Scientifique, créateur d’entreprises. Observateur de la res publica depuis de nombreuses années, de plus en plus concerné et préoccupé par la tournure des évènements.
Notons aussi qu’une partie des sénateurs -trices, qui vont voter n’ont plus de légitimité, car ils ont auto-prolongé leur mandat d’une année entière. Neuf ans ne leur suffisait pas, il leur en fallait 10. Ceci aussi est une forfaiture.
La procédure utilisée et le vote des parlementaires sont une forfaiture, un coup d’Etat, une haute trahison contre la Nation.
Les parlementaires s’arrogent le pouvoir d’engager la France dans une voie que son peuple a expressément refusée. Les députés et sénateurs UMP vont voter « oui ». Les socialistes, qui ont le pouvoir d’empêcher ce crime en votant « non », vont pourtant hypocritement s’abstenir pour que le « oui » l’emporte.
Il faut qu’ils sachent qu’ils ont rendez-vous avec l’Histoire. Il faut que nous - le peuple - ayons la mémoire longue et que nous n’oublions jamais les noms des traîtres. Il faut qu’ils sachent que, si le vent tourne - et il tournera un jour -, s’ils perdent le pouvoir - et ils le perdront un jour -, ils seront jugés pour leur crime. A défaut, l’Histoire s’en chargera.
Messieurs les députés et sénateurs qui voterez « oui » ou qui vous abstiendrez, ne perdez jamais le pouvoir !
Voici un extrait d’un texte, écrit par un petit Machiavel de l’OCDE, Christian Morrisson.
« Pour réduire le déficit budgétaire, une réduction très importante des investissements publics ou une diminution des dépenses de fonctionnement ne comportent pas de risque politique. Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population. »
OCDE, CAHIER DE POLITIQUE ÉCONOMIQUE N° 13, 1996, page 30