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Derniers commentaires



  • jakem jakem 18 octobre 18:56

    @jakem
    L’analyse de Souleimane est incomplète.
    La violence a été massivement importée par des Aliens qui s’imitent entre eux et dont les « chorégraphies » attirent l’attention et l’admiration de jeunes connards français.
    L’hostilité verbale et physique est justifiée par de nombreux versets coraniques et des commentaires d’imams, d’ulemas, et chachacha.

    En outre, des lumpenpatriciens de la fange du Fureur se sont adonnés à des exhibitions de violence en les publiant sur les RS.

    Et un nobliau malien affirme que « la violence est légitime ».



  • jakem jakem 18 octobre 18:50

    @jakem
    5 et fin — Un élève qui n’arrive pas à s’exprimer par le langage le fera par ses actes. Pendant les blocus, on cherche en vain les slogans inventifs, les références culturelles, la réflexion qui faisaient la force de Mai 68. Les rares pancartes se contentent de revendications brèves. On entend des mots répétés, rarement des phrases construites, avant que certains ne se retournent contre leur propre lycée pour le saccager.

    La deuxième raison tient aux jeux vidéo. En France, selon l’étude annuelle du Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (Sell), 95 % des 10-17 ans y jouent. Un des jeux les plus emblématiques est GTA, Grand Theft Auto, où l’on incarne un criminel qui vole des voitures, commet des braquages et tire sur les passants et les policiers dans une ville ouverte. L’autre titre phare, Call of Duty, est un jeu de guerre où l’on tire à la première personne. Il reste l’un des plus vendus en France. L’adolescent est, par nature, dans l’imitation, et la frontière entre l’écran et la rue lui paraît parfois bien mince, l’influence de jeux vidéo dépasse pour lui l’écran. Ces dernières années, lorsque je raconte aux élèves les manifestations en Syrie et que je leur demande s’ils ont déjà manifesté, plusieurs me répondent l’avoir fait. Certains me décrivent alors toute une scène : les voitures de police incendiées, les pierres lancées, le feu, tout écraser pour se révolter. Le plus grave n’est pas ce qu’ils disent, mais la facilité avec laquelle ils le disent. Ils parlent de la violence comme d’une partie qu’on relance. >>



  • jakem jakem 18 octobre 18:49

    @jakem
    4— La première est l’appauvrissement de leur langage. Nous vivons une époque où la langue recule plus que jamais chez des jeunes tournés vers la communication par l’image plutôt que par le verbe. Lors de mes interventions dans les établissements scolaires depuis 2020, j’ai constaté un net recul de la maîtrise de la langue d’Éluard. Des élèves de 17 ans sont incapables d’écrire une phrase sans fautes, et la pauvreté du vocabulaire s’entend dans leurs conversations. Plusieurs professeurs m’ont confié que, face à un livre ou à un film dans une langue littéraire, leurs élèves protestent en répétant : « Ce n’est pas du français ! » Résultat, les enseignants ne font plus lire d’œuvres entières, seulement les extraits les plus simples.

    Le linguiste Alain Bentolila a désigné ce phénomène en 2009 par une formule : « De l’impuissance linguistique à la violence ». Celui qui ne parvient pas à ordonner sa pensée et à la formuler se trouve démuni face aux autres, et cette impuissance peut basculer dans le rejet et la brutalité. C’est ce que Bentolila appelle « l’insécurité linguistique » : faute de mots pour dire sa colère, on la dit avec le feu.



  • jakem jakem 18 octobre 18:47

    @jakem
    3— 

    Depuis la Révolution, la France entretient un rapport ancien avec la révolte armée. Le 14 juillet 1789, le gouverneur de la Bastille, Bernard-René de Launay, est massacré par la foule, et le prévôt des marchands, Jacques de Flesselles, est abattu sur les marches de l’Hôtel de Ville. La Terreur de 1793-1794, cette fois orchestrée par l’État, fait ensuite quelque 40 000 victimes, dont 17 000 guillotinées. Cet héritage explique-t-il la facilité avec laquelle la casse s’impose aujourd’hui comme un mode d’expression ? Difficilement, car la République a appris depuis à transformer la colère en droits et en débat. En Mai 68, on n’a jamais vu un lycée incendié, ni des élèves s’en prendre à leurs professeurs. Pourtant, les lycéens étaient en première ligne. La jeunesse s’exprimait alors d’abord par les mots et le dessin.

    Les causes de la violence actuelle ne viennent donc pas du passé français, dont une bonne partie de ces jeunes est d’ailleurs coupée, mais du présent. Elles tiennent à deux raisons.



  • jakem jakem 18 octobre 18:46

    @jakem
    2— Dans la presse arabophone, c’est la violence qui domine les titres consacrés au mouvement lycéen. Al-Jazeera parle d’une « escalade étudiante ». Le saoudien Asharq annonce « des centaines d’écoles fermées alors que les manifestations tournent à la violence ». Al-Bayan, à Dubaï, va jusqu’à écrire que « la France s’embrase », formule qu’on retrouve chez Erem News, à Abu Dhabi, qui met aussi en avant « plus de 1 700 interpellations ». Le qatarien al-Raya décrit des lycéens qui « ont de nouveau assiégé les lycées », et le saoudien al-Madina évoque la crainte d’une « semaine noire ». Dans ces pays où l’état de droit, le débat et la liberté d’expression font défaut, on observe les émeutes françaises avec stupeur. Ainsi, les fracas ont fini par couvrir les revendications légitimes des lycéens restés pacifiques.

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