Scientifique, créateur d’entreprises. Observateur de la res publica depuis de nombreuses années, de plus en plus concerné et préoccupé par la tournure des évènements.
« Y aurait-il ici quelqu’un qui puisse me définir la différence qu’il pourrait y avoir entre les milieux de la haute finance et de la haute industrie, et les milieux maffieux ? »
Concernant M. Trichet, il était effectivement le plus qualifié pour diriger la BCE. Ses références : participation à la faillite du Crédit Lyonnais, avec à la clé plus de 15 Milliards d’euro à notre charge. C’est le meilleur des CV pour ce poste
De toute façon, cette course effrénée à la croissance, économique et démographique, va bientôt (a déjà ?) buter sur l’épuisement des ressources de la planète. Il n’y aura que des perdants.
"Que faire donc ?
Refermons nous sur nous-même !
Protectionnisme ! Sauvons nos travailleurs [...] Je n’adhère pas à cette vision. L’échange est une voie essentielle vers le développement. Fermer nos frontières aux pays pauvres est globalement mauvais pour ces pays et leurs populations. Nous représentons un marché sur lequel leurs biens s’écoulent et qui génère des ressources."
Vous remarquerez qu’au protectionnisme vous n’opposez qu’une simple opinion (« je n’adhère pas »). J’en déduis qu’il est impossible de démontrer que le libre-échange international est bénéfique, ni pour les pays riches, ni pour les pays pauvres.
Je vous accorde que le protectionnisme n’est pas une perspective enthousiasmante. Mais l’acceptation de la globalisation, dans les conditions d’aujourd’hui, a des conséquences inévitables qu’il faut regarder en face. En particulier, le coût du travail, et donc le pouvoir d’achat des français (hormis les quelques dizaines de milliers qui profitent transitoirement du système) va baisser considérablement. Jusqu’à quel niveau et en combien de temps ? J’estime qu’il devrait être divisé par 10 en moins de 20 ans, voire plus vite. Dans une Europe ouverte, les emplois industriels et de services ne reviendront pas avant cette baisse.
Les français sont-ils d’accord pour consentir un tel sacrifice ? Cela m’étonnerait. Et au nom de quoi ? S’il est envisageable d’aboutir au développement complet de la Chine, il n’en va pas de même pour l’Inde, le Pakistan, l’Indonésie, la plupart des pays africains, c-à-d tous les pays qui ne contrôlent pas leur démographie. Dans ces pays, on trouvera pendant longtemps encore une main d’oeuvre qui, pour survivre, acceptera de travailler pour 30 € par mois.
Autant vouloir remplir le tonneau des Danaïdes.
Comme un commentaire précédent le signale, la démographie est donc un paramètre primordial de l’équation. Elle est la grande absente de la quasi-totalité des raisonnements politiques. Tout le monde y pense, mais personne n’en parle.
J’ai posté ce commentaire sous un autre article, celui de Lilian M, mais comme le sujet est le même, je le reposte ici.
Ceux qui trouvent normal qu’un milliardaire offre 250000 € (he oui, il faut ajouter l’avion privé) au futur président de la République sont-ils naïfs, cyniques ou de mauvaise foi pour cacher leur gêne ? Ou encore, ont-ils besoin, tels des midinettes, de rêver devant les riches ?
Faut-il leur mettre les points sur les « i » ?
Il s’agit évidemment de trafic d’influence, car ce genre de cadeau n’est jamais fait gratuitement et appelle toujours un renvoi d’ascenseur. Les très riches ne le sont pas devenus tout à fait par hasard.
Voici une anecdote entendue sur de Gaulle (je ne retrouve pas la source, désolé) :
La scène se passe dans le bureau du président à l’Elysée. De Gaulle signe sur le parapheur que lui tend un collaborateur. Malraux est présent et de Gaulle se plaint de la fatigue des trajets en voiture vers Colombey. Malraux :
« Allez-y en hélicoptère, Monsieur le président, ce sera moins fatigant. »
De Gaulle :
« Sans doute, mais mes moyens ne me le permettent pas. »
« Mais, Monsieur le Président, vous ne manquez pas d’amis qui, j’en suis sûr, seraient heureux de vous offrir ce service ! »
Entendant cela, de Gaulle en lâche le parapheur, lève les yeux sur Malraux avec une expression choquée et lui rétorque d’un ton glacial :
« Dites-vous bien, Malraux, que personne, je dis bien personne, n’oserait faire ce genre de proposition au Général de Gaulle... »
Ceux qui trouvent normal qu’un milliardaire offre 250000 € (he oui, il faut ajouter l’avion privé) au futur président de la République sont-ils naïfs, cyniques ou de mauvaise foi pour cacher leur gêne ? Ou encore, ont-ils besoin, tels des midinettes, de rêver devant les riches ?
Faut-il leur mettre les points sur les « i » ?
Il s’agit évidemment de trafic d’influence, car ce genre de cadeau n’est jamais fait gratuitement et appelle toujours un renvoi d’ascenseur. Les très riches ne le sont pas devenus tout à fait par hasard.
Voici une anecdote entendue sur de Gaulle (je ne retrouve pas la source, désolé) :
La scène se passe dans le bureu du président à l’Elysée. De Gaulle signe sur le parapheur que lui tend un collaborateur. Malraux est présent et de Gaulle se plaint de la fatigue des trajets en voiture vers Colombey. Malraux :
- Allez-y en hélicoptère, Monsieur le président, ce sera moins fatiguant.
De Gaulle :
- Sans doute, mais mes moyens ne me le permettent pas.
- Mais, Monsieur le Président, vous ne manquez pas d’amis qui, j’en suis sûr, seraient heureux de vous offrir ce service !
Entendant cela, de Gaulle en lâche le parapheur, lève les yeux sur Malraux avec une expression choquée et lui rétorque d’un ton glacial :
- Dites-vous bien, Malraux, que personne, je dis bien personne, n’oserait faire ce genre de proposition au Général de Gaulle...