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Archives AD

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Un disciple de Spinoza.
Une sentinelle du peuple.
Un virus de la démocratie.
Un avocat du diable.
Un chercheur en Vérité.
Un agent subversif.
Un amoureux de la contradiction.

Tableau de bord

  • Premier article le 10/04/2014
  • Modérateur depuis le 10/06/2014
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Archives AD Alban Dousset 19 novembre 2014 15:03

    @L’enfoiré

    Mieux vaut tard que jamais smiley
    Oui, je connaissais ce sketch (et la plupart de ses spectacles).
    Bonne lecture.



  • Archives AD Alban Dousset 19 novembre 2014 10:56

    Bonjour Marc,

     

    Je vous remercie pour vos encouragements et le jugement qualitatif de cet article.

    Je suis surpris car vos propos semblent beaucoup moins radicaux que ceux tenus au micro de CauseToujours (http://www.youtube.com/watch?v=rTz4_7mB3Os)

     

    Concernant vos remarques :

    1. « Et votre exemple de « je n’aime pas mon travail » (mais je le fais quand même à cause de la monnaie qu’il me rapporte), est issu lui-même du monde monétaire. Quels sont les travaux « mal appréciés » ? En général, les travaux dont on ne voit pas le but, l’utilité, pour lesquels on vous presse comme un citron. Mais existent-ils (sont-ils utiles) sans le monde monétaire ? »


    Personnellement, les travaux les plus pénibles que j’ai effectués à titre personnel sont des travaux physiques, des travaux dont le but et l’utilité sociale sont absolument limpides et indiscutables (cueillir des courgettes – avec gants et manches pour limiter les irritations - , cueillir des cerises, castrer les maïs, monter des pneus par -10°…)

    J’éprouve une grande défiance pour l’approche psychologisante qui consisterait à penser que les travaux les plus pénibles sont ceux « dont on ne voit pas le but ». En ce qui me concerne, les travaux les plus « pénibles » sont simplement les travaux « qui se font avec peine, qui exigent un effort difficile, qui causent de la fatigue, de la souffrance… » (http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/p%C3%A9nible/59220)

     

    2. Je rejoins globalement vos propos notamment le fait que « L’égalité de ressources monétaires est impossible parce que les humains ne sont pas identiques. »

     

    3. « La monnaie entraîne vers elle la notion de pouvoir »

    La notion de « pouvoir » est identique à la notion de « violence » que met en avant David Graeber et que je critique dans l’article : « je ne nie pas qu’une forme de violence [et de pouvoir] existe dans la dette ou le travail mais il me semble inadéquat et moralisateur de lier des concepts aussi vastes et complexes que le travail ou la dette à la notion (tout aussi vaste et complexe) de violence [et de pouvoir]. » J’ajoute que, selon moi, presque l’intégralité des relations sociales contient une dose de « pouvoir » et de « violence ». Il est contreproductif de réduire la monnaie à l’une ou l’autre de ces notions propres aux interactions sociales elle-même et non à l’outil qui se propose de les formaliser (l’expression de « droit objectivé » qu’utilise Pierre-Yves Rougeyron pour désigner la monnaie est, à ce titre, très intéressante).

     

    4. « la notion de dé-responsabilisation liée au pouvoir de la monnaie »

    Je crois que ce phénomène de « dé-responsabilisation » est relativement marginal et qu’il touche majoritairement les très hauts revenus/patrimoines… mais ici, il est nécessaire de revenir à la dose (relative) de pouvoir que contient l’argent mais qui, dès que l’argent est détenu en quantité excessive, devient également excessive. Comme vous le dites vous-même : « Le pouvoir grandit avec la masse de monnaie dépensable. ». Car c’est le pouvoir lui-même qui tend à déresponsabiliser/déshumaniser les individus et non l’outil qui permet d’incarner ce pouvoir sur le plan économique.

     

    5. « Je n’aime pas faire ceci, donc je paye quelqu’un pour le faire. » (je suis plus apte à faire par l’intermédiaire de l’autre). « Je n’ai pas le temps de faire ceci, donc je paye quelqu’un pour le faire. »

    Malheureusement, la question de « l’aptitude », que vous ne mentionnez qu’en parenthèse, me paraît fondamentale. Car, au-delà du plaisir et du temps, se pose la question de la compétence et des moyens…

    à Je n’ai pas la compétence et les moyens de construire « moi-même » de A à Z un ordinateur portable. Et, si je devais m’efforcer de le construire, il me faudrait effectivement beaucoup, beaucoup, beaucoup de « temps » pour acquérir les compétences et les moyens nécessaires (certainement plus d’une vie). A ce titre, la spécialisation des compétences et la division du travail ont intérêt majeur qui ne doit pas être occulté dans notre quête d’autonomie sociale et monétaire.

     

    6. « IMPERATIVEMENT le principe de « rareté relative » qui est vraiment fondamentale à la fois à l’outil, à la fois pour comprendre toutes les conséquences politiques, sociales, économiques, humaines. »

    La notion de « rareté relative » que vous évoquez semble héritée de la nécessité de « réserve de valeur » développée par Aristote. D’abord, entendons-nous bien sur cette notion de « rareté relative » :

    Comme je la comprends, elle indique que la rareté de la monnaie doit être modérée, c’est-à-dire que chacun doit pouvoir en offrir ou en recevoir à l’occasion d’interactions sociale susceptibles d’être rémunérée mais que personne ne doit être capable d’en créer sans apporter de contrepartie sociale.

