Scientifique, créateur d’entreprises. Observateur de la res publica depuis de nombreuses années, de plus en plus concerné et préoccupé par la tournure des évènements.
C’est, tout simplement, un exemple de racket. Il faudra bien, un de ces jours, régler ces comptes, tous ces comptes. Quant les français, ces veaux, seront enfin décidés à agir. La crise devrait y aider...
Il ne faut jamais écouter Jacques Attali. Il se trompe à peu près tout le temps et si complètement, sur tous les sujets, qu’on peut à la rigueur écouter ses prévisions pour être bien sûr qui n’arrivera pas
Exemple : dans l’interview ci-dessus, il cite la croissance mondiale des années 2000, qu’il situe à un niveau d’environ 5%, alors que la France, cette minable, cette pouilleuse, n’a pas dépassé 2% dans la même période. Lourd sous-entendu de la pensée unique néolibérale : il faut "libérer la croissance" en cassant les protections sociales, en privatisant ce qui reste et vous allez voir ce que vous allez voir, nous ferons 5% ou 6% de croissance, comme le Royaume-uni (et, si je ne me retenais pas, je dirais 10% au moins !)
Seulement voilà, la réalité est "légèrement" différente. Le poids des Etats-Unis dans la croissance mondiale est prédominant. Officiellement, ceux-ci ont eu environ 4% de croissance en 2004 et 2005. Mais 80 % de ce "brillant" résultat est dû à un procédé suicidaire qui, heureusement, n’existe pas en France : le Mortgage Equity Withdrawal (MEW). Grâce au MEW, les ménages avaient la possibilité d’emprunter aux banques l’argent correspondant à l’augmentation de la valeur de leur maison. Cet argent emprunté a été consommé. En 2005, le MEW a alimenté la croissance US à hauteur de plus de 800 milliards $. Si l’on soustrait cette somme de la croissance américaine, celle-ci retombe sous les 1%, voire est négative certaines années. Pas de quoi se vanter et la France a fait mieux !
PS : pour ceux qui se demanderaient pourquoi le MEW est dangereux et à éviter, il suffit d’imaginer ce qui se passe quand la valeur des biens immobiliers cesse de croître : plus de MEW possible, mais il faut bien sûr rembourser ce qui a déjà été emprunté, c-à-d plus que la valeur du bien quand celle-ci a baissé, ce qui est le cas aujourd’hui. Pratiquement aucun des utilisateurs de MEW n’y parvient et beaucoup ont perdu ou vont bientôt perdre leur maison. On estime qu’entre 6 et 8 millions de ménages ont déjà perdu où vont perdre leur maison. Beau résultat qu’il est en effet urgent d’imiter chez nous !