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Un disciple de Spinoza.
Une sentinelle du peuple.
Un virus de la démocratie.
Un avocat du diable.
Un chercheur en Vérité.
Un agent subversif.
Un amoureux de la contradiction.

Tableau de bord

  • Premier article le 10/04/2014
  • Modérateur depuis le 10/06/2014
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Archives AD Human Iste 29 juin 2014 21:26

    Félicitation pour cet article. Le lien avec la vidéo de Lordon est d’une logique implacable !

     « Il y a quelque chose d’à la fois naïf et touchant dans cette foi inébranlable en l’infériorité intrinsèque des autres qui garantirait à coup sûr l’impunité des profiteurs. Nos récits collectifs mettent toujours en scène cette armée des ombres et des humbles qui n’ont d’autre gloire que de se sacrifier pour permettre à leurs exploiteurs de sauver leur peau. »

    Je songe [comme vous je crois] que cette obsession cinématographique pour la « fin du monde » résulte du pressentiment des classes dominantes de la fin prochaine de leur suprématie économique et politique.

    Avez-vous vu « La Stratégie Ender » ?

    Un blockbuster par excellence…

    Attention SPOILER : Relativement inhabituel et inquiétant, ce film met en scène l’extermination d’une race extraterrestre par des militaires sans scrupules. Une partie du plan sordide de ces miliciens consiste à utiliser l’innocence d’adolescents pour atteindre leur objectif.

    D’une certaine manière, c’est l’apocalypse à l’envers… Un génocide planétaire pour le bien de « l’humanité ». Quelque soit l’interprétation que l’on essaye de donner à ce film : elle est terrifiante.

    Bref, je serais honoré que vous mettiez vos talents de critique au service de mes articles.

    Cordialement,



  • Archives AD Human Iste 28 juin 2014 16:34

    @ ffi

    Je reconnais avoir parlé un peu trop vite : « certains peuples se sont déjà entretué lorsqu’une forme d’ivresse les y pousse (l’hybris, comme dirait les grecs) » : C’est vrai. On peut également rappeler qu’un peuple seul peut également s’entretuer (Cf Massacre de la Saint-Barthélemy…)

    Ainsi, je crois bon d’ajuster la problématique énoncée plus haut :

    Croyez-vous que des peuples souverains, agissant en connaissance de cause, choisiraient de s’entretuer dans une guerre moderne. ?

    Par l’expression « un peuple agissant en connaissance de cause », j’entends « un peuple dont l’opinion publique serait vierge de toute manipulation médiatique et éducative ». Cette précision fait notamment référence au prélude de la première guerre mondiale avant laquelle les jeunes français étaient éduqués/endoctrinés à souhaiter la revanche sur l’Allemagne qui avait précédemment amputer la France de l’Alsace et la Lorraine.

    Par l’expression « guerre moderne », j’entends faire la distinction entre guerre antique et guerre moderne :

    1. La guerre antique dont la mise en œuvre est comparable à un sport « un peu plus brutal », reposant sur des qualités physique (force, agilité, endurance) et des vertus morales (courage, honneur…).

    2. La guerre moderne dont la mise en œuvre est une boucherie industrielle – façon Guernica et chantier de démolition – dans laquelle les combattants ne sont que de la chair à canon livrée à l’alea des bombes, mortiers et autres balles perdus. Ici, ce qui distingue le boucher du bétail n’est que le financement et, en dernier ressort, l’accès aux armes nucléaires…

    Bref, pour le dire simplement : la volonté qu’a un peuple de faire la guerre dépend de l’image qu’il en a. Je doute que l’image du dieu Mars soit aussi reluisante de nos jours qu’elle ne l’était dans l’antiquité.

     

    « C’est toujours une fraction du peuple qui gouverne. »

    Là encore, c’est relativement vrai. Mais, l’idée sous-jacente d’un « plus de démocratie » [par l’intermédiaire d’un vaste panel de dispositifs institutionnels] est d’améliorer la diversité, la rotation et l’intégrité de cette « minorité » ainsi que les pouvoirs de contrôle du peuple sur cette « minorité ».

