"De nos jours, la SNCF est encore le seul transporteur à participer toujours (avec un pourcentage moindre que RFF et les collectivités publiques) au budget de construction des lignes nouvelles "
Pas à ma connaissance. Les lignes nouvelles sont entièrement payées par RFF. La SNCF, au contraire, gagne de l’argent car elle vend quelques prestations de service.
Je suis cheminot et je peux témoigner de cette triste mentalité. Lorsque la nouvelle est apparue, les réactions étaient "on va perdre nos voyages gratuits en train". Triste, mais vrai.
Les syndicats sont arc-boutés sur le statut des cheminots, les "acquis". Ils se rendent compte que ce statut est un désavantage vis-à-vis de la concurrence, mais préfèrent "mourir debout" que de s’adapter.
La SNCF a deux modèles possibles. Le modèle "Air France", et le modèle "Alitalia". J’espère que nous nous dirigerons vers le modèle "Air France".
Oui ce commentaire montre à quoi il faut comparer le déficit de RFF.
RFF crée et entretient des infrastructures ferroviaires. Est-ce aux opérateurs ferroviaires (SNCF & autres) de le financer, ou à l’Etat, là est la question. Pour les routes, c’est principalement l’Etat et les collectivités locales qui paient, seules les autoroutes à péage sont autofinancées.
Il n’est pas possible, actuellement, d’équilibrer les comptes de RFF car les péages versés (environ 3 milliards d’Euros) couvrent à peine les frais d’entretient du réseau.
Cependant, si on compare à la route, l’ensemble des péages versés ne couvrent pas non plus les frais d’entretient du total routes+autoroutes.
Il est possible de réduire les frais d’entretient du réseau ferroviaire en améliorant la productivité dans la partie de la SNCF qui s’occupe de l’Infrastructure (je travaille justement dans cette partie). Un rapport de l’université de Lausanne avait pointé du doigt des méthodes de travail couteuses et innefficaces : on faisait beaucoup de petits travaux, sans arrêter les trains, donc avec peu de travail utile sur une période donnée. A l’avenir, la SNCF s’est engagée à effectuer moins de travaux mais plus lourds.
Mais le ferroviaire aura toujours besoin de financements publics pour fontionner. On peut améliorer la productivité, mais pas au point de l’équilibre.
Je ne vois pas en quoi. Les OGMs, ce sont de nouvelles semences. Ils ne vont pas détruire les anciennes. En tous cas, pas plus que le processus de sélection des semences qui s’est effectué sur plusieurs milliers d’années.
"Quel est le progrès des OGMs sachant qu’ils ne sont pas aussi rentable qu’annoncé dans la "pub", qu’ils provoquent une sur-consommation de desherbant (maïs roundup-ready) , qu’ils sont plus sensibles aux maladies et champignons parasites que les espèces naturelles (voir le coton OGM en Inde), et que les tentatives de combler les carrences alimentaires en certaines vitamines (par l’ajout OGM de vitamines et autres) sont moins efficaces que la multi-culture. "
Certaines semences OGMs ne remplissent pas toutes leurs promesses, mais dans ce cas, elles ne seront pas achetées. Qui achèterai des semences OGMs moins bien que des semences non-OGM ? Par contre, certaines semences apportent un plus et seront achetées. Dans ce cas, je ne vois pas l’intérêt de décider à la place de l’agriculteur.
"Pourquoi imposer aux français un produit dont ils ne veulent pas... "
Parce qu’on impose pas un produit. Il y a aura sur le marché des produits OGMs venant d’agriculteurs ayant choisi de le faire, et d’autres non OGM venant d’agriculteurs ayant choisi de ne pas faire d’OGMs. Dire que tous les Français ne veulent pas d’OGMs, c’est une généralisation grossière.
"C’est mon droit de ne pas bouffer OGM. La liberté des uns finit e là où commencent celle des autres... "
Absolument. Et je ne vois pas en quoi l’autorisation de la culture d’OGM va interférer en quoi que ce soit avec votre liberté. Pour info, c’est également mon droit de bouffer des OGMs.
"- etc...etc..."
Hmm...
"Enorme avancée économique : obligation de payer pour avoir le droit d’utiliser les nouvelles graines chaque année. auquel il faut rajouter l’achat de pesticide de la même firme."
C’est également le cas pour les cultures non-OGM. Il faut acheter les graines, et des pesticides.
"En l’occurence, il existe tout un faisceau d’éléments indiquant que la production actuelle d’OGM agricoles n’est pas satisfaisante, tant d’un point de vue de sécurité sanitaire que de sécurité environnementale, ou même économique et sociale. "
Pour n’en citez vous aucun ? Ni dans votre article, ni dans le reportage du "Monde selon Monsanto", on ne voit le moindre indice comme quoi la consommation d’OGM pourrait être mauvaise pour la santé. Pas un seul exemple, rien. On a plutot l’impression que vous surfez sur les peurs des gens.
" Pour revenir aux semences anciennes, il est clair, que d’un point de vue environnementale, elles ne présentent pas de dangers, telles que ceux évoqués par l’utilisation d’OGM, c’est-à-dire une possible recombinaison incontrôlable de matériel génétique biosynthétique dans l’environnement. "
Heu là je vous trouve un peu léger. Une semence, ancienne ou pas, peut très bien être dangereuse pour la santé. Si vous imaginez une semence ancienne d’opium, ou de liane de curare, elle est bien ancienne, naturelle et tout, mais elle est dangeureuse pour la santé.
Croire que ce qui est artificielle est mauvais, et ce qui est naturel est bon est au mieux naïf, au pire mensonger.
"D’autre part, il existe vraisemblablement quantités de "ratés" dans la production et recherche sur les OGM agricoles. Pourquoi les chercheurs des organismes publics et indépendants ne peuvent-ils pas avoir accès à ces données d’intérêts scientifique des firmes semencières ? Ces dernières se contentent de délivrer, et avec une grande parcimonie, des données sur des OGM en cours de commercialisation, et non sur l’intégralité des recherches internes comprenant les erreurs et ratés de production ?"
J’imagine que la production d’OGM est similaire à l’obtention de semence par croisements. Des fois on trouve une semence intéressante, des fois pas. Les déceptions font partie de toute recherche scientifique.