Scientifique, créateur d’entreprises. Observateur de la res publica depuis de nombreuses années, de plus en plus concerné et préoccupé par la tournure des évènements.
Juste un petit détail, une petite erreur dans votre texte : l’infâme René Bousquet, protégé en autres par François Mitterrand, n’a jamais été jugé, mais assassiné en 1993.
En ce qui concerne le fond, je pense exactement ce que "Isabelle c" a écrit dans son commentaire plus haut.
J’apprends par un re-post de "Patience" que la plupart de ses commentaires ont été censurés. Ceci appelle une remarque et une suggestion.
J’ai suivi ce fil et lu les commentaires de "Patience". Je ne les ai trouvés ni grossiers ni déplacés dans le contexte de cet article et de l’intolérance agressive de son auteur. Je suis donc très surpris qu’ils aient été effacés. Nous, rédacteurs et commentateurs, sommes en droit d’espérer ici une certaine perennité de nos contributions et surtout l’absence d’arbitraire incompréhensible.
D’où ma suggestion : pourriez-vous, quand vous prenez la décision d’effacer un commentaire ou tout un fil de discussion, le signaler et en donner les raisons précises ? De plus, en l’absence de ces informations, j’imagine que vous avez agi sur dénonciation. Serait-il possible que cela aussi soit précisé avec l’éventuelle identité du dénonciateur ?
Désolé, je n’ai lu votre question qu’aujourd’hui. J’espère pas trop tard pour y répondre.
Je fais référence à la dernière loi Dati, votée tout récemment, instituant une "rétention de sureté" infinie pour les condamnés à des peines de 15 ans et plus. Ainsi, il va être possible de garder en prison des personnes après l’exécution de leur peine, au delà de la sentence prononcée par un tribunal donc. Une commission nommée (comment d’ailleurs ?) en décidera souverainement, sur le critère de la "dangerosité" potentielle du criminel. L’arbitraire extra-judiciaire est donc de retour. Pour moi, cette "rétention" indéfinie est équivalente à la restauration de la "lettre de cachet" de l’ancien régime.
De plus, Rachida Dati a obtenu que cette loi soit rétroactive, c’est-à-dire qu’elle puisse s’appliquer aux condamnés en train de purger leur peine. A ma connaissance (mais je peux me tromper) la rétroactivité défavorable a toujours été exclue du droit français républicain. La dernière fois - toujours à ma connaissance - qu’elle a été mise en oeuvre, c’était sous l’infâme régime de Vichy :
Ces articles de cette déclaration des droits de l’Homme (pas une constitution) sont une très légitime protection contre la tyrannie, comme celle qui s’installe.
Decrauze préfère sans doute l’ancien régime avec ses lettres de cachet ? Ca tombe bien, Rachida Dati vient de les rétablir.