     

    « Tout ce que je veux, c’est que le gouvernement soit bon. »

    Le gouvernement n’est ni bon, ni mauvais : il sert l’intérêt d’une classe dominante. Les 40 années d’endettement public avec intérêt ont été souhaitées par cette classe dominante et elle souhaite à présent que le peuple continue de la payer d’une manière (en augmentant les recettes) ou d’une autres (en diminuant les dépenses – sauf celle des intérêts de cette dette)…




  • Archives AD Human Iste 28 juin 2014 15:07

    L’humanisme fait jaser sur AgoraVox !

     Le « vrai humaniste de gauche, tout dégoulinant de tolérance (sauf manifestement quand on est en désaccord avec vous) » vous signale que la tolérance n’a de sens qu’en cas de désaccord manifeste. Pour creuser le sujet, je vous invite à consulter le Blog de Simone MANON : http://www.philolog.fr/la-tolerance-est-elle-un-vice-ou-une-vertu/

     

    « qui a déclenché cette guerre, mmmh ? Les vilains spartiates ? Et pourquoi le « méchant » Platon, condamnait-il ce régime ? Et pourquoi cette si belle démocratie, si tolérante a-t-elle condamné à mort Socrate, que d’aucuns considèrent comme le « père de la philosophie » ?

    Vos propos laissent entendre que ma vision de la politique serait strictement manichéenne et uniquement soutenue par un dogme moral… cela ne pourrait être plus faux. Par ailleurs, je ne souhaite pas me laisser entrainer sur le terrain « moral » en justifiant la condamnation à mort de Socrate et la déclaration de guerre à Sparte. Néanmoins, je vous rappelle que les guerres, l’esclavage et les condamnations à mort sont des problématiques qui dépassent de très loin les systèmes politiques.

     

    « Je serais Michéa en personne ?? Merci, c’est trop d’honneur »

    Je vous rejoins finalement sur ce point : c’est effectivement trop d’honneur !

    A cette occasion, je m’excuse pour la brutalité et la véhémence de mes propos mais l’indignation suscitée par votre article s’est juxtaposée à certains aspects négatifs de « L’empire du moindre mal ». Au sujet de la démocratie Michéa a la lucidité de reconnaître que : « Si en effet, la démocratie doit être, à présent, affecté à la seule définition du libéralisme, il faut nécessairement un terme nouveau pour désigner ce « gouvernement du Peuple, par le Peuple et pour le Peuple » où chacun voyait encore, il y a peu, l’essence même de la démocratie. Ce nouveau terme, choisi par les ateliers sémantiques, sera celui de « populisme ». Il suffit, dès lors, d’assimiler le populisme (au mépris de toute connaissance historique élémentaire) à une variante perverse du fascisme classique. »

     

    « L’élection est par nature aristocratique. Oui, c’est vrai institutionnellement parlant »

    Ce n’est pas seulement vrai « institutionnellement » parlant, c’est aussi vrai « étymologiquement » parlant, donc pour la leçon d’honnêteté intellectuelle :

    « Dans l’esprit, ce régime ressemble en de très nombreux points à la démocratie athénienne… »

    Ceci est de la malhonnêteté intellectuelle ou de l’aveuglement :

    1. Cf au rejet politique du référendum sur le traité constitutionnel européen finalement adopté par la voie parlementaire avec le traité de Lisbonne. Pourquoi un régime démocratique « dans l’esprit » rejetterait l’expression directe de la volonté populaire ?

    2. Cf à la fabrication du consentement démontré par Noam Chomsky et illustré par le documentaire des nouveaux chiens de garde. Pourquoi un régime démocratique « dans l’esprit » s’efforcerait de modeler la volonté populaire à sa convenance ?

    En réalité, votre formulation est plus qu’intéressante et elle conduit à la question suivante :

    Dans l’esprit de qui ce régime ressemble à la démocratie athénienne ?

    Probablement pas dans l’esprit de nos élites (=aristocrates) politiques qui ont choisi de contrevenir à la souveraineté populaire en souscrivant (gauche et droite confondues) au traité de Lisbonne.

    Probablement pas dans l’esprit de nos intellectuels officiels qui sont nécessairement malhonnêtes puisque l’adjectif « incultes » accolé au terme « intellectuels » conduirait à un oxymore qui disqualifierait le terme « intellectuels ».

