• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Archives AD

Archives AD

Un disciple de Spinoza.
Une sentinelle du peuple.
Un virus de la démocratie.
Un avocat du diable.
Un chercheur en Vérité.
Un agent subversif.
Un amoureux de la contradiction.

Tableau de bord

  • Premier article le 10/04/2014
  • Modérateur depuis le 10/06/2014
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 33 182 978
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 3 3 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Archives AD Alban Dousset 20 novembre 2014 12:18

    @Jean Fred

    1.« Le thésauriseur n’est pas comme vous dites un pessimiste, c’est un rentier qui vit sur le dos du travail des autres. »

    Dans cet article je distingue clairement, à deux reprises, le « thésauriseur » de « l’investisseur ». Je me cite :

    « Le thésauriseur  : un pessimiste qui craint l’avenir, un individualiste dont « l’épargne » économique n’est qu’un moyen de se protéger du monde.

    L’investisseur : un optimiste dont « l’épargne » économique est un « tremplin » économique qui lui permettra d’améliorer le monde et/ou de satisfaire sa volonté de puissance économique. »

    Or la définition de rentier (c’est-à-dire quelqu’un qui perçoit une rente) est la définition de l’investisseur qui cherche à « satisfaire sa volonté de puissance économique » que l’on peut traduire comme faire plus d’argent avec de l’argent : un rentier. Le thésauriseur se contente de stocker l’argent mais ne s’efforce de l’investir, de le faire se multiplier. (—> Les économies stockées sous un matelas ne versent pas de rente !!)

    Pour reprendre Marx, la création de richesse s’effectue par les forces productives, c’est dire la rencontre du facteur Travail (forces de travail) avec le Capital (moyens de production).

    2. « Qui peut se permettre aujourd’hui de thésauriser à part ceux qui possèdent le capital en se goinfrant sur les travailleurs ? »

    Chaque personne qui possède un livret A, un compte épargne, une assurance vie est un « investisseur », c’est-à-dire un rentier. Les « thésauriseur » sont les rares personnes à ne plus avoir confiance dans le système et à cacher leurs économies sous leurs matelas.
    Si j’ai quelques centaines d’euros sur un livret A, cela fait-il de moi un salop de capitaliste se goinfrant sur le dos des travailleurs ?

    Simplement, quelle différence faites-vous entre investir et thésauriser ?



  • Archives AD Alban Dousset 19 novembre 2014 20:56

    Bonjour Kalmac,

    Je suis heureux qui tu suives ma chronique et que tu prennes le temps de me faire ces objections. Je vais donc essayer d’y répondre le mieux possible.

    « la fonction de réserve de valeur ne doit pas être érigée en dogme. Sinon, les fourmis font des tas de monnaies, parfois sur plusieurs générations. Monnaie qui inévitablement fini par manquer aux autres pour leurs échanges et mener à une raréfaction non nécessaire et dangereuse. ».

    Dans une certaine mesure, ce que tu dis est vrai. Néanmoins, la raison qui me pousse défendre les propositions d’Aristote peut se résumer très simplement : Il existe des fourmis riches et des fourmis pauvres.

    Or, lorsque l’on attaque la problématique des inégalités patrimoniale sous l’angle monétaire (notamment en pratiquant une forte inflation pour faire fondre les sommes épargnées), on pénalise toutes les fourmis, y compris les pauvres (notamment les petits vieux qui ont économisés toute leur vie dans un appartement pour espérer passer leur retraite dans une petite maison de campagne.)

    Le problème des 1% vs 99% relève d’une injustice sociale effroyable que nous devrons résoudre mais la solution monétaire ne m’apparaît pas comme une bonne solution. De plus, nous devrons également résoudre la cause de ce problème : le système capitalisme favorise, dans son fonctionnement, la concentration et l’accumulation du Capital. [Je m’arrête ici pour éviter de spoiler]

    Bref, pour une raison de justice sociale, je crois qu’il préférable de ne cibler que les « fourmis riches », notamment par l’imposition directe de leur patrimoine et de leur transmission de patrimoine.

    « la quantité de monnaie peut augmenter raisonnablement sans pour autant réprimer la part de fourmi en nous. La fourmi travaillera dur et conservera les fruits de son travail qui peuvent être bien autres choses que de la monnaie : maisons, terrains ... »

    Oui, elle « peut » augmenter raisonnablement. Mais le doit-elle ? Demande-toi bien à qui profite ce fatalisme de l’inflation. Qui à intérêt à stimuler le Travail artificiellement à l’aide d’un subterfuge monétaire ? Qui a intérêt à justifier les taux d’intérêt que nous payons aux banques par ce « fatalisme de l’inflation » ?

