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JC. Moreau

JC. Moreau

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  • Premier article le 07/02/2007
  • Modérateur depuis le 15/02/2007
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Derniers commentaires



  • JC. Moreau JC. Moreau 8 octobre 2008 17:28

    @ Paul Villach,

    J’ose espérer que vous ne me comptez pas au nombre des partisans de cette "opacité tyrannique" qui, en d’autres circonstances, mérite réellement d’être décriée.

    Mais reprenons plutôt vos derniers arguments :

    1/ Si la fonction ministérielle n’a rien à en souffrir, pourquoi tant de mystère ?
    Vous est-il réellement impossible de concevoir que Mme Dati ainsi que le père de l’enfant puissent avoir le souci de préserver leur union d’une exposition médiatique démesurée ?

    Ensuite, entendons nous bien, rien ne vous empêche de mener vos propres investigations afin de vérifier que la fonction ministérielle ne serait pas gravement outragée du seul fait de l’identité du père. Mais dans l’absolu, rien ne fait obligation à Mme Dati, pas plus au regard du droit que d’un point de vue éthique, de révéler d’elle-même l’identité du père, à plus forte raison "si la fonction ministérielle n’a rien à en souffrir".

    Imaginez un peu la transpostion de votre raisonnement au sein de l’éducation nationale, où une assemblée de parents d’élèves exigerait à chaque rentrée que tous les enseignants révèlent le non de leur conjoint ou de leur concubin, au motif qu’il est légitime que tout parent puisse s’assurer qu’aucun enseignant s’entretient une relation avec un pédophile notoire ou présumé... et que tout enseignant ne se pliant pas à cette injonction entretient nécessairement une relation qui est incompatible avec l’exercice de sa fonction...


    2
    / Dussé-je vous décevoir, ce n’est que l’exercice de la fonction ministérielle qui m’intéresse ici. Mais peut-être est-ce indécent à vos yeux de s’inquiéter des conditions d’exercice de la fonction, comme si on était en démocratie. Justement, je croyais pourtant que "la femme de César ne (devait) même pas être soupçonnée".

    En l’occurrence, il ne s’agit pas tant de relever l’indécence de votre article que sa maladresse, en ce qu’il peine à véritablement démontrer un lien formel entre les conditions d’exercice de la fonction ministérielle de Garde des Sceaux et l’identité de celui ou celle qui partage la vie privée de la personne exerçant cette fonction.
    Certes, je vous accorde bien volontiers que certaines "configurations" conjugales seraient incompatibles avec l’exercice de la fonction. Mais, à mon sens, exiger de chaque ministre qu’il fasse état des moindres faits et gestes de sa vie privée, cela relève moins de la consolidation de la démocratie que d’un retour vers la farce monarchique où le lever et le coucher du Roi devenait un fait public. Le relent de monarchie est sous l’actuelle présidence suffisament présent pour que l’on puisse se garder de consacrer son retour par une exigence de transparence telle que vous l’exposez.




  • JC. Moreau JC. Moreau 8 octobre 2008 15:41

    @ Alexeï

    Bonjour,

    En même temps, il est me semble-t-il quelque peu prématuré d’affirmer que la procédure judiciaire dont pourrait faire l’objet Bernard Laporte soit retardé. En effet, la date de révélation de l’enquête fiscale mettant en cause Bernard Laporte a coïncidé avec celle de sa nomination, soit dans le courant du mois d’octobre 2007. Etant donné que l’enquête en question porte sur plus d’une vingtaine de sociétés, les juges d’instruction ont de quoi s’occuper pendant quelques mois, si ce n’est plus. La lenteur de l’apppareil judiciaire est, dans ce cas, très équitablement réparti... ce qui n’est d’ailleurs pas à l’honneur de la justice française.




  • JC. Moreau JC. Moreau 8 octobre 2008 15:03

    @ Paul Villach,

    C’est le mystère entretenu qui nourrit le soupçon. Il faut en déduire que la révélation du nom du père de l’enfant est de nature à nuire à certains intérêts. Lesquels ?

    J’entrevois pour ma part une seconde possibilité. Peut-être que plus prosaïquement, le mystère éveille cette très ordinaire curiosité qui, déçue de n’être pas assouvie, s’invente des intérêts supérieurs pour enfin être satisfaite. Ou comment invoquer les vertus de la transparence démocratique pour assouvir un vice proche du voyeurisme.



  • JC. Moreau JC. Moreau 8 octobre 2008 11:14

    @ Paul Villach,

    Bonjour,

    Dans le cas d’école précité, il va sans dire qu’une telle relation, si elle était avérée, serait effectivement de nature à porter atteinte à la fonction ministérielle.
    Mais pour autant, suffit-il d’alléguer sans la moindre preuve du risque d’un conflit d’intérêt pour exclure un ministre du bénéfice du droit au respect de la vie privée, et ainsi exiger de lui qu’il tienne un bulletin officiel de ses faits et gestes ? Sans être un citoyen tout à fait ordinaire du fait des fonctions exercées, doit-il pour autant se voir refuser l’exercice de l’une des plus fondamentales des libertés ?
    Le procédé qui consiste à attiser une peur pour justifier l’atteinte à une liberté fondamentale, quelle que soit la personne concernée, me paraît toujours détestable.



  • JC. Moreau JC. Moreau 8 octobre 2008 08:53

    @ Djihesse,

    Sincèrement, vous ne croyez pas qu’il est d’autres moyens, autrement moins alambiqués que d’entretenir une idylle avec le Ministre de la Justice, pour obtenir frauduleusement l’attribution d’un marché public ?

    Ensuite, libre à vous de dresser la liste exhaustive de l’exercice des professions dont l’exercice serait formellement interdit à tout conjoint potentiel d’un membre du gouvernement. Cependant, je crains qu’en poussant votre logique de suspiction à son terme, vous ne finissiez par instaurer un principe de "célibat politique" qui, précisément, devrait être "impensable dans un pays un peu sérieux".

    Et par pays sérieux, j’entends un pays dont la population serait plus attachée à la connaissance de ses propres institutions, et partant de leur maîtrise, plutôt qu’ à des spéculations sans grand intérêt sur la vie privée des hommes et des femmes publiques.

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