    En revanche, notre système politique est une démocratie dans l’esprit populaire car c’est le souhait des classes dominantes (médias + politiques) qui diffusent ce mensonge nocif par l’éducation et les médias.

    Vu ces éléments, est-ce l’idée que vous vous faites de la « souveraineté populaire » de Rousseau ou de la démocratie athénienne ?

     

    « Comme un certain peuple souverain d’outre-Rhin, dans les années 30, a accordé sa pleine confiance à un « artiste peintre incompris » en lui donnant les pleins pouvoirs […] Donc si le peuple est « pur » et « vierge de tout vice », il doit être suffisamment idiot pour être manipulable, si je comprends bien votre raisonnement ? »

    L’ascension d’Hitler au pouvoir n’est pas différente de l’ascension de nos hommes politiques actuels : elle repose sur les moyens médiatiques, c’est-à-dire sur le financement. Qui a financé l’ascension politique d’Hitler ? Le problème dans les médias « traditionnels » (presse, télévision, radio) réside dans le fait qu’ils sont descendants. En cela, ils sont parfaits pour façonner l’opinion, c’est-à-dire pour donner l’illusion du choix. Par ailleurs, la manipulation d’un peuple n’est pas une question d’intelligence mais une question de vecteur médiatique et éducatif. Dans un contexte ou le peuple serait libéré de cette « pollution » médiatique (cela adviendra probablement avec internet), le choix de ce dernier serait nettement moins faussé.

    Je ne prétends pas qu’un choix « libre et non faussé » libère des vices et passions… mais au moins, une démocratie soumettrait le peuple à ses propres vices/passions et non à celui de ses élites qui se cantonne à la sacro-sainte « croissance économique » pour ne pas dire « croissance du Capital ». De plus, une « démocratie réelle » offrirait au peuple l’opportunité de bâtir sa propre conception de la morale, de la vertu et de la chose publique (= république).

     

    Bien à vous,



  • Archives AD Human Iste 21 juin 2014 09:39

    Bonjour Micnet,

    Je vous remercie des efforts déployés afin de me rendre la vue.
    Pour le pseudo, je reconnais mon manque d’inspiration... mais que voulez-vous, ces choses là ne se décident pas !

    Pour le reste, je vais devoir m’absenter quelques jours, je vous répondrai à mon retour. [J’ai tant à vous dire.]



  • Archives AD Human Iste 20 juin 2014 23:14

    Salut Valentin,

    « je pense personnellement qu’ils se trompent de méthode et qu’ils n’amèneront pas la Démocratie » […] « lorsqu’on (le peuple) sera prêt alors ça se fera tout seul »

    Même si notre mythe historique est basé sur la « révolution », je ne crois pas au grand soir.

    Ou, plus exactement, je me méfie du grand soir où le pouvoir « basculera » (pour s’assumer comme autoritaire et totalitaire par exemple).

    Je pense que :

    • Le fonctionnement et la logique des mouvements latins (Pademos et le mouvement 5 étoiles de Grillo) sont les bons.

    • La démocratie doit se développer au niveau local (progressivement donc) mais la politique n’en demeure pas moins un rapport de force qui doit s’exercer sur tous les scrutins, y compris les nationaux.

    « Ils tombent dans la logique électorale (toujours + d’élus ; pour toujours + de pouvoir et + d’organisation, etc...). »

    Sans parler de conquête électoral (ça c’est effectivement secondaire et si on tire nos députés au sort… je pense que ça le restera), néanmoins, il m’apparaît fondamental pour une entité politique, qui revendique la démocratie et dont le fonctionnement est démocratique, d’apprendre à gérer « le pouvoir » et « l’organisation ».

    Comment pourrait-on convaincre que la démocratie est bonne pour gérer un pays si l’on est incapable de gérer le « pouvoir » et « l’organisation » inhérent à une élection ?

    Par ailleurs, je ne comprends pas, le concept Démocratie Réelle pour les élections européennes était bien celui de tirer au sort des députés dont le mandat impératif imposait qu’il (le député) vote ce que le mouvement avait décidé par référendum ? Pourquoi ce revirement pour les élections nationales ?

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