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Spécialiste en généralités même avant un premier cycle universitaire d’Aménagement du Territoire où j’ai toutefois beaucoup appris je reste curieux de beaucoup de choses depuis plus de 50 ans.
Et cela fatigue, la curiosité, c’est exigeant !
Mais cela apporte aussi beaucoup, essentiellement des questions auxquelles on ne sait pas répondre.
J’espère continuer un moment à me fatiguer...

Tableau de bord

  • Premier article le 11/10/2007
  • Modérateur depuis le 11/02/2008
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Derniers commentaires



  • jcm jcm 8 septembre 2009 21:59

    Merci, Lucile.

    En relisant mon commentaire, rédigé à la hâte, j’y découvre pas mal d’entorses à l’aurtaugraff... désolé !

    Mais cette dernière réaction sera pour dénoncer cette exécrable idée émise ce soir par F Fillon, celle de compenser le coût de la taxe par une remise ou un crédit d’impôt sur le revenu.

    C’est la proposition d’un bachibouzouk (cher Haddock !) ou d’un malfaisant à moins que ce soit celle d’un inconscient.

    Car si compensation il doit y avoir elle doit être à destination de tous ceux qui seront affectés par cette taxe, et tous ne payent pas l’impôt sur le revenu pour diverses raisons.

    Le jeune qui n’a jamais travaillé mais achètera du carburant, serait-ce pour chercher un boulot, et qui dans ce cas ne percevra aucune compensation.

    Le stagiaire, faiblement rémunéré lorsqu’il l’est mais peut avoir un trajet de 60 km matin et soir (histoire véridique) qui bosse pour se faire un peu d’argent et alimenter sa thèse...

    Pareil pour celui qui travaille, déclare, mais n’est pas imposable, ou celui qui ne trouve aucun emploi, survit grâce au RMI/RSA et cherche aussi du boulot autant que ses moyens le lui permettent, qui le lui permettront encore moins avec ce système !

    Juste ce qu’il faut pour enfoncer encore plus profondément ceux qui éprouvent le plus de difficultés.

    Décidément ce ministre sort du cadre, ne mérite ni sa place de premier ni son poste de ministre !



  • jcm jcm 8 septembre 2009 13:31

    Cette taxe est destinée à orienter la consommation vers une consommation de produits à moindre contenu énergétique au travers d’un surcoût appliqué à certaines catégories de produits.

    Si j’ai bien compris une partie de son produit, importante, sera redistribuée sous la forme d’un « chèque vert » ou d’une compensation sous une autre forme, qui ne me semble pas définie à l’heure actuelle, afin de ne pas pénaliser les faibles revenus.

    Elle jouera sur un facteur « prix » totalement négligeable dans le cas d’un revenu élevé mais très pénalisant pour un revenu faible, d’où l’idée de redistribution.

    Il y aura 2 sortes de produits : les très peu taxés, au très faible contenu énergétique, et les taxé à taux plein au contenu énergétique fort.

    Cette description peut laisser supposer que nous serons tous en mesure d’acheter l’une ou l’autre sorte de produit : si cela était possible, avec systématiquement dans chaque catégorie des produits de qualité égale, cette taxe mériterait d’être défendue car chacun, quel que soit ses moyens, pourrait réellement exercer un choix basé sur des considérations d’ordre énergétique.

    Mais le fait est que nous ne nous trouvons pas dans un tel contexte, et celui qui n’a pour chauffer un habitat mal isolé qu’une chaudière au fuel au rendement faible, sans les moyens de changer de chauffage ni d’isoler, ne dispose d’aucun choix.

    Même chose pour qui sera contraint de se rendre à son travail en voiture, par manque de transports en commun, et sera peut-être le seul à le faire vers cette destination et à cette heure (ce qui lui interdira tout covoiturage) : aucun choix possible, le passage à la pompe sera indispensable.

    Ce qui s’avère en fait indispensable et n’est aucunement prévu dans le cadre de cette taxe est de mettre en place les alternatives qui permettront à chacun ce choix entre deux produits, deux solutions au contenu énergétique différent.

    Qu’il s’agisse de faciliter aux plus démunis une meilleur isolation de leur habitat, de développer des réseaux efficaces et denses de transports en commun, de généraliser la voiture électrique en libre service... il n’est pas prévu que le produit de cette taxe soit consacré à des investissements massifs dans l’une ou l’autre de ces direction.