    Néanmoins, je ne suis pas certain de comprendre ce qu’apporte l’aspect de « rareté relative » au débat ou, plus exactement, je suspecte la notion de « rareté relative » de faire glisser le débat vers des théories telles que la TRM (Théorie Relative de la Monnaie) qui revient – plus ou moins – à une monnaie fondante. (Cf http://www.youtube.com/watch?v=kvjstlFaxUw)

    Mon opinion en matière monétaire se cantonne au dogme aristotélicien (réserve de valeur, unité de compte et moyen d’échange). Selon moi, les tentatives de déformation de l’outil monétaire pour des raisons économiques (planche à billet, QE…) ou des raisons sociales (TRM, monnaie fondante…) sont nocives :

    • La relance économique : Il est illusoire, dangereux et antisocial de postuler qu’une « politique » monétaire peut stimuler l’économie.
    • La redistribution sociale : Il est tout aussi illusoire, dangereux et antisocial de postuler qu’une « politique » monétaire puisse améliorer la redistribution sociale sans perturber les comportements individuels, dégrader le Travail et l’économie, donc le niveau de vie.



    Bref, je suis un peu rigoriste sur la question : la monnaie ne doit JAMAIS être l’objet d’une quelconque politique (quelle que soit ses fins) et se cantonner au dogme Aristotélicien.

    Si une société souhaite se doter d’une plus grande justice sociale, elle doit envisager de le faire par ses lois (notamment son économie politique) et son système politique (notamment la démocratie réelle).


    Cordialement,



  • Archives AD Alban Dousset 31 juillet 2014 14:28

    Je ne sais pas ce que tu entends par « encore un bon moment » mais ça n’ira pas au-delà de trois ans et ça se cassera même la figure avant (je pense) mais Dieu sait pour quelle raison.

    Après, je crois que les tensions géopolitiques ne sont pas la par hasard, le système est au bout du rouleau et essaye de faire diversion comme il peut.
    Les BRICS qui montent leur propre FMI ; l’Allemagne qui se tâte pour les rejoindre (http://reseauinternational.net/les-empires-se-brisent-souvent-linterieur-lallemagne-point-rejoindre-les-brics/) - même si on peut penser que l’info est douteuse ; lorsqu’ils (les BRICS) décideront leur propre monnaie, ce sera juste la fin du dollar.

    Pour en revenir sur les matières premières, elles ne résisteront pas éternellement à la loi de l’offre et la demande, mais surtout, lorsque les monstrueuses masses de liquidités injectée sur le marché voudront se protéger des risques sur les devises, les emprunts d’états et les marchés actions/obligations : elles iront inévitablement sur le marché des matière premières (dernière valeur refuge).. ça a déjà commencé et ce sera le début de la fin pour l’économie réelle.
    (Enfin, c’est mon analyse.)



  • Archives AD Alban Dousset 31 juillet 2014 13:52

    Salut Tf1groupie,

    D’abord, connais-tu Etienne Chouard ? A titre d’information, je te recommande cette courte vidéo (de 30 min) de présentation que j’ai trouvée sur les réseaux sociaux : https://www.youtube.com/watch?v=Dahg7XPHu98

    Étymologiquement, démocratie signifie « Le pouvoir exercé par le peuple » et aristocratie « Le pouvoir exercé par les meilleurs »

    Or, lorsque l’on fait une élection, on désigne « les meilleurs » pour « exercer le pouvoir ».

    En cela, l’élection est, par essence, aristocratique.

    Or la démocratie, c’est-à-dire « le pouvoir exercé par le peuple », est une formule qui ne peut « réellement » pas être atteinte. En effet, les individus (qui composent le peuple) ne peuvent pas gouverner tout le temps et « tous ensemble en même temps ». Néanmoins, dans l’idée d’un « plus de démocratie », il y a certains outils (Référendum d’initiative populaire, assemblées tirées au sort), il y a aussi des limites aux représentants populaires (mandats courts, non renouvelables, révocables…) et, surtout, le désir d’un plus grand pluralisme et plus de prise en compte de l’intérêt général dans les divers organes de pouvoir (législatif, exécutif, judiciaire, médiatique, bancaire, financier…).

    Ainsi, si je dis que l’élection présidentielle au suffrage universel direct est « antidémocratique par excellence » c’est pour deux raisons :

    - L’élection est par essence aristocratique

    - L’élection d’un seul individu va par définition à l’encontre d’un plus grand pluralisme (et pour cause, il est seul) et de la prise en compte de l’intérêt général (par définition, l’intérêt d’un individu seul n’est pas l’intérêt général mais son intérêt personnel à Celui de se faire réélire, donc de satisfaire ceux qui permettront sa réélection : les propriétaires des groupes médiatiques… pour en revenir à Tf1)



  • Archives AD Alban Dousset 31 juillet 2014 13:05

    salut captain’

    Les marchés bougent lentement.
    Mon opinion est que nous sommes quand même en train de vivre un inversement de tendance sur les matière première depuis fin 2013 / début 2014.
    http://www.sicavonline.fr/index.cfm?action=fiche&code=00000X31153&onglet=2#g
    Vers ce lien, tu trouveras un produit d’assurance vie indexé sur les matières premières (énergie, métaux, produits agricoles...).
    Cette tendance devrait tôt ou tard se transmettre aux autres marchés (malgré les liquidités..)

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