci dit, ici, les images ne montrent pas simplement l’islam et la violence « en parallèle », elles montrent un lien de causalité entre les deux.