L’immigration pose bien plus de problèmes qu’elle n’en résoud. C’est trop cher payé pour avoir une retraite décente. Vous oubliez que le changement de nature de la population induira nécessairement un changement profond dans le fonctionnement des caisses de retraites. Si ce n’était pas le cas alors trouvez une explication logique au fait qu’il n’y ait aucune, je dis bien aucune, caisse de retraite qui fonctionne correctement dans les pays du tiers-monde. C’est bien de jouer à l’autruche mais la réalité vous éclaboussera quand-même la figure. Quand vous aurez fait venir l’Afrique en France vous aurez nécessairement le système de retraite africain.
Une partie de la solution à la baisse démographique est la baisse des retraites. Une question qu’on peut se poser est la suivante. Le système par répartition a l’avantage de pouvoir payer des retraites raisonnables dés son instauration et c’est la raison pour laquelle il a été choisi en France. Nos parents n’ont donc quasiment pas cotisé et touchent de confortables retraites. Est-ce qu’on ne pourrait pas dire que puisque les cotisants diminuent (quelle que soit la raison) il faut aussi diminuer la retraite de ceux qui en touchent ? Cela me paraît être une partie de la solution, en tout cas ce serait pure justice. Le fardeau doit être partagé entre tous et pas uniquement chargé toujours et encore sur les actifs.
Voilà une belle présentation qui explique beaucoup de phénomènes en termes clairs.
La création de monnaie n’est pas inflationiste lorsqu’elle correspond à l’accroissement de la richesse. L’accroissement de la masse monétaire en Euros dépasse largement l’augmentation du PIB européen, donc elle est inflationniste. Pour les US c’est 10 fois pire. On devait avoir une forte inflation. Comme vous le dites, le prix de l’inflation s’est payé par la désindustrialisation de nos pays en faisant jouer artificiellement la concurrence avec le tiers-monde. Ceux-ci ont pris nos emplois, grignoté nos économies et tiennent nos dettes. Franchement, c’est cher payé. Le jour où la Chine vendra ses bons du trésor les USA s’écrouleront.
Sur la question des intérêts. Avec une telle masse on pourrait croire que les banques sont des cavernes d’AliBaba. Ils n’en n’est rien. Elles tournent, souvent bien, mais pas de manière ostentatoire. Il semble qu’elles ont des frais assez élevés.
Le système est quand-même pervers. N’importe quelle banque peut s’octroyer à elle-même au travers d’une société écran les crédit qu’elle souhaite pour acheter ce qu’elle veut ou placer en Bourse.
Les particuliers sont gardés en dehors du dispositif. Essayez d’emprunter au Japon pour placer aux US et verrez que vous n’avez pas le droit. Pourtant des centaines de milliards de crédits servent à cela mais seuls quelques financiers ont le droit de le faire. La démocratisation du crédit est un leurre.
L’anti-américanisme primaire veut qu’on critique à tout bout de champ les hedge-funds. Parmis les 6 plus gros hedge-fund du monde (et ils sont tous proches en taille) il y a le Crédit-Agricole Asset Management et la Société-Générale.
La seule vraie valeur c’est le travail. C’est la raison pour laquelle la Chine monte et les US descendent. L’Europe suit la même pente descendante.
...Ce ne sont quand même pas les députés que nous avons élus qui légifèrent sur les taille-crayons. Si ?
Malheureusement si, ce sont eux. Les directives sont préparées par des équipes sous l’autorité des commissaires mais pour ce que j’en sais il faut qu’elles soient acceptées par le parlement pour devenir effectives.
Nos députés votent à Bruxelles comme à Paris. Ils se fichent complètement du texte ; seul compte la consigne donnée par le parti qui les a investi car sinon ils ne seront plus réélus aux prochaines élections. Si la direction du PS ou de l’UMP dit oui alors tous les députés européens qui leurs sont affiliés votent oui comme un seul homme.
La différence que je fais entre le politique et l’économique est simple. Les règles sont politiques lorsqu’elles ont pour seul but d’instaurer par la force des « valeurs ». Par exemple toute l’ineptie du TCE sur le droit d’asile est une mesure politique, pas économique.
Ceci dit il est vrai qu’une mesure économique comme la suppression des frontières pour mettre nos entreprises en concurrence libre et non faussée avec les asiatiques et l’abandon de la préférence communautaire est avant tout une mesure politique. Mais là encore on peut voir qu’il s’agit d’une « valeur » à instaurer de force et non pas d’un projet tangible. Je crois qu’il faut revenir aux idées simples et aux collaborations d’Etats à Etats basées sur des intérêts communs. Pour moi, l’Europe économique se limite aux projets communs. Le développement des infrastuctures de l’Europe de l’Est n’est pas idiot. De même, faire un TGV de Calabre en Finlande serait un projet utile. Par contre, dépenser des milliards dans le co-développment de l’Afrique et donner un carte de séjour à n’importe quel africain qui se présente au portillon n’est pas un projet, c’est une gabegie démagogique.
Quand on lit cela et qu’on apprend ce qui c’est passé à l’Est lorsque les communistes ont pris le pouvoir on ne peut qu’être interloqué par des gens comme Buffet ou Besançenot qui se réclament encore d’un tel fachisme sanguinaire.
Il est temps pour eux de dépoussiérer leur habits politiques et de changer de nom.
Il est quand même fort ce Poutine. D’aprés ce que dit l’auteur, si Poutine réussit son coup il aura gagné sur tous les tableaux. Il se sera débarassé des missiles américains qui menaçent son pays et d’un éventuel Iran nucléarisé au prix (au gain devrais-je dire) de la construction des centrales nucléaires iraniennes tout en faisant des européens ses alliés en leur laissant une place d’honneur.
C’est un condensé de Machiavel, de Fouchet et de Talleyrand !
Si ce coup marche il aura mérité le titre de Tsar.