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  • jakem jakem 9 février 09:40

    @jakem
    Suite — 2

    Le père du gauchisme culturel était né. Son règne dépasse largement la limite de ses nombreux mandats électifs et fonctionnels. Lorsque le candidat Emmanuel Macron affirme tranquillement, lors de sa première campagne électorale de 2017, qu’il n’y a ni « culture française » ni « art français », il n’est que le fidèle héritier d’une idéologie devenue la matrice centrale de la gauche de gouvernement depuis l’abandon du collectivisme. La déculturation a été poussée si loin que ce jeune énarque du début du XXIe siècle n’a plus idée de sa culture, qui domina le monde pendant trois siècles - du règne de Louis XIV jusqu’à la présidence de Charles de Gaulle -, ni de la manière dont la gauche culturelle l’a congédiée. Même la plus grande incarnation républicaine de la modernité politique, littéraire et poétique du XIXe siècle, le grand Victor Hugo, a été cantonné à sa plus pauvre expression sociologique, la nécessaire fermeture des prisons.

    Une conception néopatrimoniale du pouvoir

    La destruction de l’œuvre d’André Malraux a été le corollaire de cette réorientation idéologique. Jack Lang fut à la fois son principal héritier, très attaché à son bureau du Palais-Royal, et le principal fossoyeur de son œuvre. La volonté de Malraux d’éduquer le peuple à une haute culture française de rayonnement mondial s’est muée en une descente vers un peuple méconnu : il ne s’agit désormais plus d’aspirer le peuple vers le haut, mais de l’enfermer dans les sous-produits de la mondialisation américaine (du rap au hip-hop), en délégitimant les figures et les représentations de l’universalisme à la française.



  • jakem jakem 9 février 09:38

    Copié-collé d’un article du Figaro — 1

    Pierre Vermeren : « La chute de Jack Lang pourrait signer le crépuscule du gauchisme culturel »

    La démission de Jack Lang à 86 ans de ses fonctions de président de l’Institut du monde arabe (IMA), pourrait signer, quarante-cinq ans après l’« alternance » socialiste de 1981, la fin de la longue domination de la gauche culturelle sur la République française et ses institutions. Entamée sous les auspices du collectivisme ouvriériste et socialiste incarné par Pierre Mauroy, l’alternance de 1981 s’est très vite heurtée à des réalités socio-économiques signant son échec. Le « virage » en 1983 de l’aventure mitterrandienne, souvent caricaturé en « tournant de la rigueur », annonçait la réorientation de la gauche en faveur du libéralisme de marché et de la construction d’une Europe sas de la mondialisation du libre-échange. Mais l’aridité de ce programme et la désorientation du « peuple de gauche » imposèrent un accompagnement idéologique : telle fut la fonction du gauchisme culturel.

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    Jack Lang en fut le grand prêtre depuis son emblématique poste de ministre de la Culture dès 1981. Rien n’y prédestinait ce jeune universitaire en droit né dans les Vosges, âgé de 29 ans en 1968, devenu dans les années 1970 professeur de droit international et apparatchik du PS, n’était sa passion pour la direction théâtrale expérimentée à Nancy. Elle lui avait valu en 1972 d’être appelé par Pompidou à la direction du Théâtre national de Chaillot, une expérience subversive abrégée par le ministre de la Culture dans un climat de scandale.



  • jakem jakem 9 février 09:30

    Moi, j’applaudis la déchéance de Lang !
    Et je me fiche royalement qu’il soit coupable de délits sexuels ou fricnanciers.
    C’est un pourri profiteur qui mérite d’être traîné dans la boue.

    Quant au financement de l’IMA, c’est la France qui paie !

    Et ce n’est pas normal, pas admissible.

    Je ne mets pas en cause, par principe, l’existence de ce truc, mais son fonctionnement et son financement.

    Si des pays arabes, càd musulmans, veulent faire partager leur culture, alors c’est/ ce serait à eux, et uniquement à eux de payer.

    Normalement, ils ne devraient que pouvoir louer un bâtiment ( interdiction d’acheter) et demander l’approbation des Autorités françaises ( noms des ministres approbateurs ) pour y nommer du personnel ainsi que les documents exposés.

    Et si ces conditions ne plaisaient pas, personne ne les empêcherait d’inaugurer un centre chez eux et d’envoyer des invitations à le visiter à qui ils voudraient.



  • jakem jakem 8 février 21:52

    ( suite 2/2 )

    Jack Lang, ce sont d’abord et surtout les années Mitterrand, l’époque de la gauche caviar. Il en a été le symbole et le barde. Le grand chambellan des menus plaisirs du monarque socialiste était alors intouchable. Deux septennats de courtisanerie, de notes quotidiennes à l’Élysée (deux à trois par jour) lui ont permis quelques créations. Elles ont associé son nom à une prétendue démocratisation de la culture : Fête de la musique et prix unique du livre, notamment. Des farces et attrapes, ont ironisé certains. D’autres ont crié au génie, faisant de Jack Lang pour Mitterrand ce que Malraux fut à de Gaulle. Certes, mais les paillettes et les mondanités de cour en plus, bien sûr. Sans oublier l’argent public dépensé sans compter. Sans oublier, non plus, les leçons de morale et d’antiracisme que cette gauche, amie de Fidel Castro, professait à la terre entière.

    Tout cela a mal vieilli, a mal fini. Souvent dans les affaires et les scandales. Avec des politiques qui ont contribué à fracturer la France, à la communautariser, à l’affaiblir. De cette époque, Jack Lang est comptable. Il y a tenu les premiers rôles.



  • jakem jakem 8 février 21:51

    ( copié-collé du Figaro — Yves Thréard ) 1/2

    « Jack Lang, le barde de la gauche caviar »

    Longtemps, Jack Lang a tout osé, et c’est à cela qu’on le reconnaissait. Du col Mao à l’Assemblée nationale, quand la cravate y était obligatoire, jusqu’à son salaire à l’Institut du monde arabe, où la fonction de président était bénévole avant son arrivée en 2013. Des louanges les plus extravagantes, trouvant même «  charmant » un pédocriminel, jusqu’aux interrogations les plus douteuses sur la sexualité des enfants. De la commande d’un film financé par d’autres pour chanter sa gloire jusqu’à sa faculté à maquiller ses relations sonnantes et trébuchantes avec Jeffrey Epstein.

    Longtemps aussi, Jack Lang s’est cru irremplaçable - pas qu’à l’IMA, donc -, et c’est en cela qu’il frisait souvent le ridicule. La fête est finie. L’indéboulonnable, soucieux de sa statuaire, metteur en scène de ses moindres interventions publiques, vient d’être emporté par des vents mauvais. «  Blanc comme neige », disait-il pourtant. L’ombre a gagné sur la lumière.

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