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Jean Umber

Professeur agrégé de chimie (spécialisé en chimie organique) en retraite
Ancien élève de l'ENS St Cloud

Tableau de bord

  • Premier article le 16/02/2009
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Derniers commentaires



  • janequin 8 octobre 2009 19:36

    La spectro aux RX ne permet que d’obtenir une image de la densité électronique, une carte des contours, indiquant les régions où on peut trouver des électrons dans la molécule cristallisée. Ne pas oublier que cette spectro correspond à la diffraction des rayons X par les nuages électroniques.

    Il faut ensuite interpréter cette carte grâce à aux calculs dont j’ai parlé plus haut. Ce n’est qu’alors qu’on peut avoir une idée de la formule développée ou de la stéréochimie des atomes.

    Si c’était si simple, cela ferait longtemps qu’on aurait abandonné toute autre forme de spectroscopie.



  • janequin 8 octobre 2009 15:41

    Il faut préciser que la cristallographie des molécules géantes cristallisées ne permet qu’une chose : obtenir l’enveloppe de cette molécule. Elle ne permet pas de déterminer à elle seule la formule développée et la stéréochimie du composé.
    En fait, le travail de Jean-Marie Lehn a consisté à développer un algorithme devant permettre, grâce à la connaissance expérimentale des longueurs de liaison, des angles de liaison, des énergies de répulsion et d’attraction entre les atomes, d’obtenir les structures primaires et secondaires des protéines de manière à ce que celle-ci présente une enveloppe identique à celle obtenue par RX.

    On peut certes confirmer les structures connues, mais l’application de cette méthode aux structures inconnues est bien plus aléatoire, ainsi que me l’a confirmé un chercheur de l’université de Strasbourg, qui m’a parlé de pourcentages d’erreur pouvant atteindre 1000 !

    Si ils ont trouvé cette stucture fine, c’est plus certainement par des méthodes chimiques, sophistiquées, associées aux diverses spectroscopies d’absoption ou d’émission moléculaires.



  • janequin 8 octobre 2009 13:20

    « Les tests virologiques sont basés sous forme de seuils, c’est comme ça, cela tient à notre fabuleux système immunitaire qui créé en permanence tous les anticorps possible et imaginables (y compris donc l’anti-vih) en petite quantité. »

    J’aime bien cette phrase, qui confirme bien ce que nous disons sur les tests VIH.
    Si les biologistes raisonnent comme vous le faites, je ne les félicite pas non plus, car leur science est soumise aux lois de la chimie : mêmes causes, mêmes effets. Sinon, il s’agit simplement de baratin permettant d’y échapper.

    L’explication la plus simple est que ce qui fait apparaître le sida est quelque chose qui est synthétisé naturellement par la cellule humaine, en très petite quantité, et qui provoque a formation de ces anticorps, et qui, depuis une quarantaine d’années, est introduit de différentes manières en grandes quantités dans le plasma humain.

    selon moi, il s’agit du peroxynitrite.



  • janequin 8 octobre 2009 12:00

    Evidemment, les auteurs ont absolument cherché à minimiser l’impact de leurs résultats, et ont introduit, comme par hasard, l’idée que leur études étaient biaisées. Ils ont été incapables d’être de véritables scientifiques et de remettre en question ce qu’ils avaient appris... et puis, ils voulaient être publiés, c’est humain ! LOL !

    Oui, l’étude conclut bien que le risque d’infection est supérieur chez ceux qui utilisent des seringues propres que chez les autres, groupe qui inclut sans doute des personnes qui utilisent des seringues propres, mais aussi des personnes qui les réutilisent. Cela signifie que ce qui est responsable de l’augmentation des cas de séropositivité n’est pas ce qui pourrait être transmis par la réutilisation de la seringue, mais bien par le contenu de la seringue, ce qui implique bien que c’est la chimie qui est mise à contribution ici, car on sait que les drogues, qu’elles soient amines secondaires ou tertiaires, augmentent le stress oxydatif cellulaire (voir les études de l’INSERM sur la cocaïne).

    Quant à la relation charge virale - CD4, il suffit de lire la publication de Rodriguez et al pour comprendre qu’elle est loin d’être évidente.



  • janequin 8 octobre 2009 11:29

    « Ils sont trois, Venkatraman Ramakrishnan, Thomas Steitz et Ada Yonath, à se partager les honneurs du Nobel de chimie qui, comme depuis quelques années, a pris l’habitude de récompenser des découvertes dont les applications concernent la biologie »

    C’est tout-à-fait normal, puisque la vie, ce n’est que de la chimie. C’est elle et elle seule qui permettra de comprendre comment fonctionnent les protéines au niveau de l’atome.

    Une question. Le ribosome contient-il des chaînes nucléotidiques (vous parlez d’addition d’ARNs) ou bien est-il formé de chaînes d’acides aminés, donc de protéines ou de polypeptides associés ?

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