Scientifique, créateur d’entreprises. Observateur de la res publica depuis de nombreuses années, de plus en plus concerné et préoccupé par la tournure des évènements.
Des millions d’emplois dématérialisés pourraient sans problème technique être exercés depuis le lieu de vie de l’employé [...]
Tout à fait d’accord. Et j’ajoute : ça urge.
Le télétravail, le travail à domicile : voilà un bon thème de négociation offensif et positif pour nos syndicats qui aiment tant "négocier" les reculs imposés par le patronat et le gouvernement...
La phase actuelle est une parfaite réfutation du positionnement de la CFDT. En effet, la déclaration de Denis Kessler sur le démantèlement de notre contrat social défini par le CNR, confirme qu’une véritable guerre de classes est en cours. Chacun doit choisir son camp et la position de la CFDT est devenue intenable (à supposer qu’elle ait jamais été pertinente, ce que je ne crois pas). Soit la CFDT opère un changement de ligne à 180°, soit elle sera marginalisée. Je pense que c’est déjà trop tard, car elle dépend aujourd’hui du bon vouloir du patronat et de la droite.
Je suis plus inquiet sur le devenir de la CGT, qui pourrait aussi suivre le même chemin...
Vous avez dit l’essentiel en évoquant le "syndicalisme jaune". Ce rôle avait été dévolu à FO du temps de Bergeron. Mais en observant la CFDT aujourd’hui, je me dis qu’en comparaison, Bergeron était encore bien dur pour le Patronat et la Droite
L’orientation du paritarisme à la CFDT a été initiée à la fin des années 70 sous la direction d’Edmond Maire.
Pour ma part, je ne doute pas que les dirigenats de la CFDT ait été achetés depuis longtemps. Mais sans doute pas Edmond Maire, lequel est allé jusqu’à refuser la légion d’honneur qu’on lui proposait.