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Jason

Jason

80 ans, retraité. Du temps pour continuer à découvrir le monde. Vie active passée dans le technique, l’enseignement supérieur et l’industrie. Le tout (près de 40 ans) dans deux pays étrangers. Je redécouvre l’Hexagone.
 Sceptique et éclectique j'apprécie ce qui est écrit clairement et me soucie peu des fautes d'orthographe pourvu que la compréhension n'en souffre pas. J'aime l'humour, le badinage, bref une certaine élégance dans l'expression, mais attention aux précieux et aux pédants. Ecrire pour tous reste un exercice difficile.

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  • Premier article le 08/11/2006
  • Modérateur depuis le 03/09/2011
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Derniers commentaires



  • Jason Jason 14 novembre 2008 15:52

    Excellent article,

    Mais il ne faudra pas sous-estimer l’immense pouvoir du capitalisme mondial qui va sûrement infléchir, via les USA et peut-être d’autres pays, les décisions dans les réunions à venir. Cette fois-ci l’Europe pèse d’un poids accru en vertu de son PIB et de ses marchés. Reste à savoir si les manoeuvres en coulisses des intéressés (les détenteurs du capital) ne vont pas, finalement faire pencher la balance de leur côté.

    Il est possible d’imaginer le scénario suivant : différer les décisions les plus désavantageuses, attendre que la situation économique pourrisse bien, et venir en sauveurs proposer, mais dans leurs termes (investisseurs institutionnels, banques, divers organismes de prêts, industriels, etc), un sauvetage goutte à goutte pour sortir l’économie de son marasme. Et nos politiciens et experts de tous poils de s’approprier les résultats pour montrer qu’ils ont fait progresser l’économie.

    En tous cas, en bons émules de Machiavel, c’est ce que l’on verra peut-être se produire tant chez les fnanciers que chez les politiques. Le compromis, toujours le compromis, ça se vend toujours bien, mais en faveur de qui ?



  • Jason Jason 13 novembre 2008 11:38

    Excellent papier, merci.

    Une mauvaise nouvelle de plus : la locomotive économique de l’Europe, l’Allemagne, est entrée en récession, càd. 2 trimestres de croissance négative de son PIB. Le train européen est mal parti.

    Comment se sortira-t-on de là ? Personne n’en sait rien, sauf qu’il faudra des années, trois à cinq ans au dire de certains, pour sortir de l’ornière. Entre temps, chômage et précarité vont augmenter. Pendant ce temps là, les socialistes se chamaillent. Le parlement parle, les sénateurs pontifient et l’on va dans le mur à un train de... sénateurs. Et vogue la galère.

    Mais, n’exagérons rien, je ne suis qu’un pessimiste parmi tant d’autres...

    Belles perspectives !



  • Jason Jason 8 novembre 2008 18:12

    Entre Brest et Quimper, ça doit être fou ce que les gens s’emmerdent pour arriver à des c.... pareilles. Oui, la petitesse occupe, et beaucou plus qu’on ne croit.

    Je pense au poème de Baudelaire, Le chien et le flacon. Vous m’en direz des nouvelles.



  • Jason Jason 6 novembre 2008 19:30

    Bonjour Zen,

    A partir de 45, nous avons donc tous connu une certaine époque, avec les émerveillements et les espoirs qu’elle portait. Les Etats-Unis sont entrés sur le continent européen dévasté, et, privilège des vainqueurs, mais angélisme, ont apporté une certaine bonne volonté aussi d’aider un continent ruiné. Cela les a ammenés à vouloir mettre en place un modèle économique et culturel qui leur avait réussi. Et ils ont été étonnés quand certains ont refusé, comme l’Allemagne imposant sa fameuse économie de marché du chancellier Erhardt devant les américains médusés. En France, on regardait les films d’Hollywood dans les cinémas, et à la télé noir et blanc. De plus, les communistes tiraient à boulets rouges sur les rivaux désignés par Moscou. Très tôt il y eut les pour et les contre, avec l’intox qui accompagne ces genres de campagnes.

    Et puis, le temps aidant, les images officielles, disons l’histoire officielle se sont mises en place. Avec toujours ces clichés du dynamisme, du succès, de l’opiniatreté, de l’émotion bon marché, puis, peu à peu de l’hyperbole, menant à une attitude suffisante et quelque peu dominatrice. Et on arrivait à des : "What’s good for America is good for the world" (ce qui est bon pour les USA est bon pour le monde), "We feed the world" (on nourrit la planète) ou encore "It’s our currency, but it’s their problem" (c’est notre devise, mais c’est leur - les autres pays- problème). Exit la coopération. Guerre froide, Corée, Viêt-Nam, interventions musclées en Amérique Latine, sont venus ternir une image de puissance équitable tout en créant des clivages idéologiques profonds. Le justicier s’était fait trop roublard sur les bords. Pendant ce temps, l’Europe indépendante était devenue rivale. Etc’est là que les chose se gâtèrent.

    Je me suis aperçu que les USA étaient devenus un pays tapageur, aux règles floues, avec des gens de plus en plus opportunistes et fiers de l’être, créant des principes au fur et à mesure de leurs besoins et des circonstanes. Le shérif réservait bien des surprises. Et là les chose se sont gâtées encore davantage quand j’ai été confronté aux institutions, aux barrières économiques et surtout sociales, bref, à une société très éclatée qui, dans les pires cas en politique ne renonçait pas à l’assassinat pur et simple. Le vote qu’on vient de voir, c’est en réponse au rêve, au désir, d’une société unie qui malheureusement n’existe pas. La société US unie est un mythe, une utopie, mais reposant sur de tels clivages, sur une telle violence larvée, qu’il ne reste aux gens que l’espoir d’un changement par le haut.

    C’est en raison de ce parcours, de ces évolutions que je décris, de mon vécu dans ce pays, que j’ai pris mes distances avec ses institutions et une grande partie de sa population.

    Cordialement



  • Jason Jason 6 novembre 2008 15:48

    @ Maxim,

    Moi aussi j’ai des souvenirs émus des soldats américains. En 44 j’avais 4 ans, et je me rappelle des files interminables de camions, avec sur leur porte la fameuse étoile blanche. Je me trouvais alors dans la Sarthe. Et je découvris des visages souriants, les bonbons (les "life savers") dont je devais retrouver le goût à New -York bien des années plus tard, le café instantané, les grands avions, les matériels divers, et surtout l’enthousiasme des "Boys".

    Mais, quand je suis allé aux USA, le décor mental avait changé. Lorsque j’ai découvert l’état effroyable de grandes partries de la société, dans ce pays qui se vantait de "nourir le monde", la racisme et l’ostracisme rampants, les jurons contre les "dam foreigners", tout cela ajouté aux réalisations médiocres face aux énormes ressources disponibles, là, j’ai déchanté.

    Et lorsque les abus m’ont directement touché, lorsque les systèmes administratifs, justice, "Social Security", enseignement, droit du travail se sont montrés sous leur vrai jour cynique, alors là j’ai compris.

    Depuis, je ne décolère pas. Comment un pays avec un tel potentiel peut-il se livrer à un tel gâchis ? Cela est impardonnable et pas digne de l’image que les USA veulent avoir à l’étranger. Pour moi, USA = immense imposture.

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