    C’est la raison pour laquelle j’écrivais il y a quelques jours « Carbone : la taxe illégitime » et proposais un fiscalité spéciale, basée sur le revenu, dont le produit serait consacré aux investissement qui nous permettraient de prendre un réel virage énergétique.

    Songeons simplement que la rénovation thermique de l’habitat ancien demanderait une quarantaine d’années de travail à raison de 400 000 logements traités par an : le chantier est tout aussi immense qu’incontournable si nous voulons réellement parvenir à une meilleure efficacité énergétique.

    Et ce chantier peut encore être envisagé et mis en route dans les conditions actuelles : serait-il imaginable de l’entreprendre si le baril de pétrole devenait beaucoup plus coûteux ?

    De nombreuses considérations peuvent nous laisser supposer qu’il pourrait devenir extrêmement coûteux dans un avenir plus ou moins proche.

    C’est une façon d’exprimer que l’époque dans laquelle nous nous trouvons nous laisse encore des chances d’agir qui pourraient ne pas se reproduire.

    Il est encore temps de remplacer, dans son principe, cette "taxe carbone« par une »Contribution Environnementale Généralisée" (qui pourrait devenir une "Contribution Environnementale Européenne Généralisée" à plus ou moins brève échéance) dont le produit serait intégralement consacré à de grands chantiers qui permettraient à chacun de réels choix dans ses modes de consommation.



  • jcm jcm 6 septembre 2009 18:22

    Sur la venue assez probable de temps très durs nous sommes d’accord.

    C’est pourquoi je préconise une fiscalité directe assise sur les revenus et non sur le prix des produits car on agit en meilleure connaissance de cause sur le pouvoir d’achat qu’au travers d’une taxe appliquée aux produits, qui est en fin de compte assez voisine de la TVA.

    Une fiscalité destinée à permettre la mise en place rapide des solutions qui seraient source d’économies, à la fois en énergie et sur les dépenses consacrées à l’énergie.

    Que n’avons-nous fait cela plus tôt !

    Il y a bien, pour ce qui est de la mobilité, le covoiturage (avec de très nets pics d’utilisation en cas de grèves et de pétrole cher) mais cela ne remplace pas vraiment un bon réseau de transports collectifs, inexistant en milieu rural.

    Bien avant que la voiture électrique soit accessible à tous nous risquons de nous trouver dans des impasses... 

    Dur l’hiver, sans chauffage...



  • jcm jcm 6 septembre 2009 10:09

    Précisément ce que je propose est destiné à constituer l’assise d’une politique ambitieuse de transports collectifs, rénovation du bâti etc...

    Il faut avoir les moyens de ses ambitions, et cet outil fiscal serait destiné à lever les fonds nécessaires.



  • jcm jcm 5 septembre 2009 17:25

    « cette attitude quasi psychiatrique anti - mobilité  » ???

    Ce n’est pas « anti-mobilité » puisque j’évoque une plus grande densité de transports en commun et la voiture électrique !

    Il faut lire et réfléchir un tout petit peu !

    Déduire de ce qui se passe les conséquence que cela pourra avoir dans l’avenir !

    Du point de vue des gaz à effet de serre et de la diminution des ressources fossiles nous avons quelques idées.

    Mais il faut élargir la vision.

    Chine et Inde (Tata Nano commercialisée depuis peu) se mettent massivement à une mobilité directement calquée sur la nôtre.

    Si la les ménages chinois accédait au niveau moyen des ménages français, en utilisant les mêmes outils et les mêmes sources d’énergie, il leur faudrait disposer à peu de choses prês de la totalité de la production pétroliêre actuelle.

    Que l’Inde s’y mette aussi massivement et vous imaginez peut-être le problême ?

    Alors oui, notre mobilité telle que nous la concevons actuellement pourrait bien être remise en cause - et même sérieusement menacée - par une concurrence exacerbée (elle existe déjà et n’est pas tendre) pour l’appropriation de ressources qui ne sont pas infinies.

    De quelque côté que l’on se tourne on voit se profiler des problêmes auxquels personne ne donnera de solution en quelques claquements de doigts.

    Cela signifie que si l’on veut éviter qu’ils nous tombent durement sur la tête nous devons préparer des solutions qui nous permettront de nous adapter avec suffisamment de souplesse à des contraintes plus nombreuses et plus fortes qu’hier.

    Esquivons cette préparation, certes coûteuse, et la vie risque de ne pas être vraiment agréable !

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