    « asseoir une monnaie sur les matières premières me parait arbitraire. D’ailleurs je n’ai pas bien compris ce qui se passait dans le cas ou une économie dépend à 90% du pétrole et que nous en consommons les dernières gouttes : il faudrait créer de la monnaie ou en détruire ? »

    Dans l’idée que je me fais d’une monnaie idéale, dans un système politique idéal, on ne créé pas plus de monnaie que l’on en détruit :

    La seule « création monétaire » se fait à l’occasion des investissements publics (validés de manière démocratique…) avec un plan d’investissement qui prévoit (à l’avance) les impôts qui rembourseront l’investissement, c’est-à-dire les impôts qui « détruiront la monnaie » à l’occasion du remboursement de l’investissement.

    Bref, pour revenir à ta question, une monnaie assise/indexée sur les matières premières ne devrait pas se « créer » ou se « détruire » en fonction des ressources disponibles. En revanche, si la quantité de pétrole disponible diminue (son prix augmentera certainement à cette occasion) la valeur intrinsèque de la monnaie perdra un peu de sa valeur. Je dis un peu car, dans l’idéale, cette monnaie est indexée sur l’intégralité des matières premières et énergies. C’est-à-dire que si le pétrole commence à devenir plus rare, plus cher, ta monnaie perdra « naturellement » un peu de sa valeur. Par exemple, au lieu d’acheter ton pain 1€, tu l’achèteras 1€05… (Une forme d’inflation, la seule qui soit justifiée/acceptable puisqu’elle correspondrait à la raréfaction de nos ressources)



  • Archives AD Alban Dousset 19 novembre 2014 18:53

    Bonjour coinfinger,

    Même si j’ai lu "Capitalisme, désir et servitude", je soupçonne Lordon de dissimuler ses maigres concepts sociologiques derrière son jargon universitaire.

    La distinction que tu fais entre « monnaie » et « moyen d’échange » me semble politique, mon approche de la monnaie est surtout économique et sociologique —> j’ai donc choisi la définition d’Aristote pour travailler sur ce sujet (cette définition est également celle de wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie).

    « entre étranger on est bien obligé d’évaluer pour étre sur que c’est juste .

    C’est çà la monnaie : cette problématique , au fond , où je me trompe ? »

    C’est ça. Mais le problème c’est que dans nos sociétés modernes nous sommes tous « des étrangers », l’unique espace réellement communautaire qui subsiste est la cellule familiale.
    Plus que les rapports entre « étrangers », la monnaie régit une part significatives de nos rapports sociaux.

    Cordialement,



  • Archives AD Alban Dousset 19 novembre 2014 18:12

    « Que définissez-vous par « propos radicaux » ?
    Quels éléments de l’interview vous ont fait me mettre une étiquette de « propos radicaux » ? »

     

    Ce n’était en aucun cas un argument, je ne faisais que partager une impression qui s’est dissipée à la lumière de votre second message. En ce qui me concerne renoncer à la monnaie est un propos radical. Évidemment, la radicalité est toujours affaire de subjectivité.

     

    1.

    « La pénibilité n’est qu’une limite psychologique. Certaines personnes aiment les défis, d’autres rebutent face au moindre effort. »

    Je trouve terriblement insultant de réduire la pénibilité du Travail à « une limite psychologique » (Pierre Gattaz lui-même n’aurait pas osé la sortir celle-là !)

    Comme je le dis dans l’article « pour une majorité de personne, pour la majorité du temps, le travail est un labeur qui demande des efforts et une motivation et qui est une source d’ennui et/ou de souffrance. L’un des rôles majeurs de la dette/monnaie est notamment de rendre la société redevable du labeur des travailleurs. » et, contrairement à ce que vous avanciez, « Quels sont les travaux « mal appréciés » ? En général, les travaux dont on ne voit pas le but, l’utilité », selon moi, les travaux « mal appréciés » sont des travaux pénibles.

    Et, comme je le dis également, l’idée « d’aimer/apprécier » son travail est un phantasme capitaliste/individualiste.

    Mon opinion est que, globalement, le travail n’est pas agréable et que, à ce titre, il mérite une contrepartie sociale.

     

    2.

    « Que devient ce travail pénible si une part d’automatisation vient aider l’humain » C’est vrai qu’ils sont vachement idiots dans les communautés autosuffisantes et « sans monnaie » du Larzac, on devrait leur dire qu’ils devraient se construire des robots pour les servir et éviter les travaux pénibles.

    Pardonnez mon ironie, mais je trouve terriblement irréaliste de résoudre le problème de la pénibilité par une « automatisation théorique ». Par ailleurs, aucune « automatisation » n’existe pour les travaux que j’ai cités plus haut. Travaux dont je vous certifie la relative pénibilité et qui mériteraient une reconnaissance sociale formelle.

     

    3.

    « Les « coûts » n’existent plus dans un système post-monétaire. » Effectivement, mais cela n’efface pas le travail, la pénibilité qu’il induit, la gestion des compétences et des ressources, les obligations morales dues à ceux qui travaillent « plus »…

     

    4. « Mais la monnaie est un outil qui exacerbe la violence et le pouvoir ! Et cette exacerbation est liée à la rareté relative de cet outil. (sinon, personne ne se bat pour obtenir des feuilles d’arbre) »

    La « rareté relative » de cet outil est liée à la « valeur » de la « réserve de valeur » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Valeur_%28%C3%A9conomie%29). Or, pour prétendre être une réserve de valeur (qui permettra à la monnaie d’incarner une reconnaissance sociale qui serait le fruit du surcroit de son labeur), la monnaie doit être rare aux yeux de la très grande majorité des acteurs économiques. La monnaie incarne une violence et un pouvoir socio-économique, je ne le nie pas, mais elle n’exacerbe pas cette violence et ce pouvoir : elle se contente de les incarner. Si nous souhaitons réduire cette violence, nous devons veiller à une répartition plus équitable de la monnaie et ne pas la déifier (comme le fait notre société mercantile).

     

    5. « 1 personne donne un ordre à une autre personne dans un système post-monétaire. Si cet « ordre » n’a pas de fonction d’organisation (diriger des travaux pour qu’ils soient efficaces et bien réalisés, sorte de coordination), la personne recevant cet ordre pourra répondre « Sans blague ? Et il fait beau chez toi ? ».
    Quid de la notion de pouvoir ? »

    C’est ce que j’appelle « réduire » la notion de pouvoir à la monnaie. Pour forcer quelqu’un à travailler on peut le menacer d’une arme, faire divers chantages, jouer de séduction ou de charisme, agir sur son sentiment culpabilité, user de ses compétences ou son expertise pour le confiner à des taches ingrates…

    Bref, il est absurde d’envisager réduire le pouvoir et l’influence sociale à l’argent.

     

    6. « Sans le coût de la formation, sans le coût du copyright et des brevets, les spécialisations et la division du travail posent moins de problème, c’est tout. »

    Ce n’est pas parce que le système économique actuel a inventé des coûts relativement absurdes que la spécialisation et la division du travail posent « moins » problème à « l’après monnaie ».

    7. « Pour que quelqu’un réussisse économiquement, il faut que plein d’autres perdent.
    C’est mathématique. »

    Je crois que c’est faux, la diminution de notre mortalité infantile, l’augmentation de notre espérance et notre niveau de vie depuis plus de 100ans prouvent le contraire. Notre système économique est injuste, défaillant et instable, certes, mais ce n’est pas un problème de monnaie.

     

    8. « La monnaie fait partie intégrante de « l’organisation de la vie de la cité ». Non ?
    Qui plus est, c’est un point de vue ultra libéral : la monnaie doit être totalement libre. Non ? »

     

    Oui, la monnaie « fait partie intégrante de « l’organisation de la vie de la cité » ».

    Comme je le dis, la monnaie doit être assujettit à l’intérêt général, au bien commun, à la souveraineté populaire.

    Or quand je dis que « je suis un peu rigoriste sur la question : la monnaie ne doit JAMAIS être l’objet d’une quelconque politique (quelle que soit ses fins) et se cantonner au dogme Aristotélicien. » je ne fais retranscrire mon opinion individuelle (nécessairement subjective) de ce qui est, de mon point de vue, d’un « intérêt général ».

     

    9. « Car pour donner à l’un, il faut prendre à l’autre. Que faire lorsque les deux méritent d’avoir ? »

    La rareté (des ressources, biens, services, compétences…) fait parti de ce monde : il faudra gérer cette rareté avec ou sans monnaie. Le problème que vous posez n’est donc pas un problème lié à la monnaie mais à la rareté des biens.



  • Archives AD Alban Dousset 19 novembre 2014 17:38

    Quant à moi, je doute de répondre à votre écœurant procès d’intention.
    (Rassurez-vous, votre « merveilleuse inflation » interviendra à la sortie de l’Euro.. vous verrez ce qu’il adviendra de l’économie et des résultats d’Orange.. vous verrez ce que ça fait d’acheter son pain avec une brouette de billet)
    Je vous souhaite de dépasser l’opposition Keynes/Friedman dans votre compréhension de la monnaie et de l’économie.

    Cordialement,

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv