Le terme coup de feu est peu-être un peu exagéré, troubler l’ordre social serait plus précis. Mai 68 était entrain de partir en quenouille jusqu’à ce que le PCF prenne la relève des étudiants. A ce moment, comme par hasard, la CGT a déclenché les grèves les plus dures que l’on ait connu. Elle a agi sur l’ordre politique d’un parti (le PCF) qui espérait récupérer à son profit la révolte étudiante en créant le mécontentement afin de renverser le gouvernement. Je me souviens trés bien qu’à l’époque François Mitterand à lâché sa fameuse phrase « ... et s’il faut un président, je serai celui-là » qui a provoqué la chute vertigineuse du PS aux élections suivantes car les français ont eu peur. La chute du gouvernement était une éventualité.
La CGT est donc bien le bras du PCF et la sauvegarde des intérêts des travailleurs passe aprés les choix politiques du parti. C’était vrai de 45 à 97. De nos jours avec la chute du Pcf, ce lien est moins affirmé. Il me semble même que la faucille et le marteau ont disparu des tracts du syndicat.
Pourquoi laissez-vous entendre que personne ne peut répondre à la question de savoir qui finance les syndicats alors même que Yvon Gattaz, l’ancien patron du CNPF, explique à qui veut l’entendre que les dirigeants de la CGT, FO et CFDT sont payés par le patronat pour arrêter les grèves. C’est ce qu’on appelle « acheter la paix sociale ».
Les syndicalistes sont des gros pourris, ceux du PCF en premier et il serait temps que la justice fasse un grand ménage. De toute manière ils ne défendent pas les intérêts des salariés. Ceux-ci l’ont trés bien compris et ont voté avec leurs pieds. Il n’y a plus qu’une infime minorité des travailleurs qui est syndiquée.
Les particuliers ont financé le PCF et la CGT au travers de leur facture d’électricité. Il faut retirer la main de la CGT des caisses du comité d’entreprise de l’EDF.
J’avoue que j’ai été ahuris d’apprendre que seuls les syndicats issus de la résistance avaient droit de cité. D’où vient un tel archaïsme ? Quel rapport peut-il y avoir entre la défense des salariés et la résistance ? Je ne vois pas. Sans compter que les communistes ont plus donné dans la collaboration que dans la résistance. Jusqu’en 1942 ils ont défendu bec et ongle les intérêts nazis en France. Découvrira-t-on un jour que le patron de la CGT a un droit de cuissage régalien sur toutes les nouvelles secrétaires embauchées par le PCF ? C’est du grand n’importe quoi en 2007 mais cela existe.
La CGT est historiquement un outil révolutionnaire aux mains du PCF. Elle a utilisé les ouvriers pour faire le coup de feu selon les ordres du parti. C’est bien Georges Marchais qui disait « il faut créer le mécontentement ».
Maintenant que ce petit parti ne fait même pas 2% aux élections il devrait être possible de revenir à des méthodes un peu plus démocratiques.
... et bien évidemment la nouvelle mouture du TCE doit être approuvée par référendum et non pas par des députés félons qui ne représentent que leur caisse de retraite à régime spécial.
Vous proposez de mettre dans la constitution la liberté de penser et de parole. Celle-ci fait parti de la déclaration des droits de l’homme de 1789 qui reste toujours le préambule de notre constitution.
On cite souvent la Suisse avec son initiative populaire. Il serait intéressant de connaître l’impact de cette loi. Combien de fois dans les 50 dernières années ce mécanisme a-t-il été utilisé et à quelles fins ?
Je ne pense pas qu’un système où le peuple intervienne trop souvent serve à quelque-chose. Cela me paraît un peu anarchique. Je préfère un système où le président est élu sur une ligne politique claire et qu’il la suive, les référendums ne devant être utilisés que sur les questions qui mettent vraiment en jeu les intérêts de la France et des français, sans pour autant être des plébiscites. Par exemple les problèmes liés à l’immigration méritent un référendum pour donner à l’exécutif le feu vert du retournement des flux.
Le parlement n’est pas exclu de l’initiative puisque l’article de la constitution que vous citez dit que l’initiative appartient concurremment au gouvernement et au parlement. Je ne vois pas en quoi il est exclu.
De la même manière les citoyens ne sont pas exclus de la procédure totale de révision puisque l’article cité dit (laisse comme possibilité) que la révision est définitive aprés avoir été approuvée par référendum.
Le problème actuel est que les politiques, une fois élus, ne veulent surtout plus entendre parler du peuple et omettent systématiquement cet article en lui préférant le suivant qui autorise un passage en force par le parlement. L’esprit de V° est que le président de la république, issu du suffrage universel, est responsable devant le peuple. En conséquence une modification majeure de la constitution telle que l’abandon de la souveraineté française à des puissances étrangères (ie le TCE) devrait être avalisée par référendum, tandis qu’une modification mineure comme pourrait l’être la modification de l’organisation des relations entre les deux chambres n’a pas besoin d’une procédure aussi lourde.
La V° est ce qu’elle est. Il n’y a rien de pervers à ce que le Président gouverne alors qu’il a été élu pour cela. Il me semblerait bien plus pervers que n’importe quel député élu pour le placement d’un abri-bus puisse monter une magouille pour modifier la constitution ou que n’importe quelle ONG faisant assez de bruit et soutenue par les lobbies journalistiques puisse réunir un nombre suffisant mais toujours extrêmement minoritaire de signatures pour provoquer un changement. La forme actuelle n’est pas parfaite mais elle nous évite le pire.