Curieusement, dans votre longue liste des causes de l’effondrement de l’économie soviétique, le système communiste n’apparaît pas. Il me semble pourtant que c’est la principale cause, et de loin. Il n’y a pas une seule expérience communiste sur la planète qui n’ai terminé en catastrophe économique.
La défense des pipe-lines est impossible. En effet, on ne peut pas surveiller un tuyau à ciel ouvert de mille kilomètres de long et même plus. N’importe quel mongol sur son dromadaire peut le faire sauter n’importe où. Ce n’est pas comme les routes maritimes. Un pétrolier est bien plus facilement défendable. Ceci explique que les US ont besoin d’amis sur ces territoires. L’ami sur lequel il peuvent compter est la Russie. Je crois qu’ils font une erreur en cherchant une confrontation permanente avec les russes et en installant des présidents fantoches à leur périphérie comme celui de Géorgie. Ceux-ci ne durent jamais et les retour du bâtons sont douloureux. Les US n’ont jamais été doués pour la politique étrangère mais alors là ils sont entrain de dépasser les bornes.
Votre comparaison est intéressante car c’est à peu prés le volume du défaut de paiement sur les crédits immobiliers. Peut-être aurait-il mieux valu financer un moratoire sur les remboursements plutôt que de dédommager les banquiers et laisser tant de gens à la rue.
Entre Gzorg et Santi c’est la valse des milliards. Qu’ils nous font chier ces anglo-saxons avec leur saut de mille du million au billion. Même JC Allard s’est pris les pieds dans le tapis. Au Vénézuéla, l’ancien président de la République Raphaël Caldera a dû intervenir pour rétablir la vérité et sortir en public le dictionnaire de la royale académie d’Espagne pour préciser que "un billón" vaut mille millions. De toute façons, à la vitesse de dévaluation de la monnaie locale il n’en était plus à un facteur mille prés.
Justement, cette erreur n’est pas anodine. La valse des zéros et les confusions qui s’en suivent sont toujours le signe d’une économie au bord du gouffre et d’une inflation astronomique. Faudra-t-il un billon de dollars pour acheter son pain en 2010 ? That is the question.
Le plus terrifiant dans cette histoire est que celui qui comme PDG de Goldman Sachs a fortement contribué à la faillite du système, essaye d’apparaître aujourd’hui en tant que Secrétaire au Trésor comme le sauveur de l’Amérique.
Paulson mérite la chaise électrique aprés avoir remonté à pied Wall Street englué dans le goudron et couvert de plumes.
Mais la presse me dit que je me trompe. Paulson est un sauveur, un dieu de la finance dont nous ne comprenons pas les complexes rouages et devant qui nous devons sous prosterner.
La mesure actuelle ne résoudra absolument rien. Ce n’est pas parceque l’Etat rachète les dettes pourries que celles-ci vont cesser d’être pourries. Entre les aides déjà faites et celles programmées on en est actuellement à presque 2.000 milliards de création monétaire soit le 1/7 du PIB des USA.
Les Bons du Trésors américains commencent à avoir l’air de Junk bond. La preuve en est la brutale hausse du coût des CDS (crédit default swap) les assurant. Ceci signifie que de plus en plus d’investisseurs pensent que l’Etat américain risque un défaut de